Une brigade de slutty cheerleaders / KEEP CALM & STRIP ON

KEEP CALM & STRIP ON is now hiring.
Salaire : Je vous paye en naturel.
Vous venez passez une entrevue super libre avec moi demain à partir de 13h00 au 3200 Jean-Brillant.
(T’sais, vous avez la job automatique si vous êtes présents, employeur à amour laxatif.)

PRÉSENTATION DE L’ENTREPRISE :
Tu lis KEEP CALM & TRIP ON parce que mon bras cache le S. Pis tu trouves que ça fait du sens un t-shirt de même, surtout quand la fille qui le porte est occupée à ouvrir une bouteille de vin. On a pas fait de sangria avec, Richard. Non. Pis c’est mon wallet d’pas étudiante pentoute qui l’a acheté. Cette photo n’a pas été prise par mon téléphone intelligent. Puisque je me le suis fait voler. Le monsieur qui me l’a volé au Jono Bistrot Bar sur Mont-Royal ce jeudi s’est surement senti intimidé par le téléphone. Mais c’est pas grave. Le tenancier du pawnshop était là lui pour comprendre. Je pourrai donc pas prendre de photos des gros gorilles qui font des tas de fumier avec leur gueule demain moi. De la sécurité. Come on. Tu portes un vrai de vrai uniforme toi. Tu peux tu plus être cave? Je pense pas. Pis je pense même pas qu’ils vont avoir pris le temps de se réinventer demain. Ils vont surement se la jouer cafétéria en réchauffant les mêmes phrases qu’ils ont servies aujourd’hui. Elles ressemblaient à :
« T’es trop laide ».
« Retourne dans ton pays. »
« Je vais te rentrer une matraque dans le cul. »

DESCRIPTION DE TACHES :
Viens faire ta dirty untidy woman avec moi. Uniforme de cheerleader optionnel. (T’sais, moi j’en ai pas. J’ai un uniforme de Skittles et des fringues de princesse trash, de woman of the night. Ça va suffire.)

J’ai de besoin de toi, de ton option de vidéos et potentiellement du meme genetator en rentrant à la maison. Que va-t-on faire? On va les provoquer, te les hypersexualiser ces gros monsieurs. « Oui! Bien au fond! Je veux que ta matraque chatouille mes ovaires. OUI. » Et Pascale d’ajouter : qu’elle me déchire les ovaires, ta matraque, mon homme. Et toi d’ajouter quoi? Ce que tu veux. Prépare toi une petite guirlande de phrases. Il va faire beau demain. Ça va être Hawaii pour les pauvres, promis. Je viens de regarder le ciel pour lui dire ce que j’en pense de son beau temps et il avait l’air encore assez content pour tenir demain.

Tu trouves mon annonce intéressante.
Tu cliques sur le lien vers mon site web d’entreprise histoire de savoir à quoi tu participerais.
Tu tombes sur ce poème.
En grosses lettres rouges laites.

Entends-tu?  Au loin.  Ce vrombissement ferreux, plus un seul battement d’aile, les ongles d’un tank sur le tableau.  Le doigt d’honneur, strident.  Le ciel est à broil.  Apocaliptica.  Ça sent la viande morte.  La moufette écrasée.  L’homme en sang.  Une bestiole pleure quelque part, près d’ici.  C’est le mari de la voisine.  Les vautours nettoient leur bec dans ses globes oculaires.  Plus personne à la messe, le monde entier sur le champ de bataille.  Entends-tu?  S’évadent des geysers de pétrole des nids de poule, de la lave volcanique des bornes fontaines, des pythons albinos des cadavres.  Les racines des hêtres bouchent le drain du jour.  Nous n’avons plus de pays.  Bruce Willis est mort.  Odeur de goudron. Océans, quelques larmes.  Les carabiniers, péninsules en bandoulière. Au sommet des palmiers des couilles géantes. Terre coagulée.  Une langue : langue des porcs.  Caps d’acier.  Coups d’états.  Les côtes en poudre.  Est, ouest.  À canon.  Monde sur pilote automatique.  Bicolore.  Les rouges et les verts. Les vivants et les morts. Nos têtes des ailes de colibri.  Nos dents des munitions. Constamment à l’affut.  L’ennemi est partout.  Nos mains des poings.  Nos chaussures en charbon.  Une guerre inoxydable.   Ses phrases des lance-flammes.  Le mot naguère de l’ironie.  La violence banalité.  Nous, nous tous : des soldats de plomb.  L’univers : un petit garçon sinistre. Au diable les lois de la nature.  Un caniche chie des canifs.  Un chat, char d’assaut.  Le scorpion mange le fennec.  Regarde.  Le Stade Olympique et le Cinéma du Colisée font des ricochets sur le fleuve St-Laurent. Le Bras Canadien fait tourner sa main, tente de passer pour une éolienne.  Les hippies se cachent.  Six pieds sous terre.  J’ai des griffes pour paupières, des pointeurs lazer pour iris.  Je suis G.I. Jane.  

Pis là. Tu capotes. Tu viens me serrer la pince à 13h00 au 3200 Jean-Brillant demain le 17 avril. On va parler du nouvel album de Sébastien Tellier ensemble entre deux pirouettes.

Sébastien Tellier – Cochon Ville (Brodinski Remix)

Je vais être la fille avec un t-shirt KEEP CALM & STRIP ON. Je vais avoir mon chandail KEEP CALM & STRIKE ON dans le cou pour faire office de boa. Full Minnelli. Toi, tu peux porter ce que tu veux.
« T’es belle. »
« Tu es la bienvenue dans le pays. »
« Pis je vais te pousser la cenne avec ma matraque juste si tu acceptes ou le demandes. »
(Là je prends un peu pour acquis que le monsieur va me laisser sa matraque après me l’avoir rentrée dans le cul. Je pense pas qu’il est du genre à garder un mouchoir dans sa poche, mais je pourrais toujours être surprise.)

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Comments
One Response to “Une brigade de slutty cheerleaders / KEEP CALM & STRIP ON”
  1. Bock dit :

    Il aurait fallu écrire « strip off »…

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