Favoritisme

– C’est là que je vous trouve quand j’ai besoin de vous autres? En train de jouer à good nurse, bad nurse? Pendant ce temps-là, j’ai une patiente dans le cirage qui a hâte de se réveiller pour découvrir les beaux cadeaux que la fée des boules lui a posés pendant son dodo! Ça vous tente pas de ramener vos charmants petits culs dans la salle d’opération quand je le réclame à l’intercom? Vous frétillez d’envie d’aller vous mettre en file au bureau de chômage, c’est ça?

– Hmmpf, hmmpf, gnnff.

– Je m’excuse, Doc, je me scrube pis j’arrive à la vitesse Schumacher.

– Pas juste, toi, Marie. J’ai besoin de ta petite copine aussi, celle qui se prend pour un jambon ficelé, là. Détache-la tout de suite.

– Ben, c’est que…

– Si tu te prépares à me contrarier, petite, je t’offre une dernière chance de faire un u-turn avant que je te fasse ma meilleure imitation de l’incroyable Hulk.

– Oui, Docteur.

– Veux-tu ben m’expliquer qu’est-ce qu’elle t’a fait pour que tu la tortures dès que j’ai le dos tourné? Elle s’est acheté la même robe que toi? Elle t’a dit que t’avais engraissé? Elle sape en mastiquant?

– Ben non, c’est pas ça, Doc. C’est juste qu’elle fait tout pour devenir votre chouchou pis ça me tape sur les nerfs. Elle vous suit partout comme un chien de poche, elle vous apporte votre café pis votre journal le matin. Elle rit comme une jument hystérique dès que vous faites une joke plate. Elle passe ses breaks à cirer votre auto dans le parking pis elle fait de l’overtime le soir pour vous cirer, vous. Je l’endure plus, j’ai toujours détesté les lèche-culs et les téteuses de boss!

– Tu sais bien, trésor, que même si les lèche-culs pis les téteuses ont leur charme indéniable, ce sont les psychopathes sadiques qui me chavirent le coeur. Astheure, téléporte-toi à ton poste avant qu’on joue à la chaise musicale.

– Compris, patron.

– Juste par curiosité, t’allais lui faire quoi, au juste?

– J’hésitais entre planter des aiguilles brûlantes sous ses pathétiques faux ongles, l’obliger à boire deux litres de pisse de chien à l’entonnoir ou la lacérer avec un rasoir de barbier avant de la frictionner au jus de citron.

– Hum, hum. Tu passeras dans mon bureau après la job, ce soir.

– Sans faute, Docteur.

Publicités
Comments
10 Responses to “Favoritisme”
  1. Nicky dit :

    HumHum, j’adore ! Que va bien faire le Doc dans son bureau avec elle ce soir ?? Lui en faire baver ??

  2. Marie dit :

    Nice one!

    « celle qui se prend pour un jambon ficelé »

    J’ai failli m’étouffer de rire avec ma gorgée de vin… not cool (pour le vin s’entend).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :