Les écrivains contre la hausse des frais de scolarité et… action!

Trois de vos terroristes ont répondu à l’appel des « écrivains contre la hausse des frais de scolarité », soit M. Gregor, Canette Anger et Génie de ce Siècle, pour joindre leurs mots à ce charmant petit vidéo. L’objectif : montrer aux étudiantes et aux étudiants que nous les appuyons et leur faire savoir, en ce moment crucial de leur lutte, que nous les encourageons à persévérer et à vaincre!

Pour voir le vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=1c-jSbcNAkk

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Comments
66 Responses to “Les écrivains contre la hausse des frais de scolarité et… action!”
    • geniedecesiecle dit :

      Si je comprends bien ton texte, tu t’engages à ne pas t’engager. Tu prends une position sociale en affirmant qu’il ne faut pas en prendre et tu l’appuies sur d’autres auteurs (Bukowski et Vonnegut), autrement dit, tu fais toi-même dans la putasserie d’association que tu nous reproches. Et ce, en essayant de nous faire croire que tu es le seul grand écrivain du 21ième siècle, alors que, si Maxime a un jour publié un auteur pas très bon, c’est peut-être le gars que tu vois quand tu regardes dans le miroir.

      De quel droit tu t’imagines pouvoir dicter aux autres comment agir au nom d’une éthique à peine réfléchie et remâchée de la bouche d’écrivains de renom qui ont pris une position sans, eux, avoir la prétention de l’imposer à tous pour être des « vrais » écrivains? Coudonc, deviens idéologue de droite, parce que la marge entre « le vrai monde » pis « les vrais écrivains » est mince.

      Tu fais pitié à lire.

      • Cassetoinet dit :

        Pourquoi transformer le Prince en gre…nouille?
        Il mélange peut-être à la manière du chef Groleau, mais votre mine dégoûtée prend ici l’allure d’une « punch line », au détriment du procédé. Son opinion est tout aussi valable que la vôtre, moins la complaisance.
        Cette vidéo pue l’opportunisme, n’en déplaise aux participants.
        Bien que la hausse des frais ne soit pas souhaitable, la grève qui en découle l’est-elle?

        Écrivains, soyez visionnaires: Arrêtez de citer tout un chacun, à tort et à travers, et demandez-vous à quelles manipulations politiques ce « débat » peut bien faire écran.

        • geniedecesiecle dit :

          De la complaisance et de l’opportunisme? Tabouère que les gens sont méprisants pour toute tentative de dire « nous ».

          Ce n’est pas seulement la grève qui est souhaitable, mais une véritable révolution sociale. Pas au nom de groupes ou de classes sociales, mais au nom de toute la société elle-même pour la violence politique à laquelle nous faisons tous face.

  1. Le Prince dit :

    Tu ne comprends rien à ce que je dis, chose, tout comme moi je ne comprends rien aux niaiseries pseudo-intellectuelles que tu débites, semble-t-il, comme un vrai robinet.

    Quand je me réfère à Bukowski et à Vonnegut, je ne suis pas en train de glapir on cue à côté d’autres suiveux; j’aurais pu exprimer les mêmes propos sans souligner que ces auteurs avaient déjà pensé dans les mêmes termes. Ma pensée, je la fais moi-même. Et quand je prends la parole, c’est en mon nom propre et en mon nom seul.

    Et arrête de t’épivarder, affolée: je ne dicte rien du tout, je n’impose rien; je ris de vous, en mon nom propre, et je vous dis que vous êtes des FAUX. Et des petits faux, à part de ça!

    Toi tu es une fakeuse et une têteuse et une opportiniste et une imbuvable faiseuse de phrases.

    • Le Prince dit :

      Tiens, je vais laisser plus facilement les autres juger de la manière dont tu tentes de me faire dire ce que je ne dis pas! Maudite tout croche!

      [TEXTE DU LIEN DANS MON PREMIER COMM.]

      Voilà ce qui se passe. Et Bukowski avait tout compris, ça m’a frappé en lisant ces vieilles chroniques, c’est pour ça que je vous ai transcrit ces extraits. [Ci-bas].

      Si vous n’avez pas compris ça par vous-mêmes, il y a peu d’espoir (il faut en être un vrai pour savoir), mais allons-y quand même.

      L’écrivain, en écrivant, adopte une posture politique qu’il le veuille ou non (parce que tout, dès que ça sort du privé, est politique) et son œuvre est sa prise de position.

      S’il prend position ailleurs en politique en tant qu’auteur joint à d’autres auteurs, ou s’il passe des messages politiques dans son œuvre, c’est pareil: il pervertit ce qu’il fait, il le gâche (Vonnegut dit ça aussi). S’il prend position ailleurs, il doit le faire en son nom propre et laisser son œuvre en-dehors de ça.

      Parce que la force d’une voix d’écrivain est dans sa solitude, sa singularité, où il va puiser son indiscutable vérité. Les autres font du journalisme.

      Un écrivain qui voue un véritable respect à ce qu’il fait, et qui croit en la puissance transcendante de ce qu’il fait, ne va pas bêler en chœur avec les autres*, jamais.

      [* Tabarnak! Gaston Miron se serait arraché les cheveux de s’a tête!].

      S’il doit prendre les armes il va les prendre. Je parle d’armes, pas de bouts de papier.

      Il sait que contre l’ennemi que nous avons tous, on ne gagne pas avec des mots.

      Mais est-ce que la victoire est possible?

      Dans cette petite bataille contre la hausse des droits de scolarité, oui. Mais ce n’est qu’une petite bataille. La culture est déjà pourrie de toutes parts, et rendre les études supérieures accessibles pour tous (mettons qu’on irait jusqu’à obtenir la gratuité scolaire) ne serait qu’un premier pas parmi plusieurs autres.

      Vous êtes super enthousiastes, vous vous prenez pour des héros, vous êtes adorables, vous croyez que la victoire est possible…

      Regardez le problème comme suit. D’accord, la droite, les pro-hausse, ne sont même pas capables d’organiser une manif digne de ce nom. Mais avez-vous songé à quel point ils sont beaucoup dans la société? Vous en avez tous dans vos familles. Éric Duhaime et consorts parlent à des millions de Québécois (qui sont en moyenne plus riches et surtout mieux placés que vous). Qu’est-ce que ça vous dit, ça, sur la société? Et sur l’être humain?

      Comment espérez-vous gagner à long terme?

      Ce que dit Bukowski (en parlant de vraie Révolution), et je l’ai aussi compris (je l’ai déjà écrit ici il y a des années), et vous devriez le comprendre, c’est qu’un vrai changement d’orientation de la société, quelque chose de significatif, donc de révolutionnaire, une vraie victoire à la guerre, entraînerait des représailles, des assassinats, crisse, les armées de l’OTAN icitte, pareil qu’ailleurs.

      L’enfer est presque assuré parce que la bêtise humaine est trop grande. L’écrivain répond à l’Histoire en se dressant seul, et c’est ce qui fait sa force! Et s’il se joint à d’autres, c’est ce qui fait sa putasserie!

      Ghislain Taschereau n’est pas un écrivain. Maxime Raymond n’écrit plus, il publie des auteurs pas très bons. Jean-Simon DesRochers, qui prend sa fille sur ses genoux après lui avoir agrafé un carré rouge pour la caméra, n’en est pas un non plus. On continue?

      *

      Il y a peu de vrais écrivains au Québec. En tout cas, les vrais ne sont pas ceux qu’on voit le plus souvent.

      J’en suis un, je me sens seul et c’est tant mieux.

      Seul par rapport à ce qui m’entoure, mais bien entouré dans la communauté invisible.

      *

      [Alexie Morin m’a répondu là.].

    • geniedecesiecle dit :

      L’insulte est un art que, malheureusement pour toi, tu ne maîtrises pas. Manifestement, tes insultes volent aussi bas que tes « réflexions » et reflètent avec un éclairage démesurément clair la pauvreté d’esprit de tes propos.

      C’est d’un pathétisme écœurant de voir un produit de l’individualisme s’empêtrer dans l’esclavagisme du système en hurlant que son je à lui, il est donc authentiquement authentique. L’identité ne se construit pas dans la solitude, mais dans le dialogue avec les autres et avec le monde. Si tu es seul, c’est peut-être parce que personne ne veut être avec toi. S’il n’y a que toi pour affirmer que tu es le « vrai » écrivain, c’est que tu n’es rien. Si tu parles aux roches, ce n’est pas étonnant que personne ne t’écoute.

      Sur la question du « vrai », je ne répondrai qu’avec cette célèbre phrase de Hegel : « le vrai n’est qu’un moment du faux ». Et oui, moi aussi, je ris de toi.

      Je n’ai jamais eu besoin des « écrivains contre la hausse » pour manifester, moi non plus. J’étais dans la révolte bien avant. En fait, je suis née révoltée et radicale, et je vis radicalement ma pensée, ce que peu de monde (dont toi) peut se targuer.

      Nous avons fondé « écrivains contre la hausse » selon la conjoncture, pour répondre aux Libéraux qui affirmaient que la hausse n’intéressait que les étudiant(e)s. Nous voulions nous joindre (et non parcelliser) aux parents, aux professeurs, aux artistes, aux juristes et autres dans le but de montrer au gouvernement que la cause étudiante est d’intérêt social et donner notre soutien aux étudiant(e)s.

      Pour moi, tout ce qui compte réellement, ce n’est pas ma face dans l’objectif de la caméra, je déteste ça. Ce qui compte, c’est quand les étudiant(e)s viennent me dire merci parce que ma solidarité et mes textes leur font du bien. Il faut être complètement déconnecté de la réalité pour ne pas constater à quel point le langage est une arme, et ceux qui le maîtrisent ont une responsabilité sociale.

      • Le Prince dit :

        Je suis seul parce que je ne veux être avec personne. Et de toute façon, je suis loin d’être seul comme je le disais (« je ne veux être avec personne » aussi est une exagération), et je n’ai rien à faire de te le prouver, comme de répondre à tes autres accusations creuses, ou d’essayer de t’éclairer, toi, sur ce que tu n’es manifestement pas prête à apercevoir.

        • geniedecesiecle dit :

          Rassure-toi, je ne t’ai demandé aucune preuve de quoi que ce soit ni de m’éclairer. De toute façon, tu es beaucoup trop limité pour en être capable.

          • Le Prince dit :

            HAHA! trop bonne celle-là. Continue! Tu sais que tu l’as, envouèye, petite.

            • geniedecesiecle dit :

              C’est dommage, je pensais pouvoir avoir une discussion avec quelqu’un capable de me tenir tête un peu. Au lieu de quoi, je perds mon temps avec un Wannabe-Richard-Martineau version pseudo-littéraire.

              • Le Prince dit :

                Eh, cibole! De pire en pire!

                La fille est folle raide.

                • geniedecesiecle dit :

                  C’est tout ce que tu as trouvé? Très pauvre.

                  En revanche, moi, j’ai une breaking news hilarante. Non seulement avais-tu accepté de tourner dans la vidéo, mais tu en étais enchanté. Oh! Bien sûr, après, caché derrière ton écran, tu peux faire semblant de mépriser tout ça et t’ériger une posture d’écrivain à la mesure de ton incohérence en prêchant par l’authenticité.

                  C’est ce que je disais, wannabe Richard Martineau version pseudo-littéraire, tout et son contraire. Ton meilleur interlocuteur est sans doute toi-même.

                  Je salue ton peu de courage.

                  • Le Prince dit :

                    J’avais en effet répondu oui, et par la suite j’ai oublié de m’y présenter, et j,en suis bien content, et je m’en serais voulu d’avoir participé.

                    Pour ce qui est de te tenir tête, je ne tiens pas tête à quelqu’un qui commence par me répondre en déformant grotesquement mes propos, en me faisant dire ce que je ne dis pas, et en me garrochant des accusations hystériques.

                    Et en ne comprenant rien à rien, je le répète.

                    Bouh!

                    • geniedecesiecle dit :

                      Tu es tellement drôle. Tu n’arrêtes pas de faire le contraire de ce que tu dis. Pathétique. En plus, tu fais de la projection. C’est kioute comme tout.

                      Oh. Je ne déforme rien: j’interprète. C’est pas de ma faute si tu ne comprends pas toi-même ce que tu dis et si tu ne vois pas que tu tournes en rond avec un discours vide.

                      Ne pense pas que tes petites insultes m’atteignent. Pour moi, tu n’existes même pas. Viens me tenir le même discours face à face et on verra si tu as un minimum de crédibilité. Pour l’instant, tu en as aucune.

  2. Le Prince dit :

    « Oh. Je ne déforme rien: j’interprète. C’est pas de ma faute si tu ne comprends pas toi-même ce que tu dis et si tu ne vois pas que tu tournes en rond avec un discours vide. »

    Quelle honnêteté! Tu admets dire pour moi ce que je dis, tu appelles ça interpréter, moi j’appelle ça me mettre des mots dans la bouche.

    Je ne discute pas avec les timbrés de ta sorte. Ce que tu fais en « interprétant », ça, c’est du Richard Martineau. Autrement, je te prendrais n’importe quand.

    Et t’en fais pas, toi non plus, tu n’es rien pour moi.

    • geniedecesiecle dit :

      Hi Ta! Tu as à ce point aussi peu de connaissance littéraire. C’est presque inquiétant. Pas étonnant que tu t’auto-proclame vrai écrivain, sinon, qui le croirait?

      Dude, si tu ne discute avec le genre de personne que tu t’imagines que je suis, arrête maintenant. Parce que tu le fais depuis tantôt.

      Ah! Tes petites tactiques de rhétorique sont enfantines. Tu essaies de retourner le couteau contre moi. Aon. C’est juste signe que tu n’as tellement pas d’argument, que tu recycles les miens à ton profit. L’ennui, c’est que ça ne marche pas.

      • Le Prince dit :

        L’ennui, c’est que tu ne te rends pas compte que depuis tantôt je ne discute pas avec toi, je t’envoie paître. Et je n’imagine rien: tu as déformé ce que j’ai dit, tout en en rajoutant.

        De quoi tu parles avec tes connaissances littéraires? Non, laisse faire, c’était rhétorique. Je me fous de ce que tu penses. Ça n’a aucune importance.

        • geniedecesiecle dit :

          C’est ça, tu fais mine de t’en foutre, mais tu continues de répondre et de poser des questions.

          C’est facile (et ce n’est pas un argument) de dire « tu ne me comprends pas » et « tu déformes ». T’es pas un vrai écrivain, t’es un vrai pré-ado en crise identitaire.

  3. Rintintin dit :

    Avantage Géniedecesiècle assurément.

    Le gars s’est fait posséder mal sale.

    • geniedecesiecle dit :

      Un arbitre! Ça manquait au débat! ;-)

      • Le Prince dit :

        LOL

        Il n’y a pas de débat.

        Je te laisse en bonne compagnie, tu vas bien t’entendre avec ce Rintintin.

        • geniedecesiecle dit :

          T’as raison, c’est pas un débat parce que tu n’as aucun argument, juste une utilisation suffisamment fallacieuse de la rhétorique pour faire croire que tu dialogues quand tu soliloques. Et encore… parce que je ne suis pas certaine que tu t’y connaisses en rhétorique, ni, d’ailleurs, que tu connaisses le sens de la plupart des mots que j’emploie puisque tu as avoué toi-même ne rien comprendre à mes textes. Mais bon, avec un « LOL » comme ça de la part d’un soi-disant « vrai » écrivain, on comprend bien pourquoi. Y a pas juste toi, qui est limité, ta capacité d’expression aussi.

  4. Rintintin dit :

    Exactement.

    Le Rintintin est médecin-omnipatricien avec un doc en biologie humaine. Tu risques de bien t’entendre avec moi.

    C’est rare que je pérore pour ne rien dire.

    ********

    Blague à part Genie, tu l’a bien eu.

    Le dude accepte de participer, est même enthousiaste et quand le projet tombe à l’eau, il se retourne de coté et méprise le tout.

    Un classique. Et vlan dans les dents.

    • geniedecesiecle dit :

      Ça n’a même pas tombé à l’eau, nous n’avons pas annulé et lui non plus. Il a oublié de se pointer et il essaie de donner du sens à son oubli en en faisant un geste radical de grand auteur. C’est de la grosse construction identitaire de posture à la négative, mais il oublie que l’inaction et l’impuissance ne seront jamais des postures radicales.

      De plus, il nous accuse d’instrumentaliser nos œuvres. Mais ce vidéo-là est en aucun cas une œuvre d’art, ni même un livre (s’il n’avait pas remarqué), c’est un message de soutien et de solidarité.

      Ce que je déplore le plus, c’est justement son manque flagrant de solidarité et sa capitalisation d’un lectorat sur notre dos. Un vrai petit produit du spectacle qui clame sa radicalité en la spectacularisant. De plus, en ramenant le débat sur l’art engagé versus l’art pour l’art, vieux débat qui date du siècle passé, il voudrait nous ramener à la « pureté » de son art comme un petit fasciste de la littérature.

      Très, très bas.

    • Le Prince dit :

      WOW, Rintintin! Jean Charest et Stephen Harper aussi ont des gros diplômes. Bravo!

      Quand à l’affaire de la participation, dont tu ne sais rien, j’ai dit que j’avais oublié l’événement et que je suis content finalement de ne pas y avoir participé, et que je m’en serais voulu si je l’avais fait. C’est des choses qui arrivent, tu sais.

      D’ailleurs je me demande bien pourquoi j’ai oublié d’y aller…

      • Rintintin dit :

        Oui et ils sont respectivement premier ministre du Québec et du Canada pendant que tu livres du courrier à vélo. Ils mangent de la bonne bouffe et couchent dans des lits douillets pendant que tu manges du baloney et dort dans un lit infesté de punaises de lit.

        Et alors?

        Tu ne te rends même pas compte que ton orgueil monstrueux fait ombrage,obscuri, cache même, les lumières naturelles que tu sembles posséder.

        Tu ne te vois pas agir. Aucune conscience personnelle.

        Pour moi, ce genre de type, même intelligent, sont des imbéciles heureux.

  5. jean barbe dit :

    La position du Prince, on dirait surtout un couper-collé de ce qu’a écrit Christian Mistral. Cette pensée du Prince ne lui appartient pas plus que la pensée de gauche appartient aux Écrivains contre la hausse. C’est un point de vue que je respecte.
    Mistral est un ami, et périodiquement il me chie sur la tête parce que je prends publiquement position. Grand bien lui fasse, c’est bon d’évacuer. À Bukowski j’oppose Victor Hugo. Et à personne je ne donne le pouvoir de me dire si je suis ou non un véritable écrivain.

    • Le Prince dit :

      Elle m’appartient dans la mesure où je la fais mienne, et je la fais mienne et l’adapte à ma sauce (et, je l’avoue, à mon humeur du moment, ce qui est normal pour moi) malgré que je m’en fasse beaucoup d’ennemis et surtout parce que j’y penche de façon naturelle. Je prends Bukowski par-dessus Hugo mille fois.

      Qu’on m’en croie ou non, je ne choisis pas d’adopter leur attitude quand je lis mes écrivains préférés au sujet de l’écriture, c’est plutôt: « Ah! voilà! C’est ça! » Quand je suis d’accord, c’est parce que c’est comme ça que je sens les choses.

