Les moustiques

Là, je suis un peu fâchée. Je suis en train de lire Les insectes en 300 questions/réponses, de François Lasserre, un petit livre de vulgarisation plutôt intéressant pour quiconque voudrait en savoir plus sur les insectes sans se taper des ouvrages trop longs ou qui font saigner du nez. Dans un langage simple, l’auteur nous apprend l’essentiel et en profite pour détruire quelques mythes. Par contre, et c’est là que je me fâche, il en véhicule un qui semble avoir la vie dure. Afin de que ton cerveau n’enregistre pas la mauvaise information, je ne vais pas retranscrire ici ce qui m’a fait froncer les sourcils sévèrement mais plutôt te donner l’information exacte : les moustiques ne transmettent pas le VIH. Même si tu fourres avec, TU POGNERAS PAS LE SIDA D’UN MARINGOUIN. Oui, ils peuvent transmettre des maladies, certaines sont graves et même mortelles (dengue, paludisme, fièvre jaune), mais ils ne sont pas des vecteurs du VIH. Je crois que tu es suffisamment informé sur les modes de transmissions du VIH/sida, ça fait quand même une trentaine d’années qu’on en parle, mais si tu as des doutes, je t’invite à lire La transmission du VIH : guide d’évaluation du risque sur le site de la Société canadienne du sida. Cette source me semble assez fiable. Ainsi, les piqûres de moustiques seront toujours aussi désagréables à subir, mais au moins on peut maintenant s’entendre sur le fait qu’elles sont inoffensives. Du moins, au Québec…

Deux moustiques qui travaillent fort pour peupler la Terre. À gauche, le mâle, à droit, la femelle.

Deux moustiques qui travaillent fort pour peupler la Terre. À gauche, le mâle, à droite, la femelle.

Le cycle de vie des moustiques

Aussi appelés maringouins, ces charmants diptères (diptera, deux ailes) sont de la famille des Culicidae, qui compte 57 espèces répertoriées au Québec et plus de 3500 dans le monde. Ce sont des insectes holométaboles, ce qui signifie qu’ils subissent une métamorphose dite complète (voir La métamorphose chez les insectes). Pour se reproduire, les moustiques adultes forment des essaims sessuels au crépuscule. La femelle, qui sera fécondée une seule fois au cours de sa vie, emmagasine le sperme dans sa spermathèque et peut vivre plusieurs mois, tandis que le mâle a une espérance de vie de seulement quelques jours. Une fois la copulation terminée, la maringouine sera entièrement responsable du succès de l’accouplement, car elle doit aller voler du sang à un vertébré pour permettre à ses oeufs de se développer. C’est