Moins trente-six degrés Celcius

Cette histoire fait partie des aventures des sœurs Cyr — les casseuses de monstre — qui ont été publiées en 2004 et 2005 dans le fanzine punk Bazooka dirigé par Patrice Caron et Leonardo Calcagno (entre autres fondateurs du fabuleux Bang Bang). Bazooka, c’est là que chuis véritablement devenu Ed.Hardcore, n’en déplaise aux fillettes. Pat pis Leo sont de ces quelques rares personnes à qui je dois énormément, pis le mot est faible. Dans Bazooka, ils m’ont laissé une liberté que j’ai rarement retrouvée ailleurs. Moins trente-six degrés Celcius est une de ces histoires où j’ai amplement profité de cette liberté créatrice (à l’époque, Solaris évaluait encore si j’étais apte à recevoir le privilège d’être photocopié dans leur triste revue de marde — for the record, Solaris m’a finalement publié pis je marque ça dans mon CV juste parce que ç’a comme juste pas d’bon sens). Faque place à un grand moment de littérature…

C’est la température qu’il fait à soir. Un crisse de frette sec. Entre ça pis avoir un Mr Freeze Jumbo stické dans l’cul, ‘y a pas grand différence. Même combat. T’sais.

Le seul moyen que Karine pis Louise ont trouvé pour contrer l’ennemi de glace est de s’enfermer dans la douche. Une douche bouillante. À travers la buée qui load la salle de bain du chalet, on devine les deux silhouettes ultra-sexy : Louise est accroupie sur la jambe de Karine, se frotte le trou sacré (sacré trou, han ?) sur le d’ssus de son pied pis, à petits coups de langue pointue, fait rouler le piton rose de celle qui se tient d’bout. La mangée se pogne les totons, pas parce que ça fait cochon, mais parce qu’elle aime ça se pogner les totons, câlice. Ça l’allume. Puis vient agripper la tignasse de la mangeuse pour la garder bin en place.

— J’vais v’nir, mon amour… Pis j’vais pisser.

Louise écarte tout grand la chair de la plotte qu’elle liche de haut en bas, pis de bas en haut, slidant sa langue du clitoris gonflé aux rebords de l’orifice backdoor. Toute excitée, elle continue de frétiller sur le pied.

— Vas-y, bebé.

Karine expire longuement en tremblant de tout son corps tout trempe, pis la pisse jaillit au visage de Louise, coule dans sa bouche, dégoutte entre ses seins pis sur son ventre. Elle enfonce son index dans le cul de la belle pisseuse qui lui en avait fait la demande au tout début de leurs ébats (t’étais pas là à ce moment-là). Elles jouissent simultanément (oué oué), alors que cinq ombres, ne mesurant pas plus de trois pieds chacune, s’approchent derrière le rideau de la douche.

Les deux meilleures agentes du C.M.I. (Casseurs de Monstres Incorporated) se font surprendre en plein orgasme fulgurant. Tito, Bode, Krunch, André pis Coune — cinq des quatre-vingt-deux lutins du Père Noël, chacun caché sous un masque à gaz — vaporisent un spray endormant sur les deux sœurs super chicks. Beding ! Bedang ! Dans les pommes.

6 6 6

— Ho ! Ho ! Ho !

Le gros rire puissant du Père Noël réveille les deux merveilles de la nature, qui sont attachées toutes nues sur la chaîne de montage des jouets. Avec un mal de crâne à tout casser (ta gueule).

— Cibole ! Qu’est-ce qu’on fait icitte ?

Les lutins – dont les cinq kidnappeurs – leur tournent autour, bavant sur leur peau couverte de chair de poule, brrrrrr.

— Orgarde ça, Santa ! Elles ont la chienne pas possible !

— Ta yeule, ti-cul ! crache Karine. J’ai pas pantoute peur, c’est juste qu’on se les gèle en sacrament dans votre usine à marde !

— Ça paraît, lâche le Père Noël en fixant leurs nipples qui pointent vers le paradis. M’en vas pas vous niaiser trop longtemps, les filles. J’ai des pions de placés chez C.M.I. pis ils m’ont informé que vous étiez sur le point de débarquer icitte dans pas long pour stopper mon plan machiavélique. À savoir : l’élimination totale de la next génération par la distribution de bébelles empoisonnées.