      C’est pareil, à mon avis, que ça se passe entre gauchistes (dont je suis, quoi que veuille en croire l’autre) et la pensée de gauche.

      Enfin, « Et à personne je ne donne le pouvoir de me dire si je suis ou non un véritable écrivain. » – ça c’est une réponse.

  6. Luc Chicoine dit :

    L’art est déjà pleinement instrumentalisé par l’idéologie dominante. Celle-ci planche très fort pour tenter de rendre le monde ahistorique, a politique, et amoral. Dans ce but, il est nécessaire de faire reposer l’expérience humaine que sur une petite réalité individuelle qui n’a de sens que dans la « réalisation de soi ».

    Ce que tu décris, Ranger, et ce qu’une majorité « d’écrivains » produisent en ce moment, participe directement à nourrir cette bête, ces idées. Le « je » de l’écrivain a un sens quand il rejoint le « nous » d’une société, quand il lui donne la parole, quand il lui permet de se penser. Présentement, il n’y a plus de « nous », car on ne peut faire un nous dans un creuset ahistorique, apolitique et amoral. Est-ce à dire qu’il ne faut plus écrire? Je ne sais pas. À tout le moins, il serait bon de casser le mythe sacré de l’écrivain, de cette personne qui possède le langage, qui possède en lui une source d’inspiration unique, un style inimitable, etc. Cet « écrivain » du « je » vers le « je » n’a pas plus de pertinence que n’importe quel autre « je » dans ce monde de « je ». Pas plus que n’importe quel « je » blogueur, pas plus que n’importe quel « je » adolescent névrosé, pas plus que le « je » du chef d’entreprise qui congédie la moitié de ses employés avant de se donner une grosse augmentation de salaire.

    Bref, est-ce que le seul discours de l’artiste devrait être son œuvre? On s’en fout. Est-ce que participer à une action collective l’intoxique? Si c’est le cas, elle est bien fragile. Et quelle prétention…

    • geniedecesiecle dit :

      En effet, l’idéal d’authenticité tel que véhiculé par l’idéologie dominante passe par la « réalisation de soi » et cela a pour but d’instrumentaliser toute la dimension de rapport à l’autre et à l’Autre. Ainsi, la sacralisation de l’écrivain correspond à cet aplatissement de la littérature dont le but ne serait non pas de « faire œuvre » mais de « faire je ».

      Aussi, personne n’est unidimensionnel, nous pouvons être écrivains tout en étant activistes sans que notre écriture ne s’en ressente troublée ou, pour reprendre le terme, instrumentalisée à une cause. Réduire, c’est tomber dans la facilité, mais surtout, c’est une violence envers l’humanité même.

      Comme disait Godard : « Il est trop facile et trop simple de diviser le monde en deux ».

  7. Le Prince dit :

    Je voudrais juste rappeler que, le jour de l’apparition au micro d’un paquet d' »écrivains » au Square Victoria pendant Occupons Montréal, j’étais sur place, j’ai aidé à préparer la scène, je n’ai pas demandé à avoir un tour au micro même si j’aurais facilement pu, j’ai écouté longtemps en ponctuant le show de façon vivante avec mes appréciations, et quand un organisateur est venu réclamer des bras pour aider à monter des tentes, je n,ai pas hésité une seconde, et je suis le seul à avoir quitté l’assemblée pour aller faire la job de bras.

    Moi, je ne suis pas un poseur.

  8. geniedecesiecle dit :

    Qu’est-ce qu’il y a Ranger? Ton « moi-je-moi-je-moi-je » manque d’attention encore? Tu nous les as déjà servi, tes excuses et tes explications bidons. Aller, tu peux arrêter de japper et de te caler. Tu essaies de rendre ton oubli admirable, alors qu’en lisant tes commentaires, tout ce que je perçois, c’est du misérabilisme.

