Stratégies fascistes dans la gestion de crise au Québec

Vous me direz que j’exagère. Que j’ai atteint le point de Godwin. Que Charest, ce n’est quand même pas Hitler. Je vous répondrai de me laisser procéder à l’épreuve des faits en m’accordant le bénéfice du doute. Je vous signalerai que nous ne sommes pas dans un débat à proprement parler et que je n’utilise pas le mot « fascisme » pour insulter mon interlocuteur supposé. La Loi de Godwin ne s’applique donc pas ici. Il s’agit plutôt de voir si les symptômes du fascisme sont présents dans l’actuelle gestion de la crise issue de la hausse des frais de scolarité au Québec. Et certes, Charest, ce n’est pas Hitler, mais c’est un fin stratège politique.

D’abord, précisions. Pensez-vous que Hitler a pris le pouvoir en mettant les fours crématoires parmi ses promesses électorales? Détrompez-vous tout de suite. Le fascisme ne se vend pas comme un programme électoral, c’est un climat qui s’installe tranquillement, mais sûrement. Je répète : le fascisme ne défend pas une idéologie précise, c’est un état de la société qui se traduit par un mouvement politique cherchant à exploiter une crise pour en tirer profit et s’accrocher au pouvoir. Ça ne vous dit pas quelque chose?

Parce qu’il ne défend pas une idéologie précise, le fascisme est infiniment adaptable au contexte politique et économique des collectivités qui en voient la résurgence. Il ne s’affichera jamais ouvertement comme fasciste, ce qui lui barrerait le chemin de l’accession au pouvoir qui est son seul but, mais il est reconnaissable à une série de symptômes. Alors, tâchons de voir si ces symptômes sont présents au Québec au moment d’écrire ce texte.

Premier symptôme : Un chef qui incarne la voix du peuple

On parle souvent du « charisme » du leader politique fasciste. Mais ce n’est pas tant le « charisme » qui importe que d’incarner la voix du peuple, parler son langage. Hitler n’était pas particulièrement charismatique, qui plus est, il n’a jamais formé un gouvernement majoritaire. Sa popularité était due à sa capacité de mobiliser la langue à des fins politiques, il parlait le langage du peuple « pour » le peuple.

Depuis le début de la grève étudiante, le gouvernement libéral emploie cette tactique fascisante sur le langage qui vise à vider les mots de leur sens, voire à proposer l’emploi d’un mot plutôt qu’un autre dans le but d’exercer un contrôle sur la population à même sa langue. Le gouvernement affirme qu’il faut dire « boycott », et non « grève », quand il s’agit bel et bien d’une grève étudiante et les journalistes transmettent sans broncher cette information comme si le gouvernement pouvait réécrire le dictionnaire à des fins politiques comme bon lui semble. Pourtant, selon le Petit Robert, une grève, c’est : « Arrêt volontaire et collectif d’une activité, par revendication ou protestation. [Exemple :] Grève des étudiants. » Aussi, le gouvernement martèle des slogans populistes, tels que la « juste part », la « majorité silencieuse » ou « la hausse, c’est seulement 50 sous par jour » comme s’il s’agissait là d’arguments, alors que ce ne sont que des raccourcis intellectuels qui cachent la manipulation des faits

Le terme de « majorité silencieuse » est d’autant plus dangereux qu’il est commode parce qu’il ne signifie rien en soi. Personne ne peut dire en quoi consiste exactement la « majorité silencieuse ». Afin d’exercer le pouvoir en toute légitimité, le fascisme clame que ce sont ses opposants qui sont antidémocratiques, et non lui, car il a été placé au pouvoir démocratiquement. Quelle est donc cette majorité que le gouvernement libéral représente en réalité? Le taux d’insatisfaction de la population envers le gouvernement oscille au-dessus des 70% depuis plusieurs mois. Aux élections de 2008, les libéraux ont obtenu 42,08% des voix, avec un taux de participation de 57,33%. Autrement dit, le pourcentage de la population réelle que les libéraux représentent, c’est 24,12% des Québécoises et Québécois en âge de voter. Se réclamer d’une majorité dans un tel contexte est une falsification des faits, visant à faire croire que leurs décisions politiques sont représentatives de la démocratie alors qu’elles sont prises de manière totalitaire. Les libéraux savent très bien qu’ils n’ont pas besoin de la majorité pour obtenir le pouvoir, reste plus qu’à mentir sur leur représentativité pour en abuser.

Je pourrais consacrer l’entièreté de mon article à démontrer que les libéraux utilisent un langage populiste pour séduire la démocratie de masse, nourrie aux mass médias, mais outre le langage, une autre façon pour le leader politique d’exercer son pouvoir « charismatique », c’est de faire croire qu’il est le seul à pouvoir sauver la société de la « crise » qu’elle vit. Pour ce faire, au Québec, il fallait encore créer une crise.

En ce sens, vous pouvez être sûrs que des élections seront déclenchées sur l’enjeu de la hausse des frais de scolarité avec la grève étudiante comme bouc émissaire. Pas juste parce que c’est le seul dossier sur lequel la population est assez mitigée pour accréditer les politiques gouvernementales, mais aussi parce que le gouvernement a délibérément laissé le conflit dégénérer. Les abus de violence des forces de l’ordre ont aussi une visée politique. Le gouvernement voudrait faire présumer ainsi qu’il est le seul à pouvoir maintenir l’ordre devant cette « crise sociale » où les militantes et militants sont pointés du doigt comme de « dangereux terroristes ».

Cette rhétorique a pour but de pallier à la diminution de la confiance de la population envers ses institutions démocratiques. Le fascisme ne peut s’installer que dans un climat où la société a perdu sa foi envers la démocratie. C’est le cas du Québec, où chacun se doute que plusieurs partis politiques sont impliqués dans des affaires de corruption, où le bien commun est dilapidé au profit d’une minorité bien placée. Cette perte de confiance est profitable sur deux plans pour les libéraux : si moins de gens exercent leur droit de vote parce qu’ils ne croient plus en la politique, cela est susceptible de maximiser la possibilité pour qu’ils retournent au pouvoir (surtout en l’absence d’une opposition organisée) ; si les gens ne croient plus en la politique, ils choisiront le parti qui incarne l’Ordre plutôt que la démocratie.

Or, un parti qui incarne l’Ordre ouvre la voie vers toutes les violences possibles. Ainsi se trouvent justifiés les abus de violence des forces policières. Ainsi le parti Libéral ne s’excusera pas auprès des victimes, des militantes et militants gravement blessés et marqués à vie, car il justifie cette violence par le maintien de l’Ordre.

Deuxième symptôme : Victimisation du peuple, ressentiment et bouc émissaire

Une autre caractéristique du fascisme consiste à victimiser le peuple de façon à capitaliser sur son ressentiment en identifiant clairement un bouc émissaire responsable de tous ses maux. Hitler avait les Juifs. Charest a les étudiantes et les étudiants.

Le fascisme, c’est la politique du ressentiment et de la haine. Sa mise en place repose sur une perte de sens des valeurs, reconnues comme universelles, au sein d’une société donnée, et par conséquent, sur la menace que cette perte de sens représente.

Une façon simple de figurer la menace de cette perte de sens commun dans le discours fasciste est d’observer comment il exacerbera le conflit entre les générations pour se porter garant des valeurs de la communauté. Ainsi, il blâmera la jeunesse d’être différente en pointant cela comme une menace pour la société et ses valeurs. Il faudra la sauver en créant les jeunesses hitlériennes, ou bien, plus près de nous, le MESRQ (Mouvement des Étudiants Socialement Responsables).

En effet, le gouvernement libéral voudrait nous faire croire que le conflit sur la question de la hausse des frais de scolarité est un conflit générationnel : les Y contre les boomers. Qu’il y a les étudiantes et les étudiants d’un côté, les contribuables de l’autre. Que les revendications des étudiantes et étudiants représentent une « menace » pour les « valeurs libérales », la situation économique de la province et la prospérité des « vrais » citoyens. Que les libéraux doivent rester « fermes », quitte à utiliser la répression, devant ce mouvement « antidémocratique » qui porterait atteinte à la « justice sociale » incarnée par l’obligation de payer sa « juste part ».

En l’absence d’un réel projet de société, les libéraux sortent les arguments de la menace économique et de l’endettement public. Ils adoptent une attitude fascisante qui consiste à soulever le ressentiment de la population envers un groupe social au lieu d’accepter de discuter des réels enjeux en négociant, par exemple, le décret d’un moratoire sur la question des frais de scolarité et de la gestion des universités.

Le fascisme exerce son pouvoir grâce à l’exploitation du ressentiment et de la haine dirigés vers un bouc émissaire. Quand les libéraux décident volontairement de recourir à la loi sur le terrorisme pour accuser les présumés suspects qui ont perturbé le métro en les accusant d’attentat terroriste [1], il s’agit là d’attiser la haine et la peur des masses. Les bombes fumigènes ne font pas de mort et l’évacuation du métro n’était pas nécessaire. Les auteurs du véritable complot ne sont pas ceux et celles qui ont placé des bombes fumigènes dans le métro, mais ce gouvernement qui brouille d’un écran de fumée l’opinion des citoyens et citoyennes du Québec.

Le gouvernement actuel ne cherche pas à résoudre les problèmes de notre société, mais à s’en servir pour se hisser au pouvoir et y rester. Il dit agir pour le peuple, mais n’hésite pas à piller ses richesses. Dans toute blague, il y a un fond de vérité… des camps de travail dans le Grand Nord? Les libéraux trouveront bien un euphémisme pour rendre acceptable le pillage de nos ressources et les conditions de travail de moins en moins négociables qui y séviront… Je ne suis pas en train d’essayer de vous faire peur, on jase là.

Troisième symptôme : Mass média et démagogie

Poursuivons dans le même sens puisque les mass média d’un régime fasciste ont le devoir de relayer le ressentiment et d’expliciter la « menace » à travers l’indécente absence de filtre que représente ses voix démagogiques. Que penser du journalisme de bas-étage que nous offre les André Pratte, Richard Martineau et Éric Duhaime, pour ne citer qu’eux, sinon qu’ils sont les acteurs du Ministère fantôme de la propagande libérale?

Leur façon de victimiser la population devant les grévistes, d’inciter à la haine et à la violence, leur diabolisation des grévistes comme une menace à l’ordre établi, leurs tournures de phrase qui résonnent comme des slogans, leurs raccourcis de pensée qui cachent tant bien que mal le vide intellectuel et la défaillance d’esprit critique qui habitent leurs textes… ce sont là toutes des tactiques empruntées au fascisme.

J’aurais pu présenter des milliers d’exemples de ce genre de propagande journalistique qui peuplent l’espace public depuis 13 semaines. Prenons deux exemples récents.

Samedi 12 mai 2012, Éric Duhaime affirme sur Twitter que : « Porter un #CarréRouge ce matin, c [sic] comme porter une burka dans un avion après le 11 sept. Ça rend les usagers autour nerveux. » L’association de symboles entre le carré rouge, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et le fondamentalisme religieux est grave. Il s’agit d’énoncer par une association d’idéologies que, d’une part, les grévistes sont des extrémistes, des terroristes et vouent un culte aveugle à leur cause. D’autre part, il dissocie les « usagers » du métro et les grévistes, tout en affirmant une peur généralisée qui n’existe pas. Le but est de répandre la peur et la haine. Goebbels avait les Juifs, Duhaime a les carrés rouges.

Dans sa chronique du 11 mai 2012 [2], Richard Martineau, quant à lui, procède par la victimisation. Il prend le parti du droit individuel contre le droit commun afin de victimiser ces « laissés-pour-compte » de la démocratie étudiante. Les carrés verts seraient « intimidés, harcelés, menacés » par la démocratie directe des Assemblées Générales. Ce genre de propos visent à accentuer le ressentiment des verts envers les rouges. Or, tous les étudiantes et étudiants sont des laissés-pour-compte du gouvernement actuel, qu’ils soient rouges ou verts. Tous voudraient retourner en classe. Tous. Ils sont abandonnés, intimidés, harcelés, menacés par la répression policière, judiciaire et l’attitude antidémocratique du gouvernement et des médias qui refusent de reconnaître la légitimité du mouvement étudiant. Et pas seulement les étudiantes et étudiants qui portent le carré rouge, mais aussi  tous ceux et celles qui les appuient. Le gouvernement a abandonné le fardeau du conflit aux professeurs, pris entre leurs convictions, leurs relations d’enseignement, les injonctions et les directives des directions. Il a abandonné le fardeau du conflit aux institutions scolaires qui doivent gérer la pression sociale, celles des injonctions ainsi que celle de la pression financière et administrative d’une prolongation ou annulation de session. Il a abandonné le fardeau du conflit à la Ville de Montréal qui doit composer avec les manifestations, les perturbations du système et la charge financière des services de police et autres.

Pourquoi? Parce que le gouvernement s’en bat les couilles. Parce que le fascisme entretient la haine contre les intellectuels, l’art, la culture et le cosmopolite, ce dont Montréal, métropole du Québec, est la figure de proue avec sa plus forte concentration estudiantine, intellectuelle, artistique et culturelle au Québec. Ainsi, titiller la haine des régions envers la métropole n’est qu’une tactique de plus à laquelle on peut ajouter l’argument de l’opinion publique, infiniment reproductible et malléable.

Dans une société démocratique, nous discuterions démocratiquement de ce conflit au lieu d’être pris en otage par des médias qui ne relatent pas des faits, mais se font les véhicules de la propagande et de la répression étatiques. À force d’exacerber la haine et le ressentiment en vertu de la liberté individuelle contre tous ceux qui portent le carré rouge, ces pseudo-journalistes sont en partie responsables des appels à la violence qu’on a pu constater sur les médias sociaux cette semaine et qui sont clairement fascistes. [3]

Quatrième symptôme : Le tabou de l’élite et instrumentalisation du savoir

Au Québec, il y a toujours eu une sorte d’inconfort lié à l’élite ; inconfort qui n’est pas, a priori, fasciste. Or, le ressentiment qu’utilise le discours fascisant pour parvenir à ses fins passe par un dénigrement de l’élite intellectuelle et artistique. Par conséquent, dans un Québec qui a toujours mis à mal ses intellectuels et traite de plus en plus ses artistes de « béesses de luxe », une récupération fasciste de ce ressentiment passera presque inaperçue.

Le ressentiment devant l’élite vient d’un idéal égalitaire qui suppose que l’élite détient un savoir plus grand, et par conséquent, un avantage auquel le reste de la population n’a pas droit. Ce ressentiment tend à niveler la société par le bas, ce qui contribue à approfondir sa crise de sens et à l’anéantir dans l’individualisme, ce dont le régime politique peut amplement tirer profit. Cela devient d’autant plus un cercle vicieux si la classe politique, utilisant cette hargne pour se justifier, tente de restreindre l’accès démocratique aux études universitaires, nid de cette condamnable élite intellectuelle et artistique, comme c’est le cas présentement.

C’est dans la misère intellectuelle que germe le fascisme. Comme les tenants québécois de cette stratégie politique ne recherchent que le profit économique et la préservation de cette misère intellectuelle, ils croient juste d’instrumentaliser l’enseignement de façon à ce qu’il soit profitable à l’économie de marché. Financer la recherche pour les intérêts des entreprises privées, plutôt que financer l’enseignement, c’est abaisser le savoir au niveau du marché. Faire de l’étudiant un consommateur-payeur de l’université, l’endetter jusqu’à plus soif, c’est l’assujettir à la répression économique qui fait régner l’ordre social.

L’instrumentalisation du savoir et ses visées idéologiques ont été amplement discutées. À ceux qui voudraient en savoir plus, je suggère les livres de Eric Martin et Maxime Ouellet, Université Inc, ainsi que de Normand Baillargeon, Je ne suis pas une PME.

Il est vrai que cela est d’abord une idéologie néo-libérale, mais le rendu est de plus en plus fascisant. La « juste part », autre expression propagandiste et vide, tend à mobiliser un sentiment d’injustice chez la population contre le groupe que représente les étudiantes et étudiants, comme s’ils vivaient une situation économique bien plus enviable. La gratuité scolaire est balayée du revers de la main sous le prétexte de « j’ai payé, tu vas payer». Ce prétexte n’est pas une réflexion enrichissante pour la société qui la pousserait à se définir, c’est l’argument du ressentiment qui la pousse vers la haine, tout comme le sont les accusations concernant les biens matériels que possèdent les étudiantes et étudiants (ordinateurs, cellulaires, etc.) Ainsi le discours fasciste s’adapte à la société matérialiste en pointant du doigt ce que possède le bouc émissaire. Si on a accusé les Juifs d’avoir usurpé toutes les richesses de l’Allemagne nazie, ici, ce sont les étudiantes et étudiants qui sont accusés d’avantages matériels qu’ils ne mériteraient pas.

Cinquième symptôme : Crise des valeurs (politiques)

Le fascisme s’installe dans un climat de crise des valeurs. En aucun cas la complaisance ne peut aider à la lutte contre le fascisme. Beaucoup ont pensé que les libéraux se tiraient dans le pied à de nombreuse reprises et qu’ils ne seraient jamais réélus, que ce soit dans le dossier du mont Orford, dans sa façon de poser des bâillons, dans sa nomination des juges, dans le dossier de la corruption dans la construction et j’en passe. Pourtant, les libéraux arrivent à se faire réélire et ils pourraient y arriver encore parce qu’ils tirent partie des crises dont ils sont pourtant responsables. Ils siègent devant une gauche désorganisée et divisée à qui ils attribuent tous les problèmes d’ordre économiques.

La perte de confiance de la population à l’égard de ses institutions démocratiques met au même niveau, avec raison, le parti Libéral et le parti Québécois. L’Action démocratique du Québec, désormais affiliée à la Coalition Avenir Québec, ne vaut guère mieux que les deux autres et  représentent une véritable mine de politiques au service d’intérêts privés. Si Québec Solidaire, Option Nationale et le parti Vert constituent un semblant d’espoir pour la gauche, c’est une gauche fragmentée et aucun de ces partis n’est en mesure de présenter des candidats dans la totalité des circonscriptions québécoises.

Dans ce climat de crise politique, le parti Libéral a beau jeu. Puisqu’il n’y a plus de morale politique, puisqu’il n’y a plus valeurs absolues qui hisse la politique vers une éthique suprême : toutes les dérives de la soif de pouvoir sont permises.

Dans un tel contexte, la liberté change de sens. Elle n’est plus rattachée à des valeurs universelles telles que la justice, la vérité, le bien commun, la compassion qui permettent l’accomplissement individuel et collectif, mais plutôt à la satisfaction immédiate des désirs et des pulsions individuelles qui s’exprime dans le moi-je-moi-je-moi-je. C’est par l’aplatissement de la valeur universelle de liberté vers l’individualisme que sont permises les injonctions pour retour en classe au détriment du droit commun dans l’actuelle grève étudiante. Pour satisfaire ces pulsions individuelles à l’encontre des valeurs qui donnent un sens à la vie en communauté, le recours à la violence (judiciaire et policière) est accrédité comme gardien de l’ordre. Ça aussi, c’est du fascisme.

