Rocambolesques en résidence — Épisode 1: En flagrant délit !

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(Où l’on fait la connaissance de Yui, adepte de plaisirs tout aussi solitaires que sains et naturels, ainsi que de sa colocataire Maika, qui la fait odieusement chanter en la menaçant de la soumettre à un slut-shaming vil et mesquin.)

信じられない !

BZZZZZZzzzzzzzzzz…

Yui souleva son bassin, et le ronronnement du vibromasseur argenté s’étouffa alors que le lisse engin glissa dans sa chatte. Ses longues jambes étaient ouvertes, ses pieds posés sur la tête du lit, les genoux pliés, permettant ainsi une pénétration plus profonde. Soupirant d’aise, elle laissa en elle monter le plaisir.

La première semaine du trimestre d’automne venait de se terminer et la blonde Yui avait bien besoin d’une petite séance de bonheur solitaire pour sublimer la tension générée par le retour en classe. Maika, sa colocataire, n’était pas encore revenue de son cours du vendredi après-midi, qui avait lieu à l’autre bout du campus. Yui avait donc la chambre à elle seule pour encore un bon vingt minutes, ce qui lui laissait selon elle amplement le temps de jouir et de remballer la marchandise, vite fait bien fait.

En temps normal, elle se serait fricoté une bouffe rapide et aurait plongé illico dans ses bouquins. Mais ce jour-là, le besoin d’un orgasme se faisait impératif. Elle s’était procuré un vibro pendant ses vacances à New York et n’avait pas encore osé l’essayer. Elle l’avait tout simplement dissimulé dans un tiroir, sous des vêtements, en attendant le moment propice. Le stress de la rentrée aidant, elle se résolut à le tirer de sa cachette

Enfonçant le vibro jusqu’à la garde pour ensuite le faire ressortir, humide de cyprine, Yui sentait monter la jouissance tant désirée. Son chemisier était relevé au dessus de ses seins menus, et la brise d’automne, passant par la fenêtre entrouverte, venait durcir ses tétons mats. Yui les caressa d’une main, taquinant l’aréole, étirant les mamelons en le pinçant légèrement. Gémissante de plaisir, elle accéléra la cadence de sa pénétration. Sa main libre abandonna ses seins pour s’intéresser à son clitoris, qu’elle entreprit de masser de deux doigts. Sa mouille, dégoulinant le long de la raie de son cul, était absorbée par sa culotte de coton, qu’elle n’avait pas pris la peine de retirer; elle ne l’avait que poussée de côté pour avoir accès à sa vulve rougie par le plaisir.

Yui laissa s’échapper un cri : « Oui… oui… OUI! ». Elle fut submergée par l’orgasme, puis par un second, le corps crispé et tremblant. Enfonçant le jouet vibrant au plus profond d’elle-même, elle laissa ensuite apaiser lentement le dérèglement de ses sens.

De retour sur terre, Yui ouvrit les yeux, un sourire béat aux lèvres. Après une semaine de frustration, comme il était bon de rester là, étendue, satisfaite! Le bruit des clés sur la serrure de la porte la ramena brutalement à la réalité. « Oh merde! Maika! ». Yui l’avait complètement oubliée!

Elle bondit hors du lit et sauta vers la commode, pour donner l’impression à Maika qu’elle se changeait. Ce faisant, le vibromasseur, qui était encore fiché dans son sexe, tomba sur le sol et se mit à rouler vers la porte. Incapable de le rattraper à temps, Yui rajusta sa culotte et rabaissa son chemisier, tout en faisant mine de chercher sa jupe.

— Salut coloc! La journée fut bonne?

Maika entra dans la chambre, un sourire aux lèvres. Elle enleva sa casquette, laissant cascader ses longs cheveux noirs, la lança sur son lit et se dirigea vers le réfrigérateur. Pendant qu’elle avait le dos tourné, Yui en profita pour enfiler prestement un short d’exercice noir, tout en guettant du coin de l’oeil le vibro, attendant le moment propice pour le ramasser sans se faire remarquer.

— Alors? Quels sont les plans pour la soirée? Ça te dirait de sortir ? demanda Maika, la tête dans le réfrigérateur.

— Euh, oui, oui, bien sûr, pourquoi pas… répondit Yui tout en se dirigeant discrètement vers le vibromasseur.

— C’est la soirée body painting au bar de l’université. Si on se portait volontaires? proposa Maika, toujours en train de chercher quelque chose à grignoter.

Yui avait le bras tendu vers son vibro lorsque Maika se tourna brusquement.

— Tiens tiens… dit Maika, en ramassant l’objet du délit.

C’est à ce moment que Yui comprit qu’elle était dans de beaux draps. Pour rigoler, elle s’était entendue l’année précédente avec Maika pour établir un règlement spécial: si l’une d’entre elles est surprise en train de faire quoi que ce soit de potentiellement embarrassant, la fautive doit se plier aux caprices de sa colocataire pour une journée entière. Pour Yui, la rigolade fut au rendez-vous, puisqu’elle put disposer de Maika à trois reprises depuis l’entrée en vigueur du règlement et ne s’était jusqu’à présent jamais trouvée elle-même dans cette situation inconfortable.

— Mais quel est le joli trucmuche que voilà?… demanda Maika, en agitant le vibro sous le nez de Yui un sourire narquois aux lèvres.

— Oh, c’est à moi. Donne-le-moi, il a dû tomber de mon sac.

Yui tenta de l’arracher des mains de Maika, sans succès.

— Pas touche, dit Maika, à moins que tu ne veuilles que tout le campus apprenne l’existence de notre petit ami métallique…?

— Pfff. Qu’est-ce que ça peut faire? Je ne suis pas la seule ici à me faire ronronner le minou de temps en temps.

— Certes, certes… Avec tout le reste que je connais déjà, j’ai pourtant de quoi te faire passer pour la pire salope au nord du Rio Grande, n’est-ce pas?

— Tu n’oserais pas parler de…

— Tu crois que je vais me gêner?

Yui rougit, les yeux baissés sur la moquette, et s’avoua vaincue:

— Ça va, ça va, inutile de me faire chanter. Tu m’as surprise en flagrant délit et je connais les conséquences.

— Tu vas m’obéir au doigt et à l’oeil pendant vingt-quatre heures? demanda Maika, ravie.

— Et ça ne m’enchante guère, confirma Yui.

— Je sens qu’on va bien rigoler, épilogua Maika, en se frottant les mains de joie.

継続するには。

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Comments
3 Responses to “Rocambolesques en résidence — Épisode 1: En flagrant délit !”
  1. Alex Turcotte dit :

    Ça commence bien, vivement la suite!

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