    C’est la dernière fois que je te réponds. J’ai des œuvres à écrire, plutôt que de perdre mon temps avec un pauvre connard qui creuse sa propre tombe à même l’oubli général, justement.

  9. christianmistral dit :

    T’as rien à prouver à personne, que je sache. C’est qui, la pitoune qui pète un peu haut pour ses moyens?

    Johnny Bee. Kossé tu fais ici. T’as envie de fricoter ek Bond?

    Enwèye à maison! C’est des jeunes, ici, qui jasent. Diguédine!

  10. christianmistral dit :

    Danger: t’as rien à prouver à personne, que je sache.

    C’est qui, la pitoune qui pète plus haut que ses moyens?

    Johnny Bee: Kossé tu fais icitte, au juste? Ek les jeunes? À jaser de moé? Enwèye à maison! Diguédine! Gros sans-dessein! Tu veux triper ek Bond? M’as t’arranger ça. Otherwise don’t fuck with Princes. They’re all princes, you know. And you’re all shit.

    • raie nette dit :

      Besoin d’aide pour un 3e jet Christian ? mouhahahaha

    • geniedecesiecle dit :

      Bon, Mistral qui s’en mêle, comme c’est touchant. Je te félicite pour la belle tentative de réification presque misogyne que constitue ton « pitoune » et, en ce qui concerne mes moyens, je n’ai certainement pas besoin de l’accréditation d’un écrivain dont les romans ont mal vieillis et qui n’écrit plus pour être ce que je suis.

      La partie de ce débat sur les faux/vrais écrivains est complètement ridicule. Ce n’est pas parce que tu ne me connais pas que je ne suis pas écrivaine. Écrire est ce à quoi je consacre ma vie, c’est mon métier, je ne fais pas autre chose et, de toute façon, je ne sais pas faire autre chose.

      • christianmistral dit :

        Touchant, indeed.

        C’est qui la pitoune? Qui sait pas écrire? L’écrivaine, là, qui se tient les tempes? Donnézy une grammaire Grévisse pis un souper gratis ek Barbe au Buffet Reynaldo à Saint-Lambert.

        • geniedecesiecle dit :

          Tu sais ce que je trouve le plus dommage? C’est que les jeunes étudiant(e)s uqamiens qui ont fondé « Fermaille » et qui sont dans la vidéo avec nous risquent de se sentir les plus visés par ces attaques de vrais/faux écrivains et d’engagement ou non en art, alors que ce sont de faux débats. Ces jeunes font un travail incomparable pour publier, pour chaque semaine de grève, une revue porteuse d’une parole à la fois littéraire et engagée. Je vous trouve pénibles, Ranger et toi, envers leurs espoirs et leurs idéaux, envers leurs actions et leurs désirs d’un monde meilleur.

          Pénibles aussi, parce que vous agissez comme des redneks et des réactionnaires. Ça me dégoûte. On pourrait croire que la littérature est un milieu d’avant-garde, ouvert et tout, mais non. On pourrait croire que la littérature n’a pas à se conformer à des schèmes capitalistes de compétition et de performance, mais non. Vous faîtes la preuve que non.

          Dommage.

  11. Le Mercenaire dit :

    Je pense que ce débat est frette.
    Je conseille à tous ceux qui se proclament écrivains ici-dedans de retourner écrire : c’est encore la meilleure manière de se faire écrivain.

    • christianmistral dit :

      Tu parles d’un précieux conseil, toé chose. Pis d’un Mercenaire en plus? Combien ki coûte, ton conseil? On se cotise ou ben c’est Barbe qui paye?

      • Le Mercenaire dit :

        Coûte rien. Je le donne.

        Mes services de mercenaire, bien peu peuvent se les payer.

        • christianmistral dit :

          Fair. Les écrivains sont pauvres, en général.