La résistance

Ce que j’ai tenté de montrer dans ce texte, ce n’est pas que le parti Libéral est fasciste, mais qu’il utilise des stratégies fascistes à des fins électorales dans sa gestion de la crise. Il porte aussi certains symptômes du fascisme en lui-même, comme l’absence d’un réel projet de société et une forme sévère d’opportunisme politique pour s’accrocher au pouvoir.

Si le gouvernement n’a pas réussi à convertir tous les journalistes et intellectuels en leur faisant dire « boycott » au lieu de « grève », par exemple, c’est parce qu’il y a une résistance. Et je salue tous ceux et celles qui résistent, autant les étudiantes et étudiants, que les professeures et professeurs, journalistes, intellectuels, artistes, l’ensemble de la population, peu importe son point de vue sur la grève, qui arrivent à résister aux discours fascisants, à la propagande et à la haine. Au ressentiment, nous devons opposer l’empathie ; au refus de négocier, aux politiques antidémocratiques, aux décisions totalitaires, nous devons opposer le dialogue et les projets de société.

Il n’y a pas 36 000 façons de résister au fascisme. C’est une politique de la haine à laquelle nous ne pouvons que répondre par la défense de ce qui nous unit.

Vous pouvez me dire que j’exagère avec le fascisme ordinaire des stratégies libérales, mais nier un problème ne le règlera pas. Je ne le répéterai jamais suffisamment : le fascisme utilise le ressentiment, la haine, le cynisme, la misère intellectuelle et le mépris pour asseoir son pouvoir. Il faut y opposer l’amour, la beauté, le bien commun, l’esprit critique et toutes autres valeurs universelles qui nous lient, comme société, au-dessus du marasme de la perte de sens commun. Il faut refuser le nihilisme et le désespoir qui rendent serviles et font sombrer dans le sentiment d’impuissance. Assurons-nous d’être l’événement de ce que nous sommes, le changement que nous désirons, non comme individu, mais comme société.

Notes :

[1] http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201205/12/01-4524687-paralysie-du-metro-accusations-en-vertu-de-dispositions-antiterroristes.php »>http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201205/12/01-4524687-paralysie-du-metro-accusations-en-vertu-de-dispositions-antiterroristes.php

[2] http://www.journaldemontreal.com/2012/05/11/honte-a-vous-« >http://www.journaldemontreal.com/2012/05/11/honte-a-vous-

[3] Par exemple : http://www.dominicarpin.ca/facebook-une-capture-decran-qui-fait-jaser-7127.html »>http://www.dominicarpin.ca/facebook-une-capture-decran-qui-fait-jaser-7127.html

[4] À lire : RIEMEN, Rob, L’éternel retour du fascisme, NiL éditions, Paris, 2011, 77 pages. Ma réflexion est en grande partie inspirée de cet éclairant essai.

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Comments
181 Responses to “Stratégies fascistes dans la gestion de crise au Québec”
  1. remember68 dit :

    « Que penser du journalisme de bas-étage que nous offre les André Pratte, Richard Martineau et Éric Duhaime, pour ne citer qu’eux, sinon qu’ils sont les acteurs du Ministère fantôme de la propagande libérale? » … aussi Dutrizac , FM-98.5

    • geniedecesiecle dit :

      Oui, en effet. Ma liste n’est pas exhaustive… Merci.

    • Dominic dit :

      « Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens »

      -Dany Laferrière à TLMEP

      • Mattieu dit :

        Pour répondre à la citation que Dominic attribue à Dany Laferrière, je dirais que Richard Martineau se croit au-dessus du débat alors qu’en réalité il en est au-dessous!
        Je ne sais pas si j’émettrai d’autres commentaires mais j’ai pris connaissance du texte de mademoiselle Lemieux-couture et ce dernier m’a beaucoup intéressé. Il correspond en gros à la lecture sociologique que je fais du matraquage (idéologique et physique comme certains ont pu dûrement s’en rendre compte ces derniers jours…) des résistants québécois à la mafia libérale.

        Petit aparté sur le fascisme si je peux me permettre: en 1924 avec le plan Dawes, les états-unis d’Amérique avaient choisi l’Allemagne pour restabiliser le capitalisme européen alors en grave crise. On sait maintenant que Hitler et les nationaux-socialistes ont eu comme bailleurs de fonds d’importants banquiers européens et américains, et une fois au pouvoir, son ministre des finances Halmar Schacht était branché directement sur Wall Street. . Je ne veux pas tomber dans les théories du complot, ce qui risquerait de masquer l’autonomie sociologique que le nazisme a réellement eue en Allemagne, mais les magouilles financières dans lesquelles il a trempé me semblait intéressantes à souligner…

        • geniedecesiecle dit :

          Le capitalisme a toujours porté le bacille du fascisme, faut croire! Je commence à croire que parce que le néolibéralisme est un système totalitaire d’avance, il est difficile pour certains d’admettre qu’il peut frayer avec le fascisme, surtout que le fascisme est un tabou majeur…

          • Mattieu dit :

            Qu’entendez-vous par tabou majeur? Tabou pour qui? Pour les bien-pensants qui n’osent jamais se mouiller face à ce phénomène social ambigü? Pourtant, il faudra bien aborder cette question de front un jour et votre texte en est une éloquente tentative, mais o combien marginalisée. Pauvre désert intellectuel québécois…

            • Vincent Courcy dit :

              D’accord avec Marie-Christine, le fascisme est un tabou. Un tabou parce que l’Allemagne Nazi a fait des atrocités sous ce régime. Les gens n’ont pas oublié la 2ème Guerre parce que ça sort de l’entendement. Ils ont tous oublié les autres régimes fascistes cependant. Maintenant quand on parle de fascisme, l’étiquette du nazisme vient automatiquement, d’où le point Goldwin. Qu’on « ose » comparer moindrement quoique ce soit au fascisme, les gens nous ramène les nazi et que c’est inconcevable de comparer les 2.

  2. Luc Dansereau dit :

    Je ne sais pas ce que vous allez devenir ou publier, Marie-Christine Lemieux-Couture, mais votre travail est franchement impressionnant. Je fais une découverte aujourd’hui. Vous êtes une raison de plus d’espérer en ces temps moroses. Merci.

  3. Un article fort intéressant. Je vais tenter de le promener le plus possible dans mon entourage. C’est un avertissement sensé avant que le pire se produise..et j’exagère à peine. Nous avions besoin de ce genre de texte pour secouer ce peuple endormit qui ne réalise pas qu’une immense prison est entrain de se construire autour d’eux…

    Le temps est au réveil et à l’action!

    • geniedecesiecle dit :

      C’est en effet à la fois une réflexion et un avertissement. Il faut résister, se mobiliser, conscientiser et ne pas se laisser endormir.
      Merci de partager.

  4. Intermède Imaginaire. dit :

    Excellent article, ma foi, totalement vrai.
    L’immense problématique est que le peuple actuellement est aveugle.
    Ou ne veut pas voir, en grande partie .

    • geniedecesiecle dit :

      Alors, faisons-mieux que le gouvernement, ouvrons-leurs les yeux plutôt que de les crevés.

  5. Jess dit :

    C’est le meilleur texte que j’ai lu jusqu’à présent sur la crise au Québec. TOUT est là! Je n’arrive pas à croire que des gens peuvent appuyer les actions du gouvernement en ce moment…
    Un gros merci pour ce texte!

    • geniedecesiecle dit :

      Merci pour vos commentaires.

      Les gens qui appuient ces politiques vivent dans le ressentiment, l’individualisme et la peur. Ils ne croient plus en rien, alors ils s’attachent à ce qu’ils trouvent.

      Au fond, je suis plutôt triste pour eux que scandalisée. On pourrait peut-être se partir une escouade de mamans pour les rassurer? Ou une escouade de câlins pour leur donner de l’amour? Ils en ont besoin, je crois. ;-)

  6. ariane dit :

    Excellent article, je vais le partager sur mon Facebook. Au fait, tu sais probablement que Le Soleil publiait récemment sur son site Internet un article d’un haut fonctionnaire au ministère des affaires municipales, Bernard Guay, intitulé Pour en finir avec les grèves étudiantes. On pouvait y lire:

    Il ne suffit pas, pour faire échec à une opération préméditée et extra-légale comme celle-là (ndlr: la grève étudiante), de prendre part aux assemblées, de déclarer publiquement son opposition ou de s’adresser aux tribunaux. Étant passé par là en mon temps, j’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui ont posé de tels gestes, mais cela ne suffit pas: il faut s’organiser pour reconquérir le terrain. Dans les années 1920 et 1930, c’est ce qu’on fait les mouvements fascistes, en appliquant aux gauchistes leur propre médecine. Ceux-ci en ont gardé un souvenir si cuisant que, trois quarts de siècle plus tard, ils s’acharnent encore à démoniser cette réaction de salubrité politique.

    Le Soleil a retiré l’article à la suite de plusieurs plaintes. Le texte a ensuite été lu sur les ondes d’une radio poubelle de Québec, je ne sais plus si c’est CHOI Radio X ou FM 93… Enfin, et pour finir, le haut fonctionnaire est actif depuis les années 1990 au sein du groupe Jeune nation, un groupe de néo-fashistes. Cela donne froid dans le dos.

    Tu connais sans doute le site québec fasho-watch. On y retrouve l’article en question. Tu peux peut-être l’ajouter à tes notes en fin de texte.

    Merci pour ton bon travail

    • geniedecesiecle dit :

      Oui, je savais. Mais c’est tout à fait pertinent de votre part d’en parler ici.
      Merci pour vos commentaires et suggestions.

  7. Louis fornofsky dit :

    Tres bon j va reviendre …

  8. JF dit :

    Excellent !!!
    Merci pour cet article.

    Résistance.

  9. T’es folle, pis j’t’aime de même :)

    • geniedecesiecle dit :

      Moi aussi, je t’aime, Yohann! Prochaine manif : on se fait un gros câlin d’amour intense! ;-)

  10. Jérôme Campbell dit :

    Pouvez-vous modifier l’article? Il y a une erreur de conjugaison dans cette phrase et elle me semble bizarrement construite: « La perte de confiance de la population en les institutions démocratiques mets au même niveau, avec raison, le parti Libéral et le parti Québécois. »

    Le reste est excellent. Merci pour tout.

    • geniedecesiecle dit :

      Oh. En effet, ça devrait être « ses » au lieu de « les ». (Le sujet du verbe étant « perte », la conjugaison est correcte.) Merci, je fais le changement de suite.

  11. larosenin dit :

    Très bon article, vraiment très bien. Par contre, j’ai trouvé, pour la partie qui suivra que, comme plusieurs, vous avez joué avec les chiffres « Aux élections de 2008, les libéraux ont obtenu 42,08% des voix, avec un taux de participation de 57,33%. Autrement dit, le pourcentage de la population réelle que les libéraux représentent, c’est 24,12% des Québécoises et Québécois en âge de voter. »
    Si un si haut pourcentage des gens n’ont pas voté, selon moi, c’est qu’ils ne doivent pas être comptés dans ce calcul, ceux qui s’abstiennent on toujours tord comme on dit. Donc, oui on peut compté que 42 % des gens ont voté libéral. Par contre c’est évident que le gouvernement actuel ne représente pas du tout les 42% qui l’ont élu il y a quelques années de cela, votes qui étaient probablement plus contre le PQ ou l’ADQ plutôt que pour le PLQ.
    Excepté ce détail le texte est excellent, je connais bien des gens qui devraient sortir de la bulle québecor et s’informer autrement. C’est une réflexion de très bonne qualité qui devrais être lue par tous, selon moi. À titre d’avertissement car c’est, comme vous dites, très facile de tomber dans la haine plutôt que le soutient.

    • geniedecesiecle dit :

      Merci. Je n’ai aucunement tenté de jouer avec les chiffres, j’ai simplement fait le calcul objectivement, comme si cela était un problème mathématique, je vous donne ici mes chiffres :
      J’ai pirs le taux de participation 57,33% de 5 738 811 personnes inscrites sur la liste électorale pour obtenir le nombre de personnes qui ont voté, soit 3 290 060. 42,08% de ce nombre me donne le nombre de personne qui ont voté pour les libéraux, soit 1 384 457. Ensuite, j’ai fait une règle de 3 pour obtenir le pourcentage réel de personnes qui ont voté pour les libéraux sur le nombre de personne inscrites sur la liste électorale, donc 1384457 multiplié par 100 divisé par 5 738 811, ça donne 24,12%
      J’ai rien à cacher. Je suis une littéraire, pas une mathématicienne, mais le calcul est simple, non?
      Bonne soirée!

    • Marc-André Laramée dit :

      Vous dites que « Si un si haut pourcentage des gens n’ont pas voté, selon moi, c’est qu’ils ne doivent pas être comptés dans ce calcul, ceux qui s’abstiennent on toujours tord comme on dit ». Or, ne pas voter n’équivaut pas, comme vous semblez le croire, à ne pas s’exprimer. Dans beaucoup de cas, comme c’est le cas pour moi, il s’agit d’une manière de critiquer le système démocratique québécois et les choix superficiels et illusoires qu’il nous offre en refusant d’y participer, et donc d’y accorder une quelconque légitimité. Si les gens votent en plus petit nombre, cela n’indique pas que les citoyens du Québec sont de moins en moins responsables ; cela démontre, au contraire, qu’ils n’accordent plus aucune valeur à un système dont l’hypocrisie ne cesse de devenir plus manifeste. Dans cette optique, il est selon moi nécessaire de tenir compte des abstentions dans le calcul du % de support accordé au parti libéral qui est, comme l’a si bien démontré l’auteure de ce texte, fondamentalement dérisoire.

      • geniedecesiecle dit :

        En effet, l’abstention ne signifie pas l’apolitisation, mais une forme de critique, dans bien des cas. Il est juste de le souligner.

        • Vincent Courcy dit :

          l’annulation du vote est vraiment plus efficace comme forme de critique que l’abstention.

          • Marc-André Laramée dit :

            Tout dépend du sens que vous lui accordez ; annuler un vote peut simplement signifier qu’aucun des candidats présentés ne nous convient, tandis que s’abstenir de voter démontre qu’on se refuse à même jouer le jeu de participer au système. De même, niveau efficacité, il faut être réaliste ; annulation ou abstention, les autorités politiques s’en balancent, tout simplement.

      • larosenin dit :

        Je vous signale tout de même que sur les bulletins de vote il y a cette petite case qui permet aux gens (comme moi) qui, tout comme vous, ne sont pas en accord avec le « système » (disons le ainsi) mais que l’abstention totale signifie plus un désintérêt totale qu’un critique, selon moi bien sûr.

        • geniedecesiecle dit :

          Moi? J’exerce mon droit de vote. Mais la case dont vous parler n’existe pas. Ce dont vous parlez n’est pas de l’abstention, mais une annulation de vote. Il n’y a pas de case pour ça. Pour annuler un vote, il faut s’arranger pour que notre bulletin de vote soit non-conforme. Par exemple, cocher toutes les cases.

  12. gomeux dit :

    Super boulot!
    Si je peux par contre me permettre un bémol, même si c’est pas poli, vous ne devriez pas être sur la défensive en parlant de fascisme au Québec. Évidemment, on pense à Hitler tout de suite, mais le fascisme, c’est d’abord et avant tout Mussolini. Petite définition qui dit tout, provenant du Robert, je la sème à tout vent depuis 7-8 ans déjà : Doctrine, système politique que Mussolini établit en Italie en 1922 (totalitarisme, corporatisme, nationalisme et respects des structures capitalistes).
    Donc, oui, le fascisme défend au moins une idéologie précise, et il est présent ici, au Québec, de façon pas mal plus institutionnalisé qu’on voudrait le croire.

    Mais quand même, je le répète, super boulot.

    Venceremos!

    • geniedecesiecle dit :

      Merci. Cette définition est effectivement intéressante. Si j’affirme que le fascisme ne défend pas une idéologie précise, c’est qu’il peut prendre différentes formes. Pour reprendre votre exemple, au début de son règne, Mussolini n’était pas antisémite. Plusieurs juifs avaient mêmes joints les rangs du fascisme italien, ce fut le cas de Ettore Ovazza, président de la communauté juive de Turin. Ce n’est que par intérêts politiques, pour obtenir le support de Hitler, que Mussolini fera tomber des lois anti-juives. Une idéologie changeante ne me semble pas « précise »… Le fascisme s’adapte au contexte social, c’est en ce sens, que je parle d’imprécision.

      • Vincent Courcy dit :

        Merci de spécifié que fascisme n’égale pas anti-sémitisme. Il s’applique qu’au régime nazi.

        Le noeud du problème qu’on ne peut pas parler ouvertement de fascisme ici est justement à cause de l’anti-sémitisme; les précisions juives sont tellement importantes en Amérique, avec raison, ils ont trouvés d’énormes alliés à Jérusalem ici.

    • Louis fornofsky dit :

      Au cœur de la Petite Italie, sur une des fresques de l’église Notre-Dame-de-la Défense, le portrait sombre et imposant du dictateur fasciste Benito Mussolini voisine les saints personnages de la Bible.
      http://www.ql.umontreal.ca/volume11/numero7/culturev11n7a.html

  13. Paul dit :

    Malheureusement, tout ceci n’est que sophismes, erreurs factuelles et tromperie.

    • geniedecesiecle dit :

      Je respecte la critique constructive, la votre ne l’est pas.

      • Paul dit :

        Bonjour, je suis désolé de devoir être désagréable, toutefois, les critiques ne peuvent pas toujours être constructives. Les commentaires de ce blogue révèlent une pensée unique propre aux artistes qui en arrachent et qui veulent obtenir plus d’argent du gouvernement et des riches. Vous savez peut-être lire, mais vous ne savez pas compter. Ce que vous faites ici, et pas nécessairement dans tous vos écrits, c’est de la dialectique estudiantine. On aurait dit un travail pour un cours de philosophie du cegep. D’évoquer le nazisme pour une cause aussi ridicule témoigne du manque d’activité dans votre vie. Les deux tiers de la population s’en foutent de votre cause bidon; il ne peut donc pas y avoir nazisme. Toutefois, vos méthodes pour étouffer la démocratie, y compris ce texte, relèvent effectivement du nazisme. Des préjugés érigés en dogme, essentiellement. Allez donc faire l’achat d’un cours en comptabilité et d’un autre en économie et consultez un peu statscan. Eh misère!

        • geniedecesiecle dit :

          Êtes-vous capable d’émettre ne serait-ce qu’un énoncé qui ait la valeur d’un argument, et non d’une insulte, et qui aurait un minimum d’esprit critique? Vous croyez me touchez en donnant dans l’attaque personnelle au lieu de rester dans le débat d’idées? Vous vous trompez. Vous êtes hors de propos et c’est bien navrant. Votre entreprise de retourner mes arguments contre moi est tellement boiteuse et non-fondée que ça en est pathétique.

          • Paul dit :

            Pfff! Inutile de téléphoner à Jacques Parizeau pour fournir de nouveaux arguments en faveur du bon sens. Lisez simplement les chroniques d’Alain Dubuc et de Pierre Foglia. Apprendre à avoir tort est difficile quand des milliers de faire valoir vous appuient. Sachez décliner les lauriers de mauvaise qualité, un peu comme le faisait le bon vieux Zarathoustra. Et lâchez les cours de littérature surtout!