— C’est ce que tu crois, mon ostie d’gros plein d’vieille dèche !

Pendant que le Père Noël éclate de rire et reprend son discours, Louise se fouille dans le cul, et réussit à attraper son chapelet Super Rectus Secret Agent Edition qu’elle y a foutu un peu plus tôt, au chalet. Retire discrètement chacune des bulles de jelly. Pop ! Pop ! Pop !

— C’est effectivement ce que je crois, sucre d’orge. Pis c’est ce qui va arriver. Dans que’ques minutes, ‘y aura plus de traces des sœurs Cyr sur Terre, vous serez broyées pis transformées en trains électriques ou bin en petites pouliches. Je vois pas qui ou quoi pourrait bien m’arrêter maintenant.

— Pis Mère Noël, elle est d’accord avec ton projet ?

— ‘A crissé son camp avec un nèg’ il y a deux ans et demi. Arrive en ville, ‘barnac! Bon. Passons aux choses sérieuses astheure ! Bode, actionne le confectionneur de jouets.

Bode s’exécute avec un pincement au coeur, il les trouve pas mal cutes les deux wonder women. Gjjjjjjj… Le tapis roulant se met en marche et les pin-ups à poil se dirigent vers le broyeur. Louise réussit à couper ses liens avec la lame dissimulée dans une des bulles de jelly (oh ! — fiou !). Elle va couper très rapidement ceux qui r’tiennent Karine, alors que la horde de lutins fonce sur elles.

— Fuck ! Un Super Rectus ! s’exclame le Père Noël.

Les deux femmes nues sont maintenant libérées. Elles entreprennent aussitôt le combat avec les lutins, mais, tu t’en doutes trésor, se battre contre des lutins, c’est pas vraiment le défi du millénaire. Louise pis Karine viennent à bout d’eux en moins de quatre minutes et quart, leur faisant éclater la tronche à chaque coup de pied au visage. Mais en quatre minutes et quart, le Père Noël a eu le temps d’orjoindre son traîneau pis ses reindeers. Avec sa gigantesque poche de bébelles sur le dos, il grimpe à bord de son engin rouge feu.

— Yaaaa ! Yaaaa !

Louise gosse après son Super Rectus, y entre un code de cinq chiffres. Karine, plutôt relaxe, va leur trouver chacune une peau d’animal pour se couvrir. Le traîneau décolle tout juste après que Louise ait lancé le Super Rectus sur la banquette arrière.

— Ho ! Ho ! Ho ! Vous êtes pas tannés de vous pisser d’ssus, bande de caves !

— Ouin, ouin. C’est ça, mon beau.

Alors que le Père Noël passe devant la lune pleine, le Super Rectus fait « bip bip  » pis le traîneau explose en plein vol. Pow !

— Bravo, Louise. Viens icitte que je mette ma langue dans ta bouche.

— Fais-moi penser de me procurer un nouveau Super Rectus.

— T’as juste à en demander un pour Noël.

Le couple se french au milieu des lutins massacrés… Où respire encore difficilement Bode sous les étoiles scintillantes pis enterré par le bruit visqueux des deux sœurs qui s’embrasent et se doigtent jusqu’à se faire squirter. T’sais.

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Comments
4 Responses to “Moins trente-six degrés Celcius”
  1. Comme c’est tendre et ravissant, ma foi. Je dirai pas que j’aime ça, tu me prendrais pour un lécheux de raie. Mais bon, permets-tu que je mette un lien vers mon blogue, dans l’onglet des Contes de Noël ?

    Ça va en décaper plus d’un !

  2. modotcom dit :

    conte de noël. jouissif.

  3. Ed.Hardcore dit :

    @ Richard : Go pour le lien, voyons don’. T’sais, si ça peut troubler les fillettes.

    @ Mo : Sale jouisseuse.

  4. Pistov dit :

    La magie des fêtes à des gratteux de ptits prix.

    Merci Ed

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