          • jean barbe dit :

            Christian, ton mépris pour les jeunes, c’est ton affaire. Ton mépris pour moi, c’est ton affaire aussi. Mais tu n’es pas le pape pour dire qui est écrivain et qui ne l’est pas, et de toutes manières je suis pas croyant. On aura beau être toujours désespérément amis, comme tu l’as écrit sur ton blogue, il y a toujours ben des osti de limites à insulter le monde que tu connais pas et que j’aime et que j’apprécie. Je te demande de pas parler à travers ton fédora. Pareil pour ton pote Ranger. Ce qu’on a fait, on l’a fait pour les petits de Fermailles, ces jeunes qui écrivent et qui se sentent tout seul devant les matraques et les jets de poivre. Si vous êtes pas capable de mettre de côté votre égoïsme naturel et sain d’écrivains le temps d’une grève, on vous le reproche pas. Mais ne nous reprochez pas d’avoir voulu mettre notre égoïsme naturel et sain d’écrivains pour leur montrer le temps d’une grève qu’ils ne sont pas tout seuls. Et pour savoir qui ils sont, vous pouvez le lire ici: http://fr.canoe.ca/divertissement/livres/chroniques/jean-barbe/2012/04/09/19609306-ca.html
            Salut.

            • Stéphane Ranger dit :

              Un vrai écrivain n’a pas besoin de se faire défendre contre des matraques et des jets de poivre, ni contre rien. Qu’on le défende ou pas, il poursuivra jusqu’à la fin.

  12. jean barbe dit :

    Mistral est hors du coup. Fini. Il rugit dans son bunker, et prend l’écho pour des applaudissements.

    • christianmistral dit :

      Sans faute!

      Tu fais peur à Emcée, ma vieille. M’as descendre te rugir une claque sua yeule rue Napoléon right through, mon cochon.

      • jean barbe dit :

        Désolé Marie, mais faut se rendre des niaiseries qu’il dit, des fois. Et des menaces, encore des menaces, stie.

        • jean barbe dit :

          rendre COMPTE

          • christianmistral dit :

            Ben là, branche-toé, maudit VERRAT! Tu veux me confiner à rugir au Bunker pis continuer à bitcher de ton bord pis faire freaker mes proches? Viens icitte, d’abord: tu connais l’adresse!

        • geniedecesiecle dit :

          C’est peut-être sa manière de te quêter de l’amour? Tu sais, la sacro-sainte solitude de l’écrivain, ça peut aussi mettre la barbarie à vif.

  13. Paul dit :

    Wow! Quelle bande de truands nihilistes! Pourquoi malmener ainsi une jeune femme brillante et rationelle qui cherche seulement à faire le bien? Et puis, ce vieux con exsangue qui se targue de la maîtrise de la grammaire Grévisse à la con. Ah! mon dieu il y a des fautes! des fôtes! Il faut saigner les fautes et les fauteurs! Ainsi, il vaut mieux écrire des idioties soi-disant sans erreurs de syntaxe que des trucs spontannés et intéressants inspirés d’eros et avec une très belle plume, au demeurant. La grammaire: un outil de vieux cave aigri. Pourquoi cette engeance ne meure-t-elle pas au lieu de tenter de tout anéantir avec un dernier souffle rance, interminable?

    • geniedecesiecle dit :

      Pour me faire mesurer l’ampleur du proverbe : « Le chemin de l’enfer est pavé des bonnes intentions. » ;-)
      Merci pour ce petit mot plein de gentillesse. Ça fait du bien à recevoir.

  14. Paul dit :

    D’un autre côté, il faut épargner un peu ces nihilistes: leur vie est probablement un enfer.

  15. Anne Archet dit :

    Bordel, c’est comme ça que les écrivains discutent entre eux? Je suis vachement heureuse de ne pas faire partie de la corporation.

    • geniedecesiecle dit :

      Ouin, c’est décourageant n’est-ce pas? Je m’apprête à écrire ma lettre de démission à la corpo. Je préfère être une anarchiste radicale plutôt qu’être soumise à un système totalitaire et répressif qui dicterait mes comportements pour être une « vraie » écrivaine.

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