            • geniedecesiecle dit :

              Mais de quoi parlez-vous donc? Que savez-vous de mes lectures? Et si vos lectures s’arrêtent aux journaux, ça ne vole pas haut. Y a ces choses-là, qu’on appelle des livres, et pas justes des romans, là, des essais. Et pour qui vous prenez-vous pour me dire de quitter mes passions? Au lieu de citer Nietzsche, vous devriez peut-être commencer par le lire et passer le reste de votre vie à tenter de le comprendre un peu. Il avait un énorme respect pour les arts, lui. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec moi que j’ai tord. Vous me faîtes perdre mon temps. Peut-être que vous croyez que c’est une perte de temps écrire, mais c’est bien pire de perdre son temps à faire des commentaires bidons sur les écrits de quelqu’un. Gardez vos conseils pour vous. Un peu de littérature et de culture vous ferait le plus grand bien.

              • Paul dit :

                Vous avez peut-être raison. Quel auteur québécois me suggéreriez-vous pour débuter?

                • geniedecesiecle dit :

                  Carle Coppens avec le roman « Baldam l’improbable » au éditions du Quartanier. Excellent roman satyrique sur la société. Ça ne vous plaira sans doute pas, mais bon, on ne peut pas plaire à tous. En plus d’être une mauvaise bllogueuse, je serai une mauvaise libraire juste pour vous.

                • Michel dit :

                  « le tricheur » Jean-François Lisée, « Le murmure marchand » de Jacques Godbout. « pour Comprendre les médias » de Marshall McLuhan (canadien) et je me permets de vous suggérer « Propaganda » de Edward Bernays (ÉU). Je doute que vous ouvriez un seul de ces livres, mais sait-on jamais !

            • Marc-André Laramée dit :

              À Pail : Invité à préciser votre pensée, vous ne faites que rajouter une couche de bêtise à une position déjà risible, comme cela semble être le cas de la plupart des détracteurs du mouvement estudiantin. Vous accusez l’auteure de sophismes, et pourtant tomber vous même abondament dans ce travers, entre autre, en utilisant le concept de « nazisme » comme équivalent à « fascisme », ce qui démontre que vous ignorez tout du concept, en basant votre argumentaire sur un appel à la majorité (« les deux tiers de la population »…) non vérifié et de toute manière sans valeur argumentaire, en parlant de « tentative d’étouffer la démocratie », accusation sans fondement mais volontairement provocante pour stimuler l’émotivité… Comme l’a bien dit Génie, votre tentative de discrédit est pathétique. Continuez à répandre votre message absurde au milieu des gens qui vous écoutent, mais de grâce laisser discuter et réfléchir en paix ceux qui savent véritablement s’y prendre.

    • Marc-André Laramée dit :

      « Malheureusement, tout ceci n’est que sophismes, erreurs factuelles et tromperie. » Ce commentaire est gratuit, inarticulé, infondé et donc sans valeur. Si vous voulez être pris au sérieux, donnez vous la peine de préciser votre pensée ; autrement, vous insultez l’intelligence des lecteurs de ce texte comme celle de son auteure, et vous abusez de votre liberté d’expression.

      • Nicolas C. dit :

        Voici un exemple parfait de la droite, qui attaque, dénigre sans jamais avoir d arguments réels..

  14. tomas jensen dit :

    bravo ! très intéressant… en effet un des rares textes vraiment intéressants et réfléchis et… intellectuels sur cette crise !

    • geniedecesiecle dit :

      Merci. Je fais de mon mieux pour décrire une situation qui, toutefois, me dépasse souvent ces temps-ci!

  15. Réal B. dit :

    Bravo, Marie-Christine. Une bonne argumentation arnachée par un texte solide! Que peut dire d’autre un vieux prof ?! ;-)
    On se voit demain matin devant le Collège de Rosemont afin de transformer les mots en actions! À plaisir de te rencontrer !

    • geniedecesiecle dit :

      C’est toi qui m’a tout appris. ;-)
      J’ose espérer, par contre, que je me suis améliorée depuis le cégep et que je t’empêcherai de donner ton cours demain!

  16. Richard dit :

    Wow! Merci de cette analyse! Vous venez confirmer ce qui me tracasse depuis des années: toute cette indignation, ces levers de boucliers contre la corruption, la collusion, les magouilles, ces appels à la vindicte populaire, à prendre la rue, à réclamer des démissions… Cette colère, cette méfiance, cet effritement social, dans le fond, ne pouvait que très bien servir la droite. Et Jean Charest, qui peut compter assurément sur les bons conseils de gens bien avisés, en est très conscient et saura cueillir le fruit lorsqu’il sera mûr. Il faut diffuser le plus largement possible votre texte! Il est clair, (relativement) concis, on ne s’ennuie pas! Mis à part les aveugles et ceux qui ne veulent rien voir, nous réussirons peut-être à en convaincre quelques-uns…

    • geniedecesiecle dit :

      J’aime le « (relativement) concis », je jure que j’ai essayé de faire plus court. Mais j’avais trop de choses à dire! (J’en aurais encore).

  17. robertchretien dit :

    Géniale analyse qui corrobore mon « inconfort » et qui insuffle en même temps un espace de compassion et de solidarité. Merci beaucoup.

    • geniedecesiecle dit :

      C’est important, de ne pas que souligner les problèmes et critiquer, il faut garder un œil sur les solutions et ouvrir les espaces de dialogue. La compassion et la solidarité sont réparatrices. Bienvenu. :-)

  18. Guillaume dit :

    Le premier à scruter de fond en comble les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière. (Khan, Métro 2033, oeuvre de l’auteur russe Dmitry Glukhovsky) Je vous remercie énormément d’avoir pris le temps d’écrire cet article. Il fallait que quelqu’un le fasse, grâce à vous nous pouvons espérer voir un avenir positif. Vous avez tout mon soutien, sincères salutations!

    • geniedecesiecle dit :

      Vous m’accordez beaucoup de crédit. Tous ceux et celles qui sont dans la rue et solidaires espèrent un avenir meilleur, et nous l’aurons grâce à ce nous dont je suis indiscociable. ;-)

  19. potvinm dit :

    Merci. En ce 13 mai, jour de ma fête, vous m’avez offert le plus grand cadeau que je pouvais recevoir: le soulagement de savoir que je ne suis pas seul à voir des tactiques fascistes présentement au Québec. Le point de vue est d’ailleurs magnifiquement détaillé. Vous m’avez donné un second souffle pour défendre notre sociale-démocratie. Bravo!

  20. Bonjour,
    Excellent texte bien argumenté. Nous avons la même chose en France depuis quelques années. Le langage est très important et le détournement des mots est le fer de lance de toute propagation fascisante. Nous avons dans le langage courant maintenant le terme de salarié au lieu de travailleur, un salarié prend de l’argent, un travailleur est une force vive; On associe des mots pour en créer d’autres, moralisation du capital, discrimination positive etc. On s’attaque à l’éducation en la réduisant à une peau de chagrin comme de la culture, des moyens considérablement réduit en les accusants de tous les mots, les profs et les artistes sont des fainéants, etc. Je ne vais pas faire plus long car votre article décrit bien tout cela. Là où je voulais en venir c’est que l’on assiste à cela dans beaucoup de pays dit démocratique. La plupart de nos dirigeant n’ont pas de légitimlité au sens d’aceptation àleurs programmes. au premier tour en France Hollande fait 28% et Sarkosy fait 27%de 80% des votants et non pas des électeurs. Et si l’on assiste à cela dans beaucoup de pays c’est qu’il y a une volonté mondiale à cela, pour qui, pour quoi. Comment interagir? Créer un groupe de travail qui démonterait chaque discours en un langage plus audible à la popuation, venu des quatre coins du monde? Nous arrivons à une violence verbale intolérable ausii bien dans les médias que dans les partis politiques et je crains que cela se banalise. Après les mots, quand ceux-ci ne sont plus assez forts…
    Je veux croire en l’humain encore, mais je pense aujourd’hui qu’il faut une réflexion à l’échelle de la planète. Beaucoup de gens sont formidable et pas entendus.
    Merci pour cette réflexion.
    Amitiés.

    • geniedecesiecle dit :

      Un colloque annuel international?

      • Oui pourquoi pas. Des personnes qui décriptent, analysent les discours tendencieux, qui alertent sur les dérives que cela peut provoquer. Je me suis penché sur les hontes de notre Histoire et elles commencent toujours de la même façon. On commence par des mots que l’on dénature, que l’on détourne de leurs sens premiers et on finit par bruler. On compare, on injurie et l’on tue. Récemment deux mots mis côte à côte m’ont écorché à vif. Un homme politique a décrit un militaire comme étant « d’apparence musulmane » dans ces deux mots côte à cote il y a plusieurs sciècles d’Histoire qui ressortent. Ces deux mots parlent de colonisation, de croisade, de 11 septembre, de peurs, d’invasions, de génétique, etc. Deux mots honteux, deux mots, simplement deux mots et cet homme politique était président de la république.
        Merci et bonne soirée.

        • geniedecesiecle dit :

          Au Québec, nous avons ce site : http://www.fachowatch.com/ qui fait de la surveillance. N’avez-vous pas quelques groupes de surveillance en France?

          • Sur ce thème il y a quelques personnes mais chacune de leur côté. Il y a des groupements mais qui ne sont pas axés que sur cela et ils sont souvent partisans ce qui enlève de la crédibilité. Je vais voir votre site de ce pas.
            Merci.

            • Donc je viens d’aller voir. Des sites comme celui-là effectivement nous en avons c’est ce que j’appelle des sites partisans. Ma démarche est autre, il s’agit de déconstruire des discours qui s’inscrivent dans le quotidien et qui emploie des images à conotation xénophobe, discriminatoire, des mots déviés de leurs sens premier et qui amène petit à petit au trouble et pénètre de force le langage quotidien et l’esprit. Lorsqu’aujourd’hui un enfant me décrit une personne en me disant ce devait être un arabe ou un africain, etc. Que je sache l’arabe est une langue et pas un pays, l’Africain pour me dire qu’il est noir n’est pas juste non plus. Le langage quotidien contient à tout bout de champs ce genre d’affirmation négative et amène petit à petit à un langage fasciste de fait. Il faut reprendre les politiciens, les Médias et toutes personnes lorsqu’il font ce genre d’amalgames. Le langage est la base de la communication, de l’échange, de l’enrichissement personnel.
              Bonne journée.

  21. Denis P. dit :

    Je m’excuse mais vous n’êtes pas objective dans vos propos en étant partie prenante de la cause des rouges. Donc vos comparatifs au fascisme, en utilisant le sentiment qu’éprouvent une majorité de la population qui selon vos propos n’est pas asser intelligente (vous ne le dites pas directement mais cela en viens à dire cela) pour avoir leur propre opignon et leur propre analyse de la crise qui sévit dans notre beau Québec, c’est aberant. Dans l’optique de voir le PQ entré au pouvoir je devrai voté PLQ malgré moi et sachez que j’ai moi aussi beaucoup de raisons personnels de dénigrer la gouvernance de Jean Charest mais de la à le comparer à Hitler… Je n’aurrai donc aucune autre option qui s’offrira à moi si une élection avait lieu d’ici peu.

    Citation du premier symptôme :  » Aux élections de 2008, les libéraux ont obtenu 42,08% des voix, avec un taux de participation de 57,33%. Autrement dit, le pourcentage de la population réelle que les libéraux représentent, c’est 24,12% des Québécoises et Québécois en âge de voter »

    Donc dans votre affirmation vous supposez que M. Charet n’a pas la légimitité de représenter les Québecois en utilisant les % en votre faveur. Donc en suivant votre logique tout ceux qui ne sont pas allé voter ne doivent pas etre représenté? Si je calcul la proportion des gens qui ne sont pas allé voter qui est de 42.67% on peut donc suposer que la même proportion de gens qui aurait voter PLQ n’y sont pas allé, donc votre 24.12% c’est n’importe quoi. J’apelle ça de la dés’informations.

    Citation du 2e symptôme: « En effet, le gouvernement libéral voudrait nous faire croire que le conflit sur la question de la hausse des frais de scolarité est un conflit générationnel : les Y contre les boomers. »

    Je suis moi même un Y et je suis pour la hausse des droits de scolarité et c’est pas Charest qui m’a fait changer d’avis. Je ne vous donnerai pas mes arguments puisque je l’ai déja fait à maintes reprises dans de longs débâts avec d’autres étudiants contre la hausse.

    Citation du 3e symptôme : « Leur façon de victimiser la population devant les grévistes, d’inciter à la haine et à la violence, leur diabolisation des grévistes comme une menace à l’ordre établi, leurs tournures de phrase qui résonnent comme des slogans, leurs raccourcis de pensée qui cachent tant bien que mal le vide intellectuel et la défaillance d’esprit critique qui habitent leurs textes… ce sont là toutes des tactiques empruntées au fascisme. »

    Personnellement quand je vois des manifestants se comporter de la sorte, en parlant de l’émeute de Victoriaville, je n’ai pas besoin des médias que vous dites défaillant et vide de sens pour me faire un opignon, de simples images et vidéos sufisent . Comme on dit une image vaut 1000 mots et j’en ai vu de toutes les sortes autant des manifestants paciques autant des manifestants anarchiques.

    Citations du 4e symptôme : « Au Québec, il y a toujours eu une sorte d’inconfort lié à l’élite ; inconfort qui n’est pas, a priori, fasciste. Or, le ressentiment qu’utilise le discours fascisant pour parvenir à ses fins passe par un dénigrement de l’élite intellectuelle et artistique. Par conséquent, dans un Québec qui a toujours mis à mal ses intellectuels et traite de plus en plus ses artistes de « béesses de luxe », une récupération fasciste de ce ressentiment passera presque inaperçue. »

    L’inconfort n’est pas face à l’élite mais face a un système beaucoup trop généreux pour certains artistes qui après avoir profité amplement de subventions, restent accroché à cette aide financière accordé par l’état, mais qui devraient pourtant être en mesure de marché seul .

    Citation du 5e symptômes : Dans un tel contexte, la liberté change de sens. Elle n’est plus rattachée à des valeurs universelles telles que la justice, la vérité, le bien commun, la compassion qui permettent l’accomplissement individuel et collectif, mais plutôt à la satisfaction immédiate des désirs et des pulsions individuelles qui s’exprime dans le moi-je-moi-je-moi-je. C’est par l’aplatissement de la valeur universelle de liberté vers l’individualisme que sont permises les injonctions pour retour en classe au détriment du droit commun dans l’actuelle grève étudiante. Pour satisfaire ces pulsions individuelles à l’encontre des valeurs qui donnent un sens à la vie en communauté, le recours à la violence (judiciaire et policière) est accrédité comme gardien de l’ordre. Ça aussi, c’est du fascisme.

    Et puis quoi encore? N’est-il pas normal pour ceux ayant de l’ambition et ayant un travail promis dès la fin de cette année scolaire puissent allé à leur cours terminer au plus vite leur session? À ce que je sache la vie continue peut-etre que ceux-ci n’ont pas les moyens financiers de reprendre leur cours en automne et que s’ils ne tentaient pas tout pour reprendre leurs études ils seraient enclin a abandonner pour allé travailler dans un couche tard non-syndiqué? Ou peut-être qu’ils ne veulent tout simplement pas se joindre à vous étant donné vos positions radicales et non-négociable dans ce présent conflit? Y aviez-vous pensé?

    Mot de la fin, ce que vous dénoncez du gouvernement dans votre text vous le faites vous-même la seule chose qwue vous démontrez c’est que vous avez une bonne plume et que vous garderez probablement tout vos lecteurs dés’informé en manipulant certains % afin de crédibiliser vos arguments. De plus vous diabolisez vous même M Charest vous diabolisez les médias et vous prenez la population entière pour des gens naïf et brainwashé. Évidement qu’il y a des « suiveux » de masse mais ce n’est pas la majorité mais vous vous plaisez à croire le contraire afin de légitimé vos revendications socio-communiste.

    • geniedecesiecle dit :

      Personne n’est objectif, nous ne sommes pas des machines, nous sommes des humains! Je n’ai jamais critiqué l’intelligence de la population, vous me faîtes dire des choses que je ne dis pas. Si vous vous sentez obligé de voter PLQ, vous ne vivez pas en démocratie. Ok. J’arrête tout de suite. Dans un monde idéal, je vous inviterais à prendre un café pour discuter de tout ça en vous évitant la honte de démolir votre argumentation sur la place publique. Ne pouvant inviter tout le monde à prendre un café, je me fais un devoir de réserve.

      • Paul dit :

        Les écrivains qui ont vraiment du talent, l’élite comme tu dis, ne vont pas à l’université.

        • geniedecesiecle dit :

          Pouahahaha! Bin voyons donc! De un, vous êtes encore hors sujet, de deux, la plupart des grands écrivains étaient/sont bardés de diplômes.

            • Le Mercenaire dit :

              Je veux des noms.

              • Paul dit :

                Ernest Hemingway, Fodor Dostoïevski, Philip K. Dick, Raymond Carver, Charles Bukowski, Charles Baudelaire, Émile Zola, je sais pas moi.

                • Le Mercenaire dit :

                  À ces noms je peux te répondre ceux-ci : James Joyce, Samuel Beckett, Franz Kafka, Hubert Aquin, Antoine Volodine, Bret Easton Ellis.
                  Ça veut rien dire «Les écrivains qui ont vraiment du talent ne vont pas à l’université». Et sans l’université comme lieu de transmission du savoir et de stockage du savoir, il serait bien difficile de dire qui et qui font de grands écrivains. Je t’apprendrai rien en disant que l’université – pas que j’endosse ça – a été un lieu de consécration d’une christie de tonne écrivains. Tous ces noms que tu as nommé et que j’ai nommé, ils se retrouvent dans des corpus universitaires, ce qui participe plus qu’on ne le croit à l’accroissement de leur crédit et de leur capital symbolique dans ce que certains nomment «la république des lettres».

                • Le Mercenaire dit :

                  À ces noms je peux te répondre ceux-ci : James Joyce, Samuel Beckett, Franz Kafka, Antoine Volodine, Hubert Aquin, Bret Easton Ellis…
                  Ça veut rien dire d’affirmer que «les écrivains qui ont vraiment du talent ne vont pas à l’université».
                  Au contraire, l’université comme lieu de transmission et de stockage du savoir, (qu’on soit pour ou contre les modes de fonctionnement de cette institution) participe énormément à la consécration d’une christie de tonne d’écrivains. Sans l’université, il serait difficile de dire qui de qui font de grands écrivains, simplement parce que cette dernière contribue au crédit et au capital symbolique de différents écrivains à l’intérieur de ce que certains nomment «la république des lettres».

    • Alexandre L dit :

      On dirait que vous ne parlez pas du tout des subventions aberrantes données aux multinationales, à la dilapidation de nos ressources naturelles (on paye publiquement les routes, mais on exige AUCUNE redevance).

      Si vous voulez qu’on arrête de subventionner les artistes, pourquoi ne pas aussi vouloir arrêter de subventionner la mafia et les multinationales qui n’ont pas du tout besoin de subvention?

      Et finalement, on dit  »opinion » et non pas  »opignon…)

      • Denis P. dit :

        À ce que je sache ce sont ces mêmes multinationales qui offrent un éventails d’emplois très alléchant pour nos diplômés collégiales et universitaires qui deviendront passablement aisé grâce aux syndicats corrompu et infiltré par la mafia. Et ces mêmes multinationales sont pour la plupart coté en bourse dans lesquelles la Caisse de dépôts du Québec investi, ainsi que vos fonds de pension. Si vous ne voulez pas faire rouler l’économie, laisser dormir l’argent dans des coffres et le taux de chaumage montera en flèche. En effet on dit opinion merci de me corriger ;)

    • patrick dit :

      pftt desolé denis .p , tu semble le parfait prototype du colonisé gaté ! arrete stp de manipuler les texte des autres ,c ridicule! tout le monde sait tres bien que les libéraux tout aussi bien que jean charest adore le pouvoir ,monsieux 2 main sur le volant et ses acolytes veulent le pouvoir que pour une raison ,se bourer la face dans le menu financier des contribuable ,dit moi mon cher denis! combien de scandales le parti liberal a t’il été mêle ces dernieres années? humm c drole comme rien n’avance et jamais personne est trouvé coupable… sauf bien-sur pour quel-que sacrifié! quand c’est l’intégrité de jean charest qui es mis en doute…bien une armée d’avocats pit-bull se mette en mode attaque pour dans le but de museler ceux qui savent quel-que chose le defendre et tout ca bien sur payé par toi et moi! ,tu voit comme c’est drole?? enfin!! la prison pour les élu ca existe? …au fait ,moi j’ai jamais voté pour les libéraux ! sauf que si je l’avait fait ,je suis sur que j’aurai pas voter pour elaborer un plans qui vise a vendre toute nos ressources naturel au géants étranger ,son temp est révolu et celui des gents comme toi aussi acheve, ton amis charest ,si il mettait autant d’énergie a regler et a couper dans les finances public que a faire chier les honnete travailleur le quebec se porterai bien mieux ,y’a que 3 categorie d’électeur qui vote pour le parti liberal ,le premier tout les groupes immigrant et ethnique qui ne s’integre pas et qui n’onts absolument pas l’intention de s’integrer au coutume d’ici ( prenez garde ,je généralise pas ) le 2ieme groupe c’est celui des anglophone québécois ,( honnêtement ,je les comprend ) le troisième mais le pire …c’est celuis dont tu fait probablement partie c’est les québécois francophone qui de generation en génération vendent leur âme au régime impérialiste anglophone (pour les ignorants voir dans le dictionnaire impérialisme) qui etait probablement des espions a la solde de wolf ou encore des fermier généreusement récompensés pour nourrir les soldats anglais ou peut-etre meme astiquer leurs armes loll , sérieusement ce troisième groupe est pathétique selon moi ,vous faites pitié désolé je suis pas aussi diplomates que je devrai l’être peut-être mais bon ,je précise aussi que je ne parle que en mon nom , voila!bonne continuité dans ton aveuglement mon denis!

      • Denis P. dit :

        Ha! ha! ha! patrick, vous me faites bien rire sérieusement vous me reprochez de manipuler le texte des autres ben voyons vous me faites encore plus rire juste d’y penser! Pourtant les gauchistes sont les maîtres dans l’art de la manipulation, de l’opinion public, des chiffres et de la propagande! Je suis de ceux qui sont les plus insatisfait du gouvernement Charest et en d’autres temps j’avais prédis à mes proches et amis (es) que le chaos allait s’installer ici au Québec justement parce que le gouvernement actuel et ceux précédents avaient toujours laissé les choses allé (en donnant des bonbons pour calmer les enfants) sans tenir tête aux syndicats corrompu et aux groupes « dit » représentant le peuple. La différence avec le gouvernement actuel et ceux précédent c’est qu’il doit composer avec le beau merdier que le gouvernement Péquiste lui a laissé. Vous dites que le gouvernement dilapide « toute » nos ressources naturel? Avez vous vu l’état des finances public? Pour financer de tels services sociaux pratiquement gratuit sa prend des dollars réel (création de richesse), plus les Québecois en demandent plus sa prend de l’argent donc ceux qui sont à blâmer c’est nous même si on doit vendre nos droits d’exploitation aux géants étrangers, c’est justement pour être capable de financer notre modèle Québecois. Et si on vend pas nos ressources eh bien le gouvernement devra de plus en plus apprendre à dire NON à vos rêves de gratuité mais encore là vous serez insatisfait et scanderez haut et fort que le gouvernement est fasciste et blablabla comme le texte plus haut juste le titre en dit beaucoup TERREUR TERREUR, si ça ce n’est pas de la manipulation psychologique et de la propagande je me demande bien ce que c’est… Pour finir je ne nie pas touts les scandales dans lesquelles Charest à été mêlé. Je suis un orphelin politique mais je dois admettre que pour la PREMIÈRE fois depuis le règne de Charest, il me plaît puisqu’il tient tête aux enfants-rois à qui on a toujours dis OUI mais je ne leur en veut pas (aux étudiants) car ils sont probablement le fruit de parents souverainistes et séparatistes socialistes. On récolte ce que l’on sème et les Libéraux actuel récoltent ce que les Péquistes ont semé dans les années 90 mais je ne vous reproche pas de ne pas être en accord avec moi car l’intelligence n’est pas donné à tout le monde ;) Pathétique vous dites, comme vous plaira mon cher, vous avez droit à votre opinion.

        • patrick dit :

          c’est tellement n’importe-quoi mon pauvre! si Charest avait un Temp soit peu d’intelligence et de réel désir d’aider le Quebec au lieu de s’assurer un avenir lucratif post politique ,il aurai crée une sorte de sous ministère des ressources naturel et aurai nationalisé toute les ressources naturel du grand nord ,je sait pas si tu voit le topo avec tes yeux de colonisé mais ça veut dire ,toute les job du minier au vendeur en passant pas les transformateur et peut être même transformateur aurait pu possiblement être toute ici! ça aurai réellement eu des répercussion sur l’économie du Québec ,la on aurai pu vraiment développement le grand nord! et assurer des job a long terme tout en offrant de bon salaire a tout ce beau monde la . tu te rend compte? on aurai pu vendre ,nous les québecois nos ressources naturel au monde entier! … mais non ,charest lui préfère nous faire payer des milliard pour développer des routes a travers le québec …pour que des firmes étrangère vienne littéralement vider nos sol de tout leurs minéraux ,et a part quel-que job probablement bien payer pour calmer les esprits ,et quel-que redevances (qui soit dit en passant a déjà été prouvé que ces redevance rembourserait a peine le coût de construction des routes construite pour les exploitation minière )! qui vas s’emplir les poche ?? he oui ,tu a tout compris … a moin que tu trouve encore des argument stupide pour tenter de disimuler ta haine des québecois! donc en gros ,quand les minières seront parti et que jean charest sera quel-que part en Europe soit vieux ou peut-être même décède ,que restera t’il a nos enfant a part des ville fantôme et la honte?? ou seront les bonne job et les belle route panoramique du plans grand nord de monsieur 2 main sur le volant? . tu connait l’histoire entre jean charest , Hydro-Quebec et petrolia sur l’ile d’anticosti? au fait ,je ne vous reproche pas de ne pas etre en accord avec moi ,l’ignorance est malheureusement une maladie contagieuse pour les type de votre espèce quand il s’agit de faire du quebec bashing , plusieurs d’entre vous oublie soudainement tout les bon coup des liberaux …c’est étrange . qui sait ,peut-etre que ca donne un sens a vos misérable vie dénudé de patriotisme!

    • Le Mercenaire dit :

      @ Denis P.
      En démarrant, deux mots sur ce que je pense de la notion «d’objectivité» : il ne s’agit là que d’une pirouette pédagogique pour faire comprendre aux étudiants encore incapables d’argumenter que la locution «J’aime ça» n’est pas un argument. Personne n’est totalement objectif et l’objectivité n’est pas nécessairement synonyme de regard juste et limpide. Entre l’objectivité totale (ce qui est humainement impossible) et la volonté d’objectivité à travers une vision qui est nécessairement subjective, il y a une sacré distance – une distance comparable à celle qui sépare la lubie de la réalité.
      L’affirmation que vous faites,
      «Je suis moi même un Y et je suis pour la hausse des droits de scolarité et c’est pas Charest qui m’a fait changer d’avis. Je ne vous donnerai pas mes arguments puisque je l’ai déja fait à maintes reprises dans de longs débâts avec d’autres étudiants contre la hausse.»
      de dire que vous êtes Y et que vous êtes pour la hausse, n’a aucun poids argumentaire pour rejeter le fait que les Libéraux tentent bel et bien de tirer profit du débat en arbitrant le conflit de manière malhonnête. L’affaire là-dedans, c’est que la stratégie fasciste vise à identifier un bouc émissaire et de liguer tous les autres contre celui-ci. Le fascisme canalise la haine à des fins politiques. C’est dans l’air depuis un moment et les Libéraux n’y échappent pas. Et quand je parle de Libéraux, je parle de toutes les instances qui défendent leurs valeurs. D’André Pratte en passant par Joseph Facal jusqu’au premier ministre. Et d’ailleurs, nous aimerions bien les entendre, vos arguments. Peut-être qu’enfin quelqu’un pourrait me faire tomber dans le camp des carrés verts. Mais pour le moment, je demeure du côté des rouges, malgré les procès d’intentions vaseux et les accusations de terrorisme qu’on balance à l’endroit des tenants du mouvement. Pourquoi je demeure de ce côté ? Ben voilà : bien avant de sortir l’arsenal des arguments idéologiques (à ce point-ci du conflit, ce type d’argument ne parle plus, on dirait), on pourrait faire valoir qu’un gouvernement corrompu n’a aucune crédibilité politique et ne peut en aucun cas commander une mesure d’austérité, quelle qu’elle soit, surtout lorsqu’elle utilise l’argument des coffres vides et qu’on apprend aussitôt que les fonds publics sont mal gérés comme ils sont disséminés en enveloppes brunes, évaporés en «dépassements de coûts». Parlant de coffres vides, il est navrant de compter les cennes que les libéraux s’évertuent à dépenser dans une entreprise propagandiste qui va des pubs télé malhonnêtes sur le budget et le Plan Nord jusqu’à l’«explication aux Québécois» des bienfaits de la hausse des frais de scolarité… sans passer par ces subventions octroyées aux écoles secondaires pour qu’elles se munissent d’iPads, ni même sans mentionner l’achat de gadgets comme ces fameux «tableaux intelligents» qui rentreront dans nos universités pour améliorer la pédagogie (yeah, right !).
      Aussi, cette stratégie du bouc émissaire, voilà un moment qu’on l’emploie envers nos artistes. Vous vous inscrivez dans cette tendance en nous servant ce genre d’affirmation : «L’inconfort n’est pas face à l’élite mais face a un système beaucoup trop généreux pour certains artistes qui après avoir profité amplement de subventions, restent accroché à cette aide financière accordé par l’état, mais qui devraient pourtant être en mesure de marché seul.» En passant, la portion du budget du Québec accordé à la culture at large, ça frise même pas la centaine de millions. On parle ici d’un budget d’environ 75 milliards. D’ailleurs, dans sa lettre «Suggestion pour éviter un «budget d’austérité» Omar Aktouf isole une séries de sommes qui cumulent près de 32 milliards, sommes essentiellement octroyées à une élite financière. Pour le système trop généreux envers les artistes, on repassera. Mais pour le système trop généreux (pour l’élite financière), peut-être que vous avez raison… Aussi, ceux qui s’assurent de la rigidité et du bon fonctionnement de ce système, ce ne sont ni les artistes, ni les étudiants, ni tous ces béesses de luxe qui ont le dos large. Ceux qui doivent s’en assurer, ils sont élus et au pouvoir – et malheureusement, ils ne font pas leurs devoirs – mais ils le font assez bien pour détourner la hargne qu’ils méritent vers des cibles collatérales qui sont bien loin d’être les responsables des dérives du dit système.
      Lorsque vous dites que «de simples images et vidéos sufisent», je ne peux qu’être terrifié par votre confiance aveugle en nos médias de masse. De croire que les images qui vous parviennent via les médias traditionnels ne sont pas tronquées, éditées, choisies, c’est faire preuve d’une naïveté dangereuse. À Radiocan, au moment où la SQ faisait le point sur les événements de Victoriaville, les images qui tournaient en boucle montraient des policiers «malmenés» par les manifestants. Hors, tournez-vous vers youtube (où le contrôle est évidemment moins efficace que dans nos médias traditionnels) et vous trouverez des dizaines de clips qui cachent très mal la brutalité policière systématique à l’endroit des manifestants. En effet, de simples images suffisent… à nous forger une vision biaisée, voire orientée, des faits. Et ça, ça fait partie de la stratégie fasciste. Cette stratégie, doublée des impératifs de la pensée néolibérale qui font primer l’individu sur le collectif transforme en effet la notion de liberté. C’est l’individu, et non plus la collectivité, qui se doit d’être libre et responsable (l’individu n’est plus responsable qu’envers lui-même) – ici on parle de l’individu conceptuel et non pas physique, encore moins citoyen ; l’individu qui sert de figure à l’intérêt privé, cet intérêt passe devant l’autre, l’intérêt collectif. Cette transformation au sein de la notion de liberté, on l’a vu à travers la judiciarisation du conflit.
      Le travail que MCLC fait ici ne tient pas de la désinformation mais de la déconstruction. Elle prend un appareil à la mécanique viciée, le démonte devant nos yeux pour tenter de comprendre ce qui ne tourne pas rond et en se faisant, dénonce les errances inquiétantes de notre société. Elle ne désinforme pas. La désinformation, les médias de masses s’en chargent très bien. Aussi, avant de porter de telles accusations, il faudrait vous assurer de savoir ce qu’est un sophisme et ce qu’est de la désinformation. Terreur !Terreur ! ne couvre aucun événement et ne fait pas dans l’épandage de mensonges à des fins politiques.

  22. raduschka Radu C B dit :

    allo Geniedecesiecle,
    j’ai tellement aimé votre texte que je l’ai lu 2 fois plutôt qu’une (ce qui est chose très rare) et puisque je crois qu’il devrait être redistribué le plus possible je me suis permis de porter à votre attention, de manière constructive j’espère, quelques fautes d’orthographe qui vous sont échappées. L’essentiel est bien sur le contenu et non la forme. Courage et continuez comme ça!
    Et merci beaucoup

    Radu C B

    … Il faut refuser le nihilisme et le désespoir qui rendent servile (pas de S…)

    …Puisqu’il n’y a plus de morale politique, puisqu’il n’y a plus valeurs absolues qui hisseNT la politique vers une éthique suprême….

    Beaucoup ont pensé que les libéraux se tiraient dans le pied à de nombreuseS reprises et qu’ils ne seraient jamais réélus, que ce soit dans le dossier du mont Orford, dans LEUR façon de poser des bâillons, dans LEUR nomination des juges, dans le dossier de la corruption dans la construction et j’en passe….

    Ils siègent devant une gauche désorganisée et divisée à qui ils attribuent tous les problèmes d’ordre économique (pas de S)

    La « juste part », autre expression propagandiste et vide, tend à mobiliser un sentiment d’injustice chez la population contre le groupe que représenteNT les étudiantes et étudiants….

    . Il a abandonné le fardeau du conflit aux institutions scolaires qui doivent gérer la pression sociale, celle (pas de S) des injonctions ainsi que celle de la pression financière et administrative d’une prolongation ou annulation de session

    Troisième symptôme : Mass média et démagogie
    Poursuivons dans le même sens puisque les mass médiaS (vous mettez un S ici partout ailleurs dans le texte) d’un régime fasciste

    Cette rhétorique a pour but de pallier à la diminution de la confiance de la population envers ses institutions démocratiques (On dit plutôt pallier quelque chose et non À quelque chose, malgré que ce soit devenu acceptable).

    • geniedecesiecle dit :

      Aoutch! Je suis démasquée! Non, je ne suis pas infaillible! ;-)
      Merci, je les corrigerai tantôt, en rentrant chez moi.

      • patrick dit :

        je reconnait que bien écrire est une grande qualité ,personne de parfait mais faut pas s’excuser ,personne de parfait , moi je fait des tas d’erreurs dans tout ce que j’écris et je comprend que ça puisse écorcher certaine rétine je m’en excuse , je prêche peut-être pour ma paroise la mais selon moi ,il faut savoir a l’occasion faire preuve d’indulgence et essayer de comprendre le sens et le contenu d’un texte plus-tôt que de chercher des erreurs d’orthographe ! ,continue géniedecesiecle de te concentrer sur tes texte plus-tot que de faire une obsession de ton orthographe ,a chacun ses passion

  23. Patrick dit :

    Ce texte met en mots un sentiment qui m’habite depuis un certain temps. Je suis de nature intuitive, plus enclin aux émotions qu’aux arguments, mais toujours en quête d’un espace de réflexion qui questionne les consensus et les idées toutes faites. Merci de faire preuve de sens critique, même envers vos propres propos.

    Je tiens à noter que mes opinions sur le conflit étudiant sont partagées. Je décèle des torts et des erreurs de jugement des deux côtés. La tendance à la polarisation extrême dans ce dossier heurte mon sens de la justice. Ce qui demeure vrai, pour moi, c’est que la montée de la droite me fait peur. Ce qui me trouble le plus, c’est qu’une bonne partie de la population accepte des idées qui, pourtant, finiront par se tourner contre elle. Pire encore, on l’a convaincue que ces idées viennent d’elle et n’ont pour but que son bien. Il est triste de constater que l’histoire de l’humanité, même récente, n’ait pas réussi à nous faire évoluer.

    Je termine avec une question, qui me hante malgré la lucidité de vos mots: alors, maintenant, on fait quoi?

    • geniedecesiecle dit :

      On résiste. On résiste à la peur, à la haine, au ressentiment. On résiste au découragement et au cynisme. On résiste à l’envie d’abandonner et au désespoir. Mais on résiste. À la propagande et à la perte de sens, on oppose l’esprit critique. Mais bon, je dis tout ça dans ma conclusion.

      Il faudrait aussi, évidemment, organiser et solidifier la gauche. Nous défendons des valeurs universelles, il faut s’en servir pour se solidariser. Bien sûr, certains sont plus radicaux que d’autres, mais tout projet de société se doit d’être inclusif. À l’oppression, à la destruction et au vide, il faut opposer l’esprit de communauté pour bâtir un monde meilleur ensemble.

      C’est peut-être idéaliste, ce que je dis, mais j’y crois. Et je crois qu’on peut travailler à dépasser les relations de pouvoir.

  24. Calango dit :

    J’écris plus que rarement mes commentaires sur internet. Je me considère comme quelqu’un d’intelligent (j’ai toujours pensé de moi-même que je suis juste assez intelligent pour pouvoir très bien saisir à quel point je ne suis pas assez intelligent…) et j’ai conscience que les opinions peuvent parfois être dangereuses, surtout lorsque l’on n’est pas impartialement informé. On l’est rarement. Ceci dit, il y a longtemps que je m’interroge sur ma véritable position à propos de la grève étudiante tout en collectionnant les articles et les opinions de parts et d’autres. J’ai lu votre article en plus d’une heure. Il m’a fait longuement réfléchir jusqu’à me convaincre de vous écrire pour vous dire que l’argument moral qui me manquait, oh honte à moi, s’y trouvait.

    Et donc de vous remercier.
    Disons même qu’après avoir lu si lentement et méticuleusement votre article avec une voix masculine (la mienne, dans ma tête), j’avoue avoir, une fraction de seconde, ressenti un sentiment comparable à de l’amour en découvrant que vous êtes une femme.

    Donc merci doublement.

    Désolé de n’avoir pas été bref. Tant qu’à écrire mon 3ème commentaire à vie sur internet, je me suis gâté. :)

    • geniedecesiecle dit :

      C’est moi, qui vous remercie! Je me sens choyée d’avoir eu la chance de recevoir l’un de vos rares commentaires! C’est précieux. ;-)

  25. Gabriel L. dit :

    Excellent texte, excellente analyse, merci.

  26. Très intéressant cet article. Ça donne vraiment à réfléchir face à une situation qui nous dépasse de plus en plus. J’admire le courage des étudiantes et des étudiants, leur détermination et leur joie de vivre en dépit de tout. La finale de votre article est particulièrement enlevante: « Il faut y opposer l’amour, la beauté, le sens du bien commun, l’esprit critique, les valeurs universelles etc.. » Merci!

    • geniedecesiecle dit :

      J’admire le courage, la détermination et la joie de vivre de tous ceux et celles qui se sont mobiliser dans cette crise. Il n’y a pas que des étudiantes et étudiants. Il y a des jours plus difficiles que d’autres, parfois on voit l’horreur de près, mais la solidarité reste.

  27. Réalistesansfrontière dit :

    Comparer le MESRQ aux jeunesses hitlériennes?? Mais quel genre de délire est-ce que vous dite là??? Surtout quand la moitié de ses membres sont tous sauf libérales.

    • Marc-André Laramée dit :

      Au contraire, la comparaison me semble tout-à-fait pertinente, pour peu qu’on la considère de l’angle approprié, c’est-à-dire la prétention de ces deux organisations d’incarner les valeurs dominantes de la société. Ainsi, alors que les « rouges » se nomment simplement « étudiants contre la hausse », nom clair et neutre qui indique précisément leur objectif, le mouvement « vert » a la prétention de se qualifier lui-même de « socialement responsable ». Dès lors, on n’est plus dans le débat d’idées « pour vs contre », mais bien dans l’affrontement de valeur « responsables vs irresponsables », citoyens vs anarchistes, gentils jeunes vs méchants jeunes… l’allégeance libérale ou autre importe peu ; la prétention d’être les seuls à détenir la vérité sur ce qu’est la responsabilité sociale est ce qui pervertit et radicalise véritablement le MESRQ.

      • geniedecesiecle dit :

        Wow! Marc-André, tu me comprends tellement bien que je pourrais croire que tu as écrit mon article! Mais oui, c’est exactement ça que je voulais dire et tu l’exprimes merveilleusement bien!

      • Realistesansfrontière dit :

        Encore une fois votre comparaison est crasse, si vous associez le mouvement vert aux Nazis, pourquoi ne pas associer les Rouges et les anarchistes à Staline? Et puis quoi encore? Le MESRQ n’est en aucun cas une organisation mise en place par le gouvernement ou le parti libéral, il n’a servit que de plateforme aux étudiants qui ont une vision différente des aveuglés des fédérations étudiantes. Les plus à même de recevoir les qualificatifs de totalitaire/dictateur/fasciste c’est vous, vous admettez pas qu’il y a plusieurs façon de concevoir la réalité et vous dénigrer ceux qui ne partage pas votre point de vue en les associant à une période peu glorieuse de l’humanité. J’aimerais sincèrement aider des gens comme vous qui ont perdu fois en l’Homme, mais malheureusement le choix de la liberté est une idée de droite.

        • Marc-André Laramée dit :

          Encore une fois, votre lecture de notre argumentaire est fautive. Un conseil à ce propos, d’ailleurs ; mieux vaudrait, lorsque vous voulez débattre, prendre le temps de réfléchir à ce que vous lisez et écrivez plutôt que de formuler votre pensée sur le coup de l’émotion, cela garantiera des meilleurs conditions de discussion pour tout le monde. Maintenant, permettez-moi une réponse :
          1- « Encore une fois votre comparaison est crasse, si vous associez le mouvement vert aux Nazis… » : La manière dont vous confondez fascisme, nazisme, dictature et totalitarisme, concepts que vous semblez considérer comme synonymes, biaise votre compréhenion à plusieurs niveaux. Par exemple, je n’ai jamais accusé le MESRQ d’être « nazi », comme vous dites ; j’ai simplement affirmé que sa prétention à exprimer la seule et unique voie de « responsabilité sociale » possible était anti-démocratique ainsi qu’à caractère fasciste ; si eux sont responsables, alors ceux qui s’opposent à eux ne le sont pas, logique dangereuse, vous en conviendrez. Le fait qu’il soit mis en place ou non par le gouvernement libéral (ce qui n’est pas le cas, comme vous le dites, bien que les leaders du mouvement fasse partie des jeunes libéraux et cherchent manifestement à se faire du capital politique sur le dos de ce conflit) importe peu, la comparaison s’effectuant non pas au premier niveau (celui des structures d’organisation formelles), mais bien au second (celui des croyances dont le mouvement tire sa source et de son attitude).
          2- » Les plus à même de recevoir les qualificatifs de totalitaire/dictateur/fasciste c’est vous, vous admettez pas qu’il y a plusieurs façon de concevoir la réalité… » En quoi, s’il vous plait, n’admettons-nous pas qu’il y ait plusieurs façon de voir la réalité? Jetez un oeil sur les commentaires de ce forum ; vous y verrez des divergences d’opinion, des débats, des argumentaires, bref, une discussion. Maintenant, admettre que chacun ait droit à son opinion d’équivaut pas à admettre que toutes les opinions se valent ; une opinion argumentée, basée sur l’utilisation judicieuse de concepts, de faits et des réflexions qui en découlent aura toujours plus de valeur qu’une prise de parole spontanée et émotive (telle que la votre) visant à dénigrer un point de vue qui ne fait pas notre affaire. Si vous voulez nous prouver que nous avons tord, argumentez, ne fulminez pas ; il me fera alors plaisir de considérer votre vision des choses, et peut-être de me laisser convaincre. Jusque là, par contre, je continuerai effectivement à croire que j’ai raison.
          3-« J’aimerais sincèrement aider des gens comme vous qui ont perdu fois en l’Homme, mais malheureusement le choix de la liberté est une idée de droite ». Cette phrase, qui ne veut strictement rien dire, est un bon exemple du point que je viens de soulever.

          • Realistesansfrontière dit :

            Je ne partage pas votre point de vue M. Laramée, mais je ne remettrai pas votre soucis d’objectivité en doute ;-) Vous semblez avoir un point de vue éclairé. Quand au  »coup d’émotion » dont vous parler, disons (pour expliquer les choses simplement) que je trouve qu’il s’agit d’une diabolisation excessive du MESRQ seulement pour une question de sémantique et je n’avais pas l’intention de commencer un long débat sur les valeurs et un combat à coup de statistiques.

          • Réalistesansfrontière dit :

            Nous ne partageons pas la même opinion M. Laramée, mais je suis heureux de voir votre grand soucis d’objectivité dans votre argumentation et votre point de vue éclairé. Bien que je sois très jeune et que mes émotions transparaissent dans mon argumentation, je suis toujours opposé au fait de comparer ou même d’associer une quelconque personnalité ou groupe impliqué dans le conflit étudiants à Hitler ou au fascisme. Quant à ma dernière phrase, je faisais une référence subtile à Milton Friedman dans son livre  »Capitalisme et Liberté ».

  28. Très intéressant cet article, merci! Ça donne matière à réflexion en ce « printemps érable » tellement plein de sève que les forces de répression se déploient sans vergogne. C’est avec des « jeunes femmes rouges toujours plus belles » comme toi (comme dans le slogan de mai 68) que

  29. Belle analyse, mais elle masque une réalité beaucoup plus troublante. Le PLQ est un parti réactionnaire proto-fasciste depuis beaucoup plus longtemps que la durée de ce conflit. La seule différence c’est qu’il vient de changer de cible.

    Depuis l’arrivée de Jean Charest, la seule et unique idéologie politique des libéraux a été de s’opposer par tous les moyens à l’indépendance du Québec. Tout le reste n’a été qu’une boue néolibérale sans forme et appliquée sans trop de conviction, livrée avec une bonne dose d’opportunisme en prime. À cette fin, les mêmes stratégies de manipulation des masses que vous écrivez ont été mises en place. La tactique d’associer indépendantistes et chaos est devenue tellement banale qu’elle fait partie de presque chaque réplique de Jean Charest. Comme pour « boycott » on a établi un autre vocabulaire pour traiter de la racaille « séparatisse ». Les mêmes journalistes cités plus haut, André Pratte en premier lieu, ont empilé les sophismes sur le sujet depuis des années, sans que leur raccourcis intellectuels ne leur nuisent.

    Mais bien pire encore, je crains que les libéraux profitent cyniquement du marasme de corruption et de méfiance qu’ils ont eux-mêmes créé au Québec. Pensez-y bien: si votre seul raison d’être politique est d’empêcher qu’un jour les Québécois soient les seuls maîtres de leurs affaires, quel meilleur moyen d’arriver à vos fins que de faire la démonstration qu’ils sont incapables de se gouverner? Avec ce conflit étudiant, j’ai bien peur qu’ils soient arrivés à leurs fins.

    • geniedecesiecle dit :

      J’ai toujours vu le néo-libéralisme comme un système totalitaire, mais pas proprement fasciste. Sa stratégie de gestion de la crise actuelle me rendait pourtant très malaisée. Ce n’est qu’en l’analysant à la lumière du fascisme, selon les termes de cet article, que j’ai compris d’où venait mon malaise. Peut-être que c’était présent avant, mais qu’on ne le réalisait pas. Je ne sais pas.

  30. Reblogged this on Sempre0allegra's Blog and commented:
    nos amis québéquois sont en pleine crise sociétal…. leur mai 68

  31. Sortie 252 dit :

    J’ai terminé il y a quelques jours la lecture de « Une douce flamme » de Philippe Kerr. Le détective Bernrard Gunther vit l’avènement du régime Hitler avec appréhension, n’imaginant pas l’horreur qui s’en vient, mais il voit toute cette haine et cet aveuglement et en est dégouté. En le lisant, j’avais toujours un sentiment diffus que nous vivions quelque chose de vaguement semblable. Pour moi, le pourrissement de la situation dans cette grève étudiante fait ressortir le pire de l’humain, de chaque côté du débat. Et je suis attristée par le gouffre qui se creuse encore et encore. Vous terminez avec un paragraphe lumineux et c’est ce qui fait ma journée. Merci. Cynthia

    • geniedecesiecle dit :

      Tant mieux si j’ai pu faire votre journée, malgré un texte aussi dur! Mais oui, il faut garder en vue la lumière, sinon, c’est le désespoir qui nous attends…

  32. Lynn dit :

    Wow! Excellent. Merci…

  33. lise pelletier dit :

    Un merci du fond du coeur pour cette réponse à l’inconfort ressenti depuis quelques semaines face à ce gouvernement qui est tout sauf démocratique.
    Je ne vais pas ici tenter de répondre à votre analyse car souvent ce que je ressens est difficilement mis en mot, étant plutôt une personne qui espère lire quelque part par une argumentation solide, la confirmation de ce qu’elle préssent.
    Merci Madame, je partage.
    P.S. A voir, si quelqu’un peut retrouver le discours d’inauguration du conseil national du PLQ à Victoriaville, Jean Charest y fait à un certain moment, presque le salut faschiste. Réellement, ça m’a donné froid dans le dos.

    • geniedecesiecle dit :

      C’est vrai? Je n’ai pas vu ce discours. Ouf! Enfin, si vous le trouvez, partagez-le ici.

  34. Johanne Mailloux dit :

    Je suis vraiment impressionnée par tant de lucidité et de vérités dénoncées. La tricherie orchestrée pas des imposteurs qui composent le parlement, émerge en fin. J’avais presque perdu espoir que cela arrive un jour. Ayant perdu confiance dans tous les partis politique, ce qui ce passe présentement ravive mon esprit patriotique… Merci!!!

    • geniedecesiecle dit :

      C’est plate à dire, mais je préfèrerais avoir tort! Que nos enfants grandissent dans un monde tout beau, espérons lutter assez fort pour leurs léguer au moins un monde meilleur!

  35. Pascal V. dit :

    Votre texte est, ma foi, un tantinet alarmiste. Vous êtes tellement biaisé que ça vous rend aveugle. Comme vous nous avez encouragé à le faire dans votre texte, je vais vous le dire tout de suite : Je trouve que vous exagérez.

    Les stratégies utilisées par le gouvernement sont des stratégies d’affaires, de négociation et de gouvernement démocratique. Tous vos arguments pour les associer au fascisme tombent à plat.

    Premièrement, je voulais vous demander votre source pour vos 5 symptômes… Où avez-vous pêché ça ?

    Votre premier symptôme : « Un chef qui incarne la voix du peuple ». Vous appelez ça un symptôme de stratégie fasciste ? Moi je ne vois pas ce qu’il y a de mal avec un chef qui incarne la voix du peuple. Allez-vous accuser René Lévesque et Barack Obama d’utiliser des stratégies de fascisme parce qu’ils ont mené leur mandat en incarnant la voix du peuple.

    Aussi, vous dites : « Le gouvernement affirme qu’il faut dire « boycott », et non « grève », quand il s’agit bel et bien d’une grève étudiante et les journalistes transmettent sans broncher cette information comme si le gouvernement pouvait réécrire le dictionnaire à des fins politiques comme bon lui semble. » Il y a aurait donc, selon vous, une manipulation des médias et ça fonctionnerait. Je vous invite à faire une recherche sur Google pour « boycott étudiant québec » (sans les guillemets). Vous obtiendrez 290,000 résultats. Maintenant, cherchez « grève étudiante québec » (sans les guillemets). Vous obtiendrez 1,290,000 résultats, la plupart venant de Radio-Canada, de La Presse et du Devoir. Aussi, savez-vous quel est l’hyperlien officiel pour parler de la grève étudiante sur le site du Journal de Montréal : http://www.journaldemontreal.com/dossier/greveetudiante

    Effectivement, comme vous le dites, le gouvernement, avec leur stratégie soi-disant fasciste, ont bel et bien réussi à contrôler les médias. « … les journaliste transmettent sans broncher cette information… »

    Vous dites que « Personne ne peut dire en quoi consiste exactement la « majorité silencieuse ». » Je vais vous donner un début de réponse : les gens d’affaires, les assistés-sociaux, les gens qui ne sont pas allés à l’université (techniciens, DES, DEP), les personnes âgées, les gens des régions et les anglophones. D’après mon humble avis (on pourrait en débattre), la majorité de ces gens appuient le gouvernement dans ses démarches de hausse des frais de scolarité. Maintenant, qui font partie de la « minorité bruyante » ? C’est simple, on les entend à tous les jours : les étudiants, les parents des étudiants, les professeurs et les gens du milieu artistique.

    De plus, dans les commentaires si haut, un dénommé larosenin a tout à fait raison. On ne peut pas compter les absents quand on fait un calcul de majorité. Vous jouez carrément avec les chiffres. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vous traiterai pas de fasciste pour autant. Vous semblez appuyer la cause des étudiants donc peut-être que si je faisais les mêmes calculs que vous (en comptant les absents), avec un exemple de situation d’étudiants, vous allez mieux comprendre. Disons qu’un CÉGEP compte 10,000 étudiants et qu’il y a un vote pour déterminer si on va en grève ou non. Il y a 1,000 étudiants qui se pointent au vote. De ces 1,000, il y en a 600 qui votent pour la grève et 400 contre. Qu’est-ce qu’on fait ? La réponse : On va en grève parce que la majorité (60%) l’emporte et que les absents ne comptent pas.

    Par contre, si on y va avec votre calcul, on pourrait en conclure que

    étudiants pour la grève / total d’étudiants = pourcentage
    600 / 10,000 = 6% des gens ont voté pour la grève (un chiffre qui ne peut pas être pris en compte)

    Vous faites exactement cette même manipulation avec les chiffres pour le gouvernement
    gens qui ont voté Libéral / total de personnes sur la liste électoral = pourcentage
    1 384 457 / 5 738 811 = 24.12% des gens ont voté pour les libéraux (un chiffre qui ne peut pas être pris en compte)

    Aussi, je trouve ça bien marrant que vous dénonciez le tweet de Éric Duhaime sur la comparaison du carré rouge et de la burqa (que j’ai trouvé déplacé moi aussi) et que vous en disiez « L’association de symboles entre le carré rouge, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et le fondamentalisme religieux est grave. Il s’agit d’énoncer par une association d’idéologies que, d’une part, les grévistes sont des extrémistes, des terroristes et vouent un culte aveugle à leur cause. » Mais que vous le fassiez dans un texte qui accuse le gouvernement d’utiliser des stratégies fascistes (que moi aussi je qualifierais d’association grave). Si je reprends vos propres mots, je pourrais mettre les gens en garde contre votre texte parce « qu’il énonce par une association d’idéologies que, d’une part, les libéraux sont des extrémistes et vouent un culte aveugle à leur cause.

    Bref, j’en aurais bien d’autre à dire mais j’aimerais vous entendre sur ce que j’ai écrit jusqu’à présent. À lire la réponse que vous avez fait à Denis P., on dirait que vous n’êtes pas le genre de personne qui aime entendre des arguments qui vont à l’encontre de vos idées. Votre texte m’a tellement abasourdi qu’il fallait que je réagisse. Vous pourrez donc vous vanter d’avoir rendu quelqu’un faisant partie de la majorité silencieuse un peu plus bavard ;-)

    • geniedecesiecle dit :

      En dépit de ce que vous affirmer, je donne énormément d’énergie et de temps à répondre à tous, mais quand il n’y a pas lieu d’avoir discussion, je ne force pas les choses.

      Depuis quand des des stratégies d’affaires et de négociation emploient la répression policière et judiciaire pour ne pas négocier? Un gouvernement démocratique est à l’écoute des groupes sociaux et ne refuse pas le dialogue. Il n’emploie pas la force pour réprimer la critique.

      Vous prenez mon titre seul pour me faire dire ce que je ne dis pas, vous ne tenez aucunement compte de la définition que je donne dans le texte. C’est de la mauvaise foi.

      Vous niez que le gouvernement et ses chiens de garde tentent de nous faire dire « boycott » au lieu de « grève », mais d’où venez-vous? C’est parce que nous résistons que les statistiques Google nous donnent raison, mais tous les jours, il faut le répéter. Oh! Et vous irez parler de votre super hyperlien avec des dudes comme Martineau et Duhaime. Peut-être arriverez-vous à les convaincre, ça nous ferait un bien immense. Svp, faîtes-le, allez les convaincre.

      Votre version de la « majorité silencieuse » versus la « minorité bruyante » est bien kioute, mais ça n’existe pas. C’est comme pour le père Noël, c’est pour que vous soyez bien sage. C’est trop facile et trop simple de diviser le monde en deux. Le bruit paraît facile à identifier parce qu’on l’entend, mais il y a toute sorte de monde dans les manifs, des étudiants comme des travailleurs et des chômeurs et tout ce que vous voulez. Je le sais parce que j’y vais, apparemment, pas vous. Le silence est impossible à cerner parce que tout peut s’y cacher, mais je connais plein de gens dits « silencieux » qui sont contre la hausse. Cette division ne tient pas la route parce qu’elle n’existe pas. Il y a des gens pour et des gens contre, ça ne signifie pas qu’ils prennent la parole ou se taisent.

      Votre calcul est purement hypothétique et fallacieux puisque le taux de participation à la démocratie étudiante est beaucoup plus élevé que ce qu’on voit aux élections d’abord. Ensuite, parce que vous partez d’une situation hypothétique alors que je prends des chiffres réels. Revenez-moi avec un vrai calcul basé sur de vrais chiffres et on en reparlera.

      Je ne fais pas une association d’idées, j’observe des stratégies politiques à la lumière d’un mouvement politique particulier. Je ne mélange pas des pommes et des bananes.

      Voilà.

      • Pascal V. dit :

        Merci pour votre réponse aussi prompte !

        Vous ne m’avez pas répondu sur la source de vos 5 symptômes. Est-ce que ça vient de quelque part ou bien c’est de votre cru ?

        Pour la répression policière, parlez-vous des manifestations qui sont déclarées illégales et qui empêchent ainsi les manifestants pacifiques de faire passer leur message ? Un petit conseil : qu’on arrête de lancer des roches sur la tête des policiers. Ces derniers seront peut-être être moins porter à renvoyer le monde chez-eux. Savez-vous combien il y a eu de manifestations étudiantes dans la dernière année au Québec ? Je ne sais pas. Je vous le demande. Peut-être 200 ? Et combien de ces manifestations se sont terminés trop tôt à cause que les forces policières jugeaient qu’il y avait trop d’actes illégaux ? 10 ? 15 ? Comment appeler ça de la répression ?

        Pour la répression judiciaire (comme vous l’appelez), je vous rappelle que ce sont, la majorité du temps, les étudiants eux-mêmes qui font appel aux tribunaux pour avoir des injonctions. C’est tout ce qu’il y a de plus légal et ce n’est pas les libéraux qui ont inventé ces lois.

        Oui je suis d’accord avec vous qu’il y a des gens de toutes les sphères de la société qui appuient la cause des étudiants. Mais ne venez pas me dire que les étudiants, les parents des étudiants, les professeurs et les gens du milieu artistique ne forment pas la majorité des manifestants. Si on enlève tout ce beau monde, le parc Émilie-Gamelin va se retrouver pas mal vide. C’est ce que je voulais dire par « minorité bruyante ».

        • geniedecesiecle dit :

          Désolé, Pascal, de ne pas avoir répondu plus tôt. C’est qu’en fait, la réponse à votre question se trouvait dans le texte. En notes, je cite le principal livre dont je me suis inspirée. Le livre ne parle pas de symptômes stricts, ni moi non plus d’ailleurs, mais évoque des traits caractéristiques que j’ai relevé pour voir si je pouvais les appliquer à la situation actuelle au Québec. J’aurais pu formuler autrement, mais je trouvais que ça divisait bien le texte et vulgarisait mieux les principaux enjeux.

          En ce qui concerne la répression policière, un petit conseil : participez à un manif, vous comprendrez mieux la situation. Le compte se situe à plusieurs centaine de blessés et cela augmente depuis l’adoption de la loi 78 parce qu’elle donne encore plus de pouvoir aux policiers.

          Quant à la répression judiciaire, la loi 78, encore une fois, est un excellent exemple de répression judiciaire puisque cette loi restreint les droits et libertés fondamentaux de tous les citoyennes et citoyens du Québec, garantis par la constitution. Dès l’adoption de cette loi, nous ne vivons plus dans un État de droit, mais dans un régime totalitaire. Et j’ai écrit cet article avant même qu’il en soit question !

          Mais oui, la judiciarisation du conflit sur le plan individuel pose problème, car on permet la remise en cause de la démocratie étudiante, c’est-à-dire que le droit individuel surpasse ici le droit collectif. Cela est inacceptable dans un contexte démocratique.

          Quand à votre minorité bruyante constituée principalement de… Come on. Le 22 mars, le 22 avril et le 22 mai, nous étions plus de 300 000 dans les rues. Juste des étudiants pis des artistes, parents et professeurs? J’en doute. La gauche n’est pas si restreinte. Franchement!

    • Marc-André Laramée dit :

      Encore une fois, je crois que nous avons affaire à une mauvaise lecture de ce texte ; permettez-moi d’apporter quelques précisions aux points que vous soulevez.
      1- Dans le premier symptôme (« incarnez la voix du peuple »), Génie ne blamait pas le gouvernement de représenter les citoyens ; elle l’accusait d’utiliser un langage qui, plutôt que de favoriser une réflexion rationnelle sur les réalité qu’il désigne, joue sur les sentiments de la population pour en tirer sa légitimité. Par exemple, dire que le gouvernement demande aux étudiants de faire « leur juste part » est un exemple de ce type de langage ; le terme ne veux rien dire en soit, mais capitalise sur le sentiment d’injustice que ressentent les gens du commun (imputables en grande partie à la mauvaise gouvernance) en cherchant à le canaliser contre les étudiants, ici présentés comme source de l’injustice ressentie.
      2- L’exemple que vous avez donné sur la question du langage utilisé (boycott vs grève) pour montrer que les journalistes ne sont pas à la botte du gouvernement demande davantage de nuance ; ce n’est pas tant que le terme grève ne soit pas utilisé, comme vous l’avez bien montré, mais plutôt qu’il ait été vidé de son sens par la comparaison. Plutôt que d’un boycott, on parlera ainsi d’une « grève illégitime » (comme en témoigne les interminables discussions sur la légalité du pouvoir des associations étudiantes) opposant étudiants et « patrons » (autorités scolaires) plutôt que d’une grève politique opposant des citoyens à leur gouvernement, ce qu’est en réalité le mouvement étudiant.
      3- Votre comparaison sur la question des chiffres est aussi boiteuse. Sans contester votre calcul, qui est correct, j’en questionnerai les conclusions. L’élection d’un gouvernement et les votes de grève, en effet, ne sont pas comparable, et voici pourquoi. Un vote de grève est un exercice de démocratie directe ; on pose une question aux gens, qui sont appelés à y répondre. Dans un tel cas, ne pas se prononcer équivaut à refuser de répondre à la question, et donc à perdre son droit de parole. L’élection d’un parti gouvernant, dans une démocratie indirecte telle que celle du Québec, est différente. Dans un tel cas, en effet, ne pas se prononcer est une forme de critique – cela équivaut à refuser les choix qui nous sont offerts en statuant qu’aucun d’entre eux ne nous convient, ce qu’il est bien évidemment non pertinent de faire dans le cas d’une question « oui ou non ». Pour qu’il y ait équivalence, il aurait fallu que la question posée aux étudiants soit du type indirecte, du genre « acceptez-vous que les représentants de votre association étudiante décident unilatéralement de faire ou non la grève », dans quel cas les abstentions auraient pu être percue comme autant de critique du processus, et donc comme de oppositions de principe en délégitimant le résultat. Dans un tel contexte, le 6% de voix en faveur de la grève est légitime, et le 24% en faveur du gouvernement ne l’est pas.
      4- Finalement, je n’ai vu dans le texte de Génie aucune trace d’idéologie ; il est bien sûr construit de manière partisane, pour défendre un point de vue, mais ne fait expressément appel à aucun principe justificateur supérieur, hormi bien évidement celui de la raison. Le discours des libéraux, par contre, est en entier fondé sur une logique néolibérale sous-tendant à la fois une vue dogmatique du rôle de l’État (comme lubrifiant des transactions économiques perçues comme moteur de la société) et une conception réductrice de la démocratie comme s’exprimant EXCLUSIVEMENT à travers le processus électoral.

      • geniedecesiecle dit :

        À Marc-André : Décidément, merci, vous répondez mieux que moi! Je vais attribuer cela à ma fatigue accumulée. Mais vous êtes articulé et respectueux. J’adore votre façon de débattre. Franchement, vous m’impressionnez.

  36. Steeve dit :

    Vraiment génial comme travail de recherche. Ça tombe à point. Demain le 15 Mai au soir on verra une nouvelle stratégie s’élaborer… Il faut rester attentif et surtout ne pas s’emporter lorsqu’ils provoquent. Honnêtement, étant passionné par l’histoire de l’humanisme, je trouve ce gouvernement particulièrement dangereux; il est prêt d’ailleurs, à ne pas dénoncer la brutalité policière envers les jeunes, c’est cela qui m’inquiète le plus. Mais le langage qu’il utilise, la manipulation du publique, démontre un manque de respect flagrant envers les québécois et plus spécifiquement envers nos véritable intellectuels, et cela m’est également inquiétant.

    Merci! Et souhaitons que l’entropie grandissante au sein de notre « gouvernement » cesse.

    • Steeve dit :

      « public »… et « véritables » (fautes d’orthographe)

    • geniedecesiecle dit :

      Le gouvernement ne peut pas dénoncer la violence qu’il ordonne. Ce qui est particulièrement dommage pour les victimes et leurs proches. Que voulez-vous dire exactement par nouvelle stratégie? Parce que Couchesne, ministre de la corruption en garderie, reprend le rennes des négociations ou parce que ça sent l’élection en arrière du poivre de cayenne?

  37. Richard dit :

    Re-bonjour,

    Aujourd’hui, je me disais qu’il fallait absolument que les anglophones du Québec, qui constitue la base électorale des Libéraux, sachent de quoi ils se rendent complices sans le savoir. Plusieurs ont connu le totalitarisme en Europe, et je suis sûr que la plupart d’entre eux ne savent pas que leur appui indéfectible et aveugle envers le Parti Libéral donne à Jean Charest une sorte de garantie, une caution qui lui permet d’agir au détriment de la population. Il serait intéressant que « The Gazette » prenne connaissance de votre texte (directement, pas par ouï-dire). Qui sait? S’il est bien rapporté, cela pourrait bien forcer une grande partie de cet électorat captif à revoir ses choix!

  38. C’est dommage que plus de 70% des québécois et des québécoises ne sachent pas lire. Merci quand même.

  39. Michel dit :

    Je vous félicite pour votre ardeur et votre humilité, votre article est intéressant et éclairant.
    Ceux qui aimeraient mieux comprendre la « finesse » de la pensée totalitaire se devraient de lire « Le système totalitaire » de Hannah Arendt. on y trouve des choses troublantes.
    La question qui me préoccupe est : comment réussirons-nous à freiner la polarisation des opinions alors que la gauche québécoise est plutôt centre et que la droite québécoise se radicalise dans des arguments stériles ?
    Par exemple, dans les commentaires écrits ci-haut, on vous accuse d’avoir pris le côté des étudiants visiblement parce que vos affirmations vont à l’encontre des opinions de ceux qui prennent comme paroles d’évangiles ce qu’ils entendent ou lisent dans les médias de masse. je suis inquiet par ce manichéisme qui affirme que si tu ne penses pas comme nous tu es notre ennemi.
    Bonne continuation à vous,

    • geniedecesiecle dit :

      Oui, Hannah Arendt, excellente suggestion de lecture!

      Quant à la question qui vous préoccupe, je répondrais dialoguer. Même si cela est difficile. Dialoguer dans le respect, même si l’autre vous insulte, pour ne pas tomber dans le langage de la haine. Il faut changer la perspective du débat : il ne s’agit pas de convaincre, mais de mobiliser et de conscientiser. Par « conscientiser », j’entends « montrer un autre point de vue possible ». Si chacun de nous peut « conscientiser » une seule personne, le changement sera drastique! ;-)

      J’essaie d’être positive, mais le dialogue et la conscientisation ont toujours été mon mode privilégié de militantisme. Évidemment, ça ne marche pas toujours, mais parfois, j’arrive à provoquer un tout petit changement de perspective. C’est déjà ça…

      • Michel dit :

        Je vous remercie et vous félicite de l’attention que vous portez à vos lecteurs, c’est tout à votre honneur. Puis-je rajouter une lecture passionnante à vous suggérer ? « Le malaise de la modernité » Charles Taylor. Il doit exister en français, je l’ai lu en anglais, c’est une description fondamentale du débat de fond qui déchire notre société et de manière plus âpre, le Québec ces temps-ci. Ça tient en quelques pages, mais ô combien profond !

        • geniedecesiecle dit :

          Oui, je l’ai lu. C’est un très bon texte qui se lit rapidement, simple, clair, concis.

          Je m’intéresse à mes lecteurs parce que vous êtes importants pour moi, même quand vous n’êtes pas d’accords avec mes propos. Vous êtes une source d’inspiration et de motivation! ;-)

  40. Sylvain Allard dit :

    Cet article c’est tellement n’importe quoi; c’est un torchon ! Que dis-je une insulte à l’intelligence et à tous ceux qui ont subi le fascisme?
    C’est de la démagogie, bourrée de sophismes, généralisations indues, de la désinformation des raccourcis  grossiers et pure fabulation historique. 

    Il faut avoir lu un peu sur le contexte des années 20 et 30 en Allemagne pour voir à quel point il n’y a rien de similaire entre les deux contextes.
    Il ne faut pas réinventer l’histoire simplement pour justifier sa cause (c’est franchement malhonnête)
    Comparer Charest à Hitler c’est odieux (même si on ne l’aime pas)
    Comparer Martineau à Goebbles tant qu’à y être.
    Pourquoi pas Lyne Beauchamp à Himmler ?

    Si le fascisme était vraiment chez nous, nous n’aurions aucun besoin de lire ceci pour nous en informer puisque cet article ne serait simplement pas affiché et son auteur en prison.

    On ne peut dire n’importe quoi sous prétexte qu’on n’est pas d’accords avec un gouvernement. 
    Je n’ai jamais voté pour ces Libéraux, mais la démocratie s’exerce au bureau de scrutin.
    On n’a qu’à aller voter (18% de participation des jeunes aux dernières élections)

    N’attendons pas d’avoir vraiment perdu notre démocratie avant de l’apprécier.

    • Louis fornofsky dit :

      Point godwin mr Allart ….

    • Marc-André Laramée dit :

      Bonjour M. Allard,
      Discutons un peu, voulez-vous?
      – « C’est de la démagogie, bourrée de sophismes, généralisations indues, de la désinformation des raccourcis grossiers et pure fabulation historique » Si certains aspects du texte vous semble boiteux, alors pourquoi ne pas les identifier avec un peu plus de précision, afin que les lecteurs soient en mesure de bien comprendre votre objection? Force est en effet d’admettre que cette phrase de vous que je viens de citer, peut être à juste titre accusée de tout ce dont elle accuse.
      – « Il faut avoir lu un peu sur le contexte des années 20 et 30 en Allemagne pour voir à quel point il n’y a rien de similaire entre les deux contextes. Il ne faut pas réinventer l’histoire simplement pour justifier sa cause… » À ce propos, je ne suis tout simplement pas d’accord ; j’ai une formation en histoire, spécialisée sur l’Europe du court 20e siècle, et le texte de Génie m’apparait toujours comme brillant de lucidité, étant manifestement le fruit d’un travail de recherche et de réflexion poussé. Vous semblez croire que le fait que les différences conjoncturelles entre l’Allemagne et l’Italie des années 1930 et le Québec d’aujourd’hui discrédite la comparaison ; je vous répondrai que, dans la mesure où l’histoire ne se répète évidement jamais, la seule manière d’utiliser le savoir historique est d’extraire des événements étudiés des modèles abstraits pouvant être adaptés a différents contextes. Les signes du fascisme (démagogie, utilisation d’un langage populaire, recherche de bouc-émissaire, etc.) sont bel et biens présents dans la stratégie du gouvernement ; le fait qu’il ne revête pas exactement la même forme qu’au début du siècle va de soi, puisque le contexte est différent. Prenons à titre d’exemple le système féodal ; entre l’empire de Charlemagne et la France de Louis XIV, les choses ont beaucoup changé, mais la logique du pouvoir (féodal) est demeurée la même. La même logique peut être appliquée dans le cas qui nous occupe.
      – « Je n’ai jamais voté pour ces Libéraux, mais la démocratie s’exerce au bureau de scrutin ». Je l’ai déjà mentionné dans mes précédents billets, mais le genre de démocratie qui se pratique au Québec, à proprement parler, n’en est pas. Voyons ; On demande aux gens de voter pour un parti qui les gouvernera, autrement dit : choississez qui, du candidat A,B ou C, pourra agir de manière totalement arbitraire en votre nom au cours des 4 prochains années. La distribution de ce vote s’effectue de manière à ce que, théoriquement, un parti puisse être majoritaire avec seulement 63 votes de plus que sont plus proche concurrent (c’est-à-dire une majorité de 1 dans les 63 circonscription requises pour obtenir la majorité absolue). Les gens sont encouragés, à travers les médias, à aller voter, mais pas à s’informer, à questionner leurs élus, à faire des choix éclairés… Finalement, on demande aux electeurs de se prononcer pour légitimer le système sans leur rappeller qu’il est important de le faire de manière éclairée et responsable, sans leur rappeller que le DROIT de vote est aussi un DEVOIR de vote. Une fois les élections terminées, ont demande aux gens de se tenir bien tranquille jusqu’aux prochaines, bref, de remettre leur souveraineté populaire entre les mains de gens qui en useront à leur guise, et traiteront pas le mépris toutes les questions, objections ou demandes qui leur seront adressées en en reportant la résolutions aux prochaines élections. Dans un tel système, dont il est impossible de dire sans rire qu’il est démocratique, l’initiative prise par les étudiants du mouvement contre la hausse, de même que celle des intellectuels qui, tels Génie, investissent de leur énergie et de leur temps pour faire prendre conscience aux gens du marasme dans lequel ils se trouvent, sont les seuls véritables manifestations démocratiques qu’ils nous soient encore donné de connaitre. Manifestations qui, pour des gens comme vous, sont des « insultes à l’intelligence ». Comment, après ça, nous croire encore à l’abri du fascisme?

    • Vous m’en direz tant. Il faut lire et voir ceci, Cher Ami…

    • Fernand Cloutier dit :

      Au Canada et au Québec en plus du fascisme nous avons la dictature d’Israel puisque Harper était le représentant d’Israel au dernier G20 à leur demande.
      « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es ».

  41. Jean-Michel Coderre-Proulx dit :

    Très, Très, Très bon texte. Je ne s’aurais dire mieux, et j’espère qu’au terme de mon baccalauréat je saurai avoir un discours aussi rigoureux et pertinent que le votre. Cette vision de la crise est tout autant véridict que désolante. Bon dieu qu’une chance que des gens comme vous savent la vulgariser pour éveiller la conscience des endormis. Merci encore.

  42. Jean Lépine dit :

    Bien…très bien…que d’amour pour votre jeunesse allumée..Vous faites ce que ma génération devait faire…
    Voici un super « divertissement » sur la grande histoire du néo-libéralisme et son gourou Milton Friedman. Ce documentaire n’a pas passé malheureusement sur les canaux de télévision du Québec, objectivité médiatique oblige…Ce film complet est un résumé trop succinct tiré du livre de Naomi Klein : La stratégie du choc_La montée d’un capitalisme du désastre.

    Lisez au complet la présentation, sous l’écran, avant de visionner…
    Cela rend plus clair la démarche…Plaisir assuré…surtout pour quelques uns d’entre vous délirant admirateur du parti libéral de JJ Charest!

    Pour avoir un super portrait de l’état dans lequel le fascisme oligarque nous a plongé tous, une excellente lecture de Jacques Généreux (éd.POINTS) :À la recherche du progrès humain.
    Trois titres. 1_La Dissociété. 2_L’autre société. 3_La grande régression.

    Dans ce dernier livre, il commence par cette phrase que plusieurs de ma génération pourraient malheureusement répéter : « J’ai vu mourir la promesse d’un monde meilleur. »
    Comme » l’ignorance n’a jamais aidé personne »…un peu de lecture ne fait pas de tord….!!!!

    Jean Lépine
    Grand-père de 66 ans.

  43. Quetzal dit :

    La fille comprend absolument rien des États Totalitaires…. pour commencer elle confond fascisme et nazisme… le fascisme affirme l’idéal d’un homme nouveau et des valeurs guerrières, une idéalisation de la violence… pas de la haine xD ! Le nazisme prône la suprématie de la race aryenne sur les autres et insiste RADICALEMENT sur le racisme biologique. L’État policier est la, sauf que si c’étais le cas ici, son article ne serait même pas publié mais censuré. En plus elle omet de préciser que l’État communiste est aussi totalitaire mais ne le fait point car c’est de l’extrème gauche et non droite ! On voit deja un certain parti pris pour la gauche. Il n’y a pas de culte de la personnalité en la personne de Jean Charet xD et le système économique du fascisme et du nazisme est le corporatisme ET PAS LE LIBÉRALISME !!! Les états totalitaires prônaient tous justement une autre voie et se battait contre le capitalisme des démocraties !!! Pour finir, si Jean Charest était aussi charismatique que Hitler, il y aurait eu une  »Nuit de Crystal » ou la population et des partisans Charest (les  »verts ») iraient défoncer les maisons des  »rouges », les envoyer dans des camps de concentration car ils ont contestés. Au contraire, le nazisme a un but politique clair et précis, la domination de la  »race aryenne » sur les autres  »races » tout en étant pas  »contaminé », la destruction de la démocratie capitaliste ainsi que l’extermination des Juifs, censés représenter le  »banquier fourbe ». Et exterminer les slaves censés représenter le bolchevisme. Le fascisme veut une nation forte basée sur la rééducation des hommes en  »hommes nouveaux », refondre leurs valeurs pour atteindre un idéal futuriste, la guerre elle-même servant l’idéologie, contrairement aux États Impérialistes du XIXème siècle qui prônaient la guerre au noms de leurs idéaux. Différence subtile mais bel et bien existante ! L’article a été écrite surement par quelqu’un qui n’aura même pas lu :

    Sur le nazisme = Mein Kampf… Sur le Communisme = Manifeste du parti communiste et le Petit livre rouge de Mao
    Sur le fascisme = le fascisme vu de droite, Qu’est ce que le fascisme ?, Naissance de l’idéologie fasciste, Logique du Fascisme, La Révolution fasciste,
    Sur l’Histoire des pays qui ont eu ce système = Italie, Russie, Allemagne
    Bref cet article pue l’ignorance, le populisme, et la démagogie (paradoxalement), tout amalgamé sur le terme fasciste, mot démonisée par certains historiens et par certaines personnes, ignorantes et incapables de faire de discernement…

    • Paul dit :

      Enfin un peu d’objectivité et une trève de réthorique nauséabonde pour êtres humains faibles et braillards!

    • Chanel Boucher dit :

      Vous tenez aussi à faire comme si vous y connaissiez tout… Mais le terme « fascisme » n’est pas immuable et univoque. Au sens large, il caractérise très bien les techniques qui sont rapportés dans ce texte : un rejet des institutions démocratiques (comme les associations étudiantes), des décisions qui vont à l’encontre de la volonté du peuple (comme pour le Plan Nord), de la répression (besoin d’exemple ?) et j’en passe. Et oui, le nazisme s’est en partie inspiré du fascisme.

      • Quetzal dit :

        Un rejet des institutions démocratiques peut tout a fait se faire par le peuple lui-même (prenons le cas des Émirats Arabes Unis) sans avoir aucun lien avec les idéologies totalitaires. Des décisions qui vont a l’encontre du peuple peuvent se faire DANS N’IMPORTE QUEL SYSTÈME POLITIQUE sans que cela soit  »fasciste ». Dans l’histoire de l’homme cela s’est fait si souvent que vous pourriez trouver des exemples avec quelques lectures….
        Idem pour la répression.
        Alors quand on veut  »démoniser » quelque chose juste parce que c’est une mode politique historique qui en plus n’a plus lieu d’être, votre  »sens large » est la preuve d’une inexactitude de vocabulaire politique et un manque de connaissance.
        Encore une fois, avant de parler, connaissez votre sujet, lisez, et je ne prétend pas tout savoir, mais contrairement a ce que vous faites, je ne fais pas d’amalgames grotesques.

        Et pour finir, puisque vous avez une vision enfantine de la politique et une idéalisation digne d’un fanatisme envers la démocratie, je vais vous rappeler quelques détails:

        – Depuis la guerre d’indépendance, les U.S.A (une démocratie), ont repoussés et exterminés les amérindiens pour avoir accès a l’Océan Pacifique et ce mouvement s’est accélérée après la Guerre de Sécession. Démocratiquement, la population exigeait au gouvernement de nouvelles terres, donc la machine s’est mis en marche ainsi que la fin des Amérindiens.

        – La IIIème République française de Jules Ferry a supporté la colonisation au nom de la  »civilisation » et le  »droit aux hommes supérieurs de civiliser les hommes inférieurs » et ce, en toute liberté au nom des  »Droits de l’homme ». Jules Ferry lui-même était raciste. On connaît le bilan de la colonisation ensuite…

        On peut tout a fait exploiter et exterminer des nations au nom de la Liberté, et ce sans idéologies totalitaires.

        • geniedecesiecle dit :

          Vous confondez tout mon cher Quetzal. D’abord, il n’y a pas lieu de parler de communisme parce que ça ne s’appliquerait pas. Pas parce que tel qu’appliquer dans le réel, les États communistes ont été également des États totalitaires, mais parce que ça ne s’applique pas. La politique ne se comprends plus sur un simple axe gauche/droite, mais aussi sur l’axe autoritaire/libertaire.

          Par ailleurs, vous m’accusez de faire ce que vous faîtes vous-mêmes. C’est-à-dire confondre le fascisme et le national-socialisme. Oui, le nazisme était une forme de fascisme, mais le fascisme en tant que tel peut prendre différentes formes (comme l’évoquait Chanel), dont le néo-libéralisme porte le germe. Le nier, c’est accepter de s’enfoncer dedans. Je vous suggère de lire « La peste » de Camus, un livre formidablement bien écrit sur la possible résurgence du fascisme.

          Il ne s’agit pas, ici, d’une chicane droite/gauche, sachez-le. Mais de la différence entre un État de droit et d’un régime totalitaire. Mais pas n’importe quel totalitarisme, celui qu’on ne veut pas nommé, celui qui est tabou, notre peste post-Seconde-Guerre-Mondiale : le fascisme.

          • Quetzal dit :

            Je suis très clair dans mes propos, c’est simplement tes convictions pro-gauchistes qui te trouble. Le communisme en théorie est une anarchie, mais je parle de faits, et de fait le communisme est un gouvernement de type totalitaire je le sais parfaitement… et de 1..

            et de 2: voir la politique comme  »gauche »,  »droite »,  »libertaire »,  »autoritaire » est complètement insensée dans la mesure ou certains pays comme le Qatar (je prend un exemple) est une monarchie  »libérale ». Donc ce point de vue est inadaptée. Une monarchie peut tout a fait être de  »droite » ou de  »gauche ». (La santé au Qatar est COMPLÈTEMENT GRATUITE, ce qui n’est même pas le cas au Canada, on paie pour les dents…)

            3: Je ne confonds rien, mes propos sont très clairs. je ne confonds pas du tout fascisme et national socialisme, vous n’avez pas du tout lu mon article pour dire, j’ai résumé leurs objectifs et leurs méthodes, qui sont différentes….
            Le  »néo-libéralisme » n’est pas un système politique (xD), avouer cela revient a dire ne pas savoir déterminer un système politique, c’est a dire une monarchie, une théocratie, un état nazi, fasciste, communiste… une dictature militaire… ce sont des systèmes politiques, pas le  »néo-libéralisme » qui est un simple courant de pensée, existant qui plus est exclusivement dans des démocraties…. en passant…

            Pour ton livre de Camus, les philosophes peuvent raconter des stupidités… et en général les philosophes en politique sont remarquablement enfantins, ils ont une vision plutot biaisées en ce qui concerne la politique…Sartre était pro-communiste et a du changer d’avis lorsqu’il a su pour les atrocités du parti communiste… De même que Heidegger était nazi, et Voltaire avait des parts de marché des compagnies d’esclavagistes alors qu’il écrit un Traité sur la tolérance…
            Donc encore une fois, je te conseille de lire des livres sérieux sur la politique et l’histoire, pas 2-3 philosophes qui n’y connaissent rien…..

            Et je finis avec ta conclusion, le néo-libéralisme ce n’est pas du fascisme, tu as adhéré a la propagande communiste qui a décidé d’insulter les démocraties libérales en les appelant comme cela après la 2ème Guerre Mondiale…

            • geniedecesiecle dit :

              Il n’est pas évident de dialoguer avec quelqu’un qui vous traite de gauchiste comme si cela représentait une insulte. Nos positions sont différentes, soit, mais je me refuse à vous dire que vous êtes ignorant parce que de droite et je vous invite à faire la même chose si vous voulez discuter. Sinon, prière de vous abstenir. Le dialogue nécessite un minimum de respect envers autrui.

              Je ne nie pas que vos propos soient clairs. Là où il y a confusion, c’est de me parler de communisme alors qu’il n’est pas question de communisme ici. Je pourrais très bien critiquer le communisme, ce n’est pas l’objet de ce texte. Vous êtes donc hors champ.

              Ensuite, quand je vous parle des axes gauche/droite, autoritaire/libertaire, ça ne vient pas de moi, c’est une perspective qui a été développée par des chercheurs américains. Et cette perspective est fort intéressante, tout en permettant une analyse plus juste des positions politiques.

              Vous avez écrit un article? Où ça? Je n’ai lu que vos commentaires, mais pas d’article. Mais bon, si je suis votre schéma de pensée, le libéralisme est un système politique, mais pas le néo-libéralisme? Voyons donc. Le libéralisme est issu de l’ère industrielle, théorisé par Adam Smith. Alors que le néo-libéralisme est issu de la période post-conférence de Bretton Woods et du consensus de Washington, théorisés par Friedman et von Hayek. Chacun de ces deux systèmes ont été théorisés. « Néo » ne signifie que « nouveau ». Nous avons quitté le libéralisme depuis longtemps.

              Pour m’attaquer sur mon utilisation de l’expression « système politique », il aurait fallu être précis, me donner une définition comme : « Le système politique est un mode d’organisation d’un État. Le système politique comprend notamment le régime politique, la structure économique, l’organisation sociale, etc. » Et identifier ces système qui sont : démocratie, totalitaire, autocratie, théocratie, féodalité, oligarchie et monarchie. Alors que le libéralisme, le néo-libéralisme, le communisme, le fascisme, etc. sont des doctrine de philosophie politique. Mais vous avez tout confondu en voulant me reprendre.

              Je trouve cela très drôle que vous présumiez de mes lectures. Je lis énormément. Pas juste de la littérature et de la philosophie, mais aussi dans toutes les disciplines des sciences humaines. Je suis contre la sur-spécialisation qui ne nous permet pas d’avoir une vision globale de la réalité. Je crois que pour écrire, il faut connaître le monde, s’y intéresser dans tous ses aspects.

              Et finalement, je n’adhère à aucune propagande. J’ai soigné ma droite en lisant les classiques de la droite politique, mais je penche à gauche. Si vous voulez me lier à un courant de pensée politique, ce ne sont pas les communistes qui m’inspirent, mais les anarchistes, les situationnistes, les altermondialistes et les néo-marxistes surtout. Ceci dit, je n’adhère à aucun courants de pensée en soit et j’essaie de rester libre dans mes idées tout en m’inspirant des penseurs qui m’ont précédée.

              • Sortie 252 dit :

                Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet article a touché une corde sensible à voir tous les commentaires continuer d’affluer. J’aime bien lire ces échanges, tout aussi instructifs. Géniedecesiècle, si l’envie vous prend d’écrire un billet sur ce qu’est le situationisme, je vous lance l’idée comme ça, ça m’intrigue. Et tant qu’à faire, c’est quoi un néo-marxiste? Quand vous n’aurez plus de commentaires sur le présent article et que vous aurez le temps de passer à autre chose… ;-) Cynthia

  44. bennyauger dit :

    Reblogged this on Le Vulgaire and commented:
    à lire absolument!

  45. En toute bonne foi, je ne crois que nos élus, journalistes et autres acteurs sociaux décriés soient assez intelligents pour deviser de toutes ces tactiques consciemment. C’est plutôt qu’ils sont imprégnés de leur moi jusqu’à la moëlle. Le génie vient d’ailleurs… XXX

  46. karl dit :

    bravo! un texte bien construit! ça porte à réflexion, merci bcp pour se beau travail! lachez surtout pas!

  47. samuel A. dit :

    belle recherche, même si y’en a beaucoup qui aiment prendre chaque mot pour rappeler son sens premier depuis le latin… très intéressant.

  48. Richard dit :

    Re-bonjour Marie-Christine. J’ai passé un bon moment hier soir à écrire un commentaire qui s’est perdu à la suite d’une panne inopinée de mon branchement internet… Devrais-je y voir une tentative de la part de forces obscures pour me réduire au silence? ;))

    Blague à part (parce qu’il faut bien rire, pour conjurer la peur), je voulais vous dire que je crois qu’il serait utile que votre texte puisse être lu par la communauté anglophone de Montréal… oui, oui, celle-là même qui forme la base électorale irréductible du Parti Libéral du Québec. Celle qui est composée, en partie, de gens qui ont connu le totalitarisme en Europe, et qui ne seraient pas fiers d’apprendre que le parti auquel ils donnent un appui aveugle et indéfectible utilise des tactiques qui risquent de mener à des débordements qu’ils sont à même de craindre. Ces mêmes gens, qui n’ont pas hésité à prêter au Parti Québécois les mêmes intentions dans les années ’80, auront sans doute la clairvoyance de reconnaître, si on prenait la peine de leur montrer (pour cela, il faut bien les aider un peu, ils sont très mal servi en terme de couverture médiatique), que le PLQ se joue d’eux et se sert de leur caution électorale pour se livrer à ses odieuses manoeuvres en toute impunité…

    Alors, croyez-vous que « The Gazette » accepterait de vous publier? Osons l’espérer!

    • geniedecesiecle dit :

      Désolée d’avoir mis tout ce temps avant de vous répondre… Mais bon, je le fais. C’est une bonne idée, certes, surtout que la Loi 78 semble me donner raison (plus que je ne l’aurais cru au moment d’écrire cet article), mais je doute que The Gazette accepterait de me publier. D’une part, parce que cet article est long. De l’autre, parce que les grands journaux ne passent pas des textes comme celui-là…

  49. Réal Bilodeau dit :

    Franchement, Marie-Christine, c’est presque aussi réjouissant de lire les commentaires qui suivent ton texte que celui-ci. On peut dire que tu as du génie pour faire se dérouler les pensées et, oh! j’ai un flash, une idée originale : je dirais qu’en ce qui concerne les idées tu es, tu es… un génie de ce siècle ! Qu’en dis-tu ? Je suis trop fort… Allez, je te fais la bise.

    • geniedecesiecle dit :

      Hahaha! Beaucoup trop fort. J’avoue que j’essaie de lire et de répondre aux commentaires, mais dans ce cas-ci, je suis un peu dépassée…

  50. Katrie dit :

    Bravo! Tellement bien développé que je le partage à mon asso!

  51. Elyse dit :

    Excellent article! Il explique tout ce que j’avais constater sans être capable d’exprimer et encore moins expliquer. Merci Beaucoup!

  52. Leduci dit :

    Je diffuse votre texte. Je participe grandement à la diffusion de l’information. Je souhaite que les individus prennent consciences et agissent pour la collectivité. Merci pour votre don intellectuel! Continuons notre résistance! Nous sommes plus que les gens pensent et à chaque jour, nous en avons un de plus qui prend conscience.

  53. Robert C. dit :

    Concernant les mass-media, avec la main mise de Power Corporation via GESCA et Quebecor sur ces derniers , la realite est que le peuple Quebecois n’a aucun media qui lui appartient. Charest est la marionnette des banksters.

    Je crois que le mouvement etudiant depasse la simple greve scolaire, que c’est une extension du mouvement occupy wall street, une protestation contre cette corruption qui non-contente des milliards qu’elle engouffre, cherche maintenant a s’accaparer l’argent de nos jeunes, qui est quelque part notre argent a tous car quels parents grotesques ne soutiendrait pas les frais scolaires de leurs enfants!?

    J’ai honte des quebecois qui se laisse diviser et acceptent sans protester le bouc emissaire que les vrais criminels lui presente en la personne de leur propres enfants!!! C’est irreel… C’est aussi ignoble que de dire a une femme violee qu’elle en serait responsable.

    Je ne vois qu’une solution, celle que l’Islande a recemment appliquer.

    • geniedecesiecle dit :

      Le modèle islandais serait difficile à appliquer sur un pays aussi grand et divisé que l’est le Canada…

      Mais je partage votre honte et votre volonté de changement.

  54. Pistov dit :

    Vous faites référence à des éditorilalistes-chroniqueurs et non à des journalistes qui rapportent des nouvelles. Ces mêmes médias de masse offrent aussi des blogues aux Jean Barde et Léo-Paul Lauzon qui, eux, doivent être angéliques je suppose.

    Je vous invite à ne pas faire lire ce texte aux juifs, aux vétérants, aux immigrants qui ont fuit ce régimes et aux allemands eux-mêmes, ils qualifiraient ce texte de grotesque fiction.

    • patrick dit :

      est-ce que tu parle de ces même immigrants qui ont immigré ici en victime persécuté et qui depuis s’écorce a vivre dans leur propre petite communauté isolé et qui tente par de multiple tour de passe passe entre autre grâce a la charte des droit et liberté et a des manipulation politique et économique ,wow ,quel comparaison ! on voit tout de suite que tu te réfère a des gents exemplaire! bravo

      • Pistov dit :

        Euh..non, je ne fais pas ce genre de généralité. Je fais référence aux exils importants où des foules ont fuit des réels régimes fascistes. Et la chartre, elle est bonne pour minou mais pas pour pitou?

    • geniedecesiecle dit :

      Vous employez l’épithète « grotesque », vous êtes contaminé. Suffit que Charest répète ce mot un peu trop souvent dans une conférence de presse pour que les gens se mettent à le répéter à qui mieux mieux… Essayez maintenant de me faire croire que la loi 78 n’est pas une stratégie fasciste. J’avais écrit ce texte avant même qu’elle soit adoptée. Vous me faîtes rire avec votre « fiction ».

      • Pistov dit :

        Quel beau débat où l’on est contaminé et systématiquement du bord de Charest dès qu’il y a semblant d’opposition. Cette lecture  »fasciste » est nettement plus à l’extrème que ce qu’il en est réellement, c’est de la pure fiction. Je préfère scander  »élection  » que  »révolution » mais que voulez-vous, même les gens au centre sont identifiés de droite ces temps-ci.

        • geniedecesiecle dit :

          La fiction, c’est de faire croire aux gens que la démocratie ne s’exerce qu’une fois au 4 ans par le droit de vote. La fiction, c’est de refuser d’appeler un chat un chat parce qu’on a peur des chats. La fiction, c’est de se dire au centre quand on sait que, mathématiquement, le centre est sans dimension.

          Je suis romancière et essayiste, Pistov, je sais très bien faire la différence entre fiction et réalité. Bien souvent, d’ailleurs, la réalité dépasse la fiction.

          Je ne vous convaincrez pas et ce n’est pas mon but. Mais vous ne semblez pas comprendre la différence entre un système politique fasciste et ce que j’appelle des stratégies fascistes. Si vous êtes en désaccord avec ce qui ce passe, lutter contre vos adversaires, pas contre ceux qui se battent avec vous. Si vous criez « élections », pourquoi ne pas le scander avec ceux qui crient « révolution », nous serons plus si on est ensemble, qu’on soit du centre ou de la gauche. Au fond, nous voulons la même chose : du changement!

          • Quetzal dit :

            Si Jean Charest avait appliqué des  »stratégies fascistes » comme tu dis,
            1: ton article serait censurée, en fait t’aurais juste même pas pu l’écrire…
            2: Les manifestants auraient été éliminés, envoyés dans des goulags ou camp de concentration, au choix… ou rééduquez…
            3: ils auraient pas besoin de faire voter une loi, mesure véritablement démocratique, ils auraient décrétés une politique voir aucune…
            4: c’est le propre des démocraties de s’accaparer plus de pouvoir lors de périodes  »dangereuses » pendant un temps limité, Le pouvoir est total dans un état totalitaire et n’a aucune limite…

          • Pistov dit :

            Ca c’est bien vrai, c’est une belle invitation de joindre toutes les voix. C’est divertissant de se référé au nazisme mais c’est à des années lumière de ce qui nous arrive en ce moment.

            La loi spéciale n’est pas la solution. Charest demeure tout de même à la gauche de Harper, il ne l’aurait pas dépasser encore, selon moi, sur l’échelle droite-gauche. Le retour du débat sur l’avortement mais surtout la loi sur les jeunes contrevenants c’est grave, malheureusement pas de bruit de casseroles pour ces mesures excessives. C’est d’ailleurs le ministre libéral Fournier qui est allé au batte à Ottawa pour défendre le Qc, en plus du registre des armes à feu.

            Théoriquement, les valeurs libérales sont adaptés au Qc mais en pratique, c’est pas tout à ce qui se passe en ce moment. On embrasse un groupe de valeurs quand on fait un choix politique mais la crédibilité de ceux qui incarnent un parti c’est fondamentale, les leaders étudiants n’y échappent pas non plus. D’ailleurs le prix décerné à Jeanne Reynolds pour son implication personnelle n’a pu que favoriser sa crédibilité.

            Ce n’est pas très sexy d’être de centre mais on peut se compter chanceux de ne pas vivre dans un système bi-polaire gauche-droite comme aux USA et en France. De conjuguer avec 4 voix différentes dans nos parlements et d’avoir un pouvoir minoritaire à l’occasion ne peut que favoriser l’équilibre et l’expression de la démocratie.

            • geniedecesiecle dit :

              Contente de constater qu’on arrive à s’entendre sur certaines choses.

              Je tiens par contre à réitérer que je réfère au fascisme et non au nazisme. Petite nuance.

              Par ailleurs, je ne peux qu’être d’accord avec vous sur le fait qu’il se passe de graves choses au fédéral. Je n’irais pas jusqu’à dire que Charest est à gauche de Harper. Ce sont tous les deux des conservateurs. S’il y a, donc, un côté néfaste à l’ampleur qu’a pris la crise sociale au Québec, c’est bien de nous faire oublier ce qui se passe sur la scène fédérale. La loi Mamouth, pour ne nommer que cela, est fort inquiétante…

              Cordialement.

  55. Stéphane Ranger dit :

    Bravo et merci pour ce texte.

  56. Daniel Gagné dit :

    Atteindre le point de Godwin fait peur, quand on pense qu’il est un point facile et souvent injustifié, mais force est de reconnaître que les méthodes facistes sont ici bien disséquées et qu’il est évident qu’elles fonctionnent, presque d’instinct. Le grand problème reste l’évidence…cette évidence qui crève les yeux…qui nous empêche collectivement de voir. Hitler était un petit homme noir disant à son peuple qu’il se devait d’être grand et blond et malgré cette aberration il a gardé le pouvoir jsuqu’à ce que son pays soit petit et noir. Bravo pour l’analyse, même si ceux qui devraient le lire ne le feront pas et s’ils le font ce sera pour ne pas comprendre. Un des grands outils de ce type de pouvoir est la polarisation et elle est bien jouée. Merci Madame.

    • geniedecesiecle dit :

      J’avoue que l’expression « point de Godwin » est devenue à la mode sans que nous en comprenions réellement le fondement. En fait, traiter de stratégies fascistes dans un article cela devrait pouvoir se faire. Il faut apprendre les leçons de l’Histoire pour éviter de les répéter… Le point de Godwin s’atteint dans un environnement précis et selon des paramètres définis. C’est dans un forum, ou plus largement lors d’une discussion sur internet, si le débat dur trop longtemps, on en vient à l’insulte, le plus souvent, on traite l’adversaire de « fasciste », ou par extension, de « communiste ». Ceci dit, l’expérience des discussions sur ce blog suivant mon article est assez intéressante en ce sens que mes détracteurs ont presque tous eu le réflexe d’atteindre le point de Godwin dès le départ. Autrement dit, ils m’ont presque tous attaquée en répliquant que c’était moi qui était « fasciste ».

      Ceci dit, merci pour ce commentaire. À la prochaine!

  57. Dr. Petiot dit :

    Ces jours-ci les gens se découvrent tous une expertise dans le phénomène totalitaire.
    Ils n’ont certes pas lu Arendt, Gentile, Aron ou Trotsky mais ils savent ce qu’est le totalitarisme, le stalinisme ou le fascisme.

    Il y a trop d’erreurs purement factuelles dans votre texte. Trop d’erreurs conceptuelles qui ne seraient pas acceptés de la part d’un élève de première année en science politique. Le phénomène totalitaire est extrêmement complexe, subtil et plein de particularismes. Hannah Arendt, que d’aucuns considèrent comme l’un des plus brillants esprits du XXe siècle, disait elle-même que même après 40 ans d’études du phénomène totalitaire et même après l’avoir vécu elle-même, elle était incapable d’en voir toutes les subtilités et les nuances.

    Tout rapprochement entre le petit gouvernement provincial de J. Charest et cette fabuleuse machine à écraser, broyer et fusiller les êtres humains que fut le phénomène totalitaire est une insulte à la recherche universitaire.

    Le livre que vous citez à la fin de votre texte est un type de pamphlet très à la mode en ce début de XXIe siècle: la philo-pop. Des petits livres, généralement en bas de 100 pages qui mélangent plein de concepts mal assimilés et qui impressionnent facilement les crédules. Bref, des livres de cuistres. Y’a la même chose dans tous les domaines scientifiques. Psychologie, Histoire, etc.

    Vous voulez avoir un petit aperçu du fascisme? (Au sens générique du terme, décrire le régime mussolinien est encore plus spécifique)
    (Grands traits, je vous laisse le loisir de lire «Les origines du totalitarisme» ou «Qu’est-ce que le fascisme?»

    1) Rejet radical et sans concessions du libéralisme (politique et économique). Ergo, rejet du capitalisme comme système économique. Corporatisme. C’est une idéologie constructiviste. Construire un Homme Nouveau.
    2) Naît d’une crise de valeurs profonde dans un pays qui est conceptuellement au centre du monde. Destinée manifeste. Mission prophétique. Racines historiques particulières et historicisme assumé.
    3) Culte de la personnalité d’un chef, d’un guide. Confusion totale entre le Parti et l’État.
    4) Impérialisme à son stade de développement final. État fait sur le modèle théorisé par Hobbes: la roue qui tourne. Pouvoir pour le pouvoir, pour toujours plus de pouvoir.
    5) Régime basé sur la violence pour la violence. Le fascisme est une sorte de catharsis de la violence sociale. Il la monopolise de façon absolue. Ceci est fondamental puisque sans ce thélos de violence, le régime s’écroule.

    Bref, le fascisme, même au sens large -donc autre chose que Mussolini et ses amis- n’a jamais existé et n’a pas pu exister en dehors de l’Europe du XXe siècle. Y’a des débat entre experts à savoir si Salazar ou Franco étaient «fascisants». Ça sa discute effectivement.

    Et encore, ce n,est pas complet. Y’a 1001 autres raisons particulières qui font du fascisme (et du phénomène totalitaire) un sujet qu’on devrait traiter avec le plus grand soin et avec des références académique solidaires.

    Bonne journée à vous,

    • geniedecesiecle dit :

      Cher Dr. Petiot,

      D’abord, laissez moi vous dire qu’engager la discussion avec quelqu’un qui vous prend de haut est plutôt éreintant. Que j’aie des détracteurs, je m’y attendais, mais me faire parler comme si j’étais une mauvaise élève de premier cycle en sciences po est une insulte à mon intelligence. Nous ne sommes pas d’accord, soit, pouvons-nous parler d’égal à égal, cela m’apparaît nécessaire. Si ça peut vous rassurer, sachez que j’ai effectivement pris des cours de sciences po du temps où je faisais mon bacc en littérature et que j’étais toujours extrêmement déçue de ne pas y apprendre grand chose, de trouver le corpus de lectures un peu trop facile à mon goût et d’obtenir invariablement des A+ sans y mettre d’efforts. Par ailleurs, ayant une maîtrise en Arts, dont ma spécialité théorique relève de l’approche psychosociocritique avec un net penchant pour l’étude de la société de l’image (qui est, je le souligne, une forme de système totalitaire plutôt pernicieux), je savais que j’étais loin d’être une spécialiste de la politique. C’est pourquoi, avant de publier n’importe quoi, j’ai fait lire mon texte à deux doctorants en sciences po pour m’assurer que je n’étais pas en train de dire n’importe quoi. Je n’aurais pas publier ce texte s’ils m’avaient dit que ma réflexion ne tenait pas la route.

      Maintenant que cette question est réglée. Remettons les pendules à l’heure.

      Je n’ai jamais prétendu être une spécialiste des régimes totalitaires ni que ces systèmes n’étaient pas complexes. Je dis même à plusieurs reprises que le fascisme est changeant et s’adapte aux contextes sociaux de diverses manières. Il est en effet difficile de le cerner. Je n’ai jamais prétendu le contraire. Or, sous-estimer le gouvernement Charest uniquement sous prétexte que c’est un petit « gouvernement provincial » est un déni d’intelligence.

      En ce qui concerne le livre de Rob Riemen, je trouvais que l’intérêt de ce livre était sa facilité d’accès. Facile à comprendre pour tout un chacun, tout en présentant de nombreuses références intéressantes pour qui voudrait poursuivre sa réflexion à ce sujet. Je considère ce livre comme une entrée en matière. Or, j’ai lu la plupart des ouvrages référencés dans ce livre, que ce soit Gasset y Ortega, Adorno, Thomas Mann, Camus, Arendt et autres. Donc, me parler comme si je n’avais rien lu d’autre est un peu facile et présomptueux. Ceci dit, Riemen ne m’apparaît pas non plus comme le dernier des cons.

      Ensuite, les symptômes que vous sortez du fascisme mussolinien s’apparentent à ceux que je relève. La différence c’est que vous prenez les symptômes propres à ce système et à ce contexte sans voir comment cela pourrait se mouvoir et s’adapter à des contextes plus actuels. Évidemment, tels que vous les nommez, les paramètres du fascisme mussoliniens ne s’appliquent pas à d’autres régimes. Or, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain, porter des oeillères théoriques sous prétexte qu’on ne peut réfléchir les choses autrement que selon un seul système de pensée. Si la pensée est telle, elle est vachement limitée.

      Aussi, vous me suggérez de lire Arendt sans tenir compte qu’elle écrivait au XXe siècle et que si nous voulons pouvoir observer la politique actuelle à la lumières de ses idées, il faut être capable de les réactualisées, pas de les garder comme telles, sinon elles n’éclaireront que le passé.

      Finalement, comme plusieurs de mes détracteurs, vous avez confondus ce que j’appelle des stratégies fascistes comme étant un système fasciste. Je sais bien que nous ne vivons pas dans un système fasciste à proprement parler, mais les stratégies employées dans la gestion de la crise se rapprochent étrangement du fascisme, et ça, comme vous l’évoquez, ça se discute. Or, le fascisme est tellement tabou que, dès qu’on l’évoque pour faire la lumière sur les événements, on se fait targuer d’incompétent. C’est dommage, parce que ça ferme le dialogue et empêche le mouvement des idées.

      Cordialement.

    • Michel dit :

      Cher M. petiot, Avant de se gargariser avec Hannah Harendt encore faut-il l’avoir lue, et si vous l’avez fait, puis vous suggérer humblement de plus lire en diagonale. Une des caractéristique du régime totalitaire est, non pas de confondre état et parti, mais bien de créer une instance décisionnelle derrière le paravent de l’état. Essayer d’imaginer ça, des gens riches-richissimes décident et manipulent des gouvernants complices qui nous disent de nous exprimer qu’à tous les 4 ans. Ces même gens contrôlent les médias et orchestrent un propagande « soft » mais bien orientée. La naissance d’un état totalitaire M Petiot, n’arrive pas en un clin d’oeil, elle est un subtil mouvement vers un contrôle de plus en plus resserré. Ce qui est charmant avec le totalitarisme, c’est qu’on ne le voit pas clairement arriver, un peu comme vous cher Monsieur, vous ne voyez tout simplement pas ce qui est devant vous.

  58. Patapoufffe dit :

    Perso, je le comparerais plus à L’apartheid qu’à Hitler. la ségrégation sur les générations qu’il a crée est immonde. Charest est un dictature, je le crois plus que jamais. un dictature qui s’est ajusté au 21ieme siècle. tout se fait très subtilement, gagnant et gagnera encore les élections avec le vote d’une génération ben plus nombreuse que les étudiants qui se voient se faire accorder pleins de privilège dans leur fond de retraite (je n’ai rien contre les baby booms personnelement). Pendant ce temps, il essaie de faire taire le cri des étudiants, en les pointant du doigts, les opprimants, les insultants (rire d’une proportion de la population devant tout le monde est très audieux et seul un dictateur peut faire ça) qui sont une classe de citoyen de seconde ordre pour lui. Pendant ce temps, il va donner tous les ressources à des entreprises privés. C’est la même chose qui s,est passé en Afrique Du Sud, un pays qui encore aujourd’hui à de la misère en ce remettre sur pied de ce régime totalitaire, qui a permis à des bourgeois anglais( rien contre les anglais en passant) de prendre les ressources de se pays. Dieu sait comment y’en avait des ressources la-bas.

    • geniedecesiecle dit :

      Votre comparaison semble intéressante, mais mériterait d’être développée davantage. Ceci dit, nous nous entendons sur le fait, sinon l’impression, que le gouvernement libéral a des prétentions totalitaires…

  59. Jeanseb Roux dit :

    j’aimerais que l’on me dise une fois pour toute le rapport entre fascime et Hitler. pas que je soit contre l’idée et le sujet, au contraire. mais argumenter longuement sur un sujet en ayant les mauvaises références enlève du poids au travail.

    • geniedecesiecle dit :

      Bonjour M. Roux,

      Je vais tenter ici de vous expliquer brièvement le rapport entre le fascisme et le nazisme (régime hitlérien) au meilleur de ma connaissance. Si vous voulez mon avis, c’est de l’obstination sur des détails, pas loin de l’enculage de mouches parce que les intellectuels ne s’entendent pas sur la définition du fascisme. Ainsi, mes détracteurs s’attardent à la définition stricte du fascisme pour tenter d’enlever du poids à mon argumentation en reniant sa définition large.

      Cela dit, dans son sens strict, « fascisme » réfère au mouvement politique italien de Mussolini apparu autour des années 20. Il réfère à un régime ouvertement totalitaire, basé sur un nationalisme exacerbé, qui dénie l’égalité entre les êtres humains et n’hésite pas à recourir à la violence et à la force militaire. Cependant, le nazisme est fortement inspiré du fascisme, c’est ainsi qu’il se retrouve souvent qualifié comme étant une forme du fascisme. De plus, comme Mussolini a adopté certains aspects du nazisme afin de consolider son alliance avec l’Allemagne nazi, les deux régimes ont comporté nombre de points en commun.

      Aussi, une deuxième définition du fascisme, dans son sens large, s’impose. Cette définition caractérise le fascisme comme une opposition à l’humanisme démocratique issu des Lumières. Ainsi, le fascisme réfute les droits et liberté de l’Homme et l’extrême gauche que représente le communisme et l’anarchisme. De cette définition plus large, nombre de facteurs du fascisme peuvent être tiré.

      Il existe aussi une interprétation proprement marxiste du fascisme qui affirme que le capitalisme porte en lui le germe du fascisme. Capitalisme qui a pris des formes encore plus totalitaire sous le néo-libéralisme et chez les néo-conservateurs. Selon cette définition, le fascisme est masqué sous les apparentes libertés de la démocratie libérale qui cachent la violence du système capitaliste.

      Je n’ai aucune honte à affirmer que ma pensée est fortement inspirée de l’école de Francfort (néo-marxiste), eux-mêmes inspirés de Hegel, et que je suis une dialecticienne. Il est donc clair que l’interprétation du fascisme que je fais ici est à prendre dans son sens large plutôt que dans son sens strict.

      L’avantage du sens strict, ce n’est que de pouvoir reléguer le fascisme parmi les tabous de l’Histoire plutôt que d’en conserver les leçons pour éviter de retomber dans la marmite. D’aucun décrirait que le libéralisme économique prend des formes différentes selon le pays où il s’applique, tout en conservant des points communs. En ce qui concerne le fascisme, nombreux sont ceux qui voudraient le circonscrire pour éviter d’en constater les différentes formes réactualisées qu’il prend encore aujourd’hui.

      Bien à vous,
      mclc

  60. iber dit :

    En prenant connaissance de votre article, je n’ai pu m’enpêcher d’avoir à l’esprit le site de Syti.Net et plus précisément sa partie ¨Stratégies du Nouvel Ordre Mondial¨.

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  1. […] [1] Un billet très bien construit et formidablement articulé sur le pendant fasciste du PLQ est disponible à cette adresse : http://terreurterreur.com/2012/05/13/strategies-fascistes-dans-la-gestion-de-crise-au-quebec/ […]

  2. […] chef se substitue à un autre. Mes couleurs se précisent. […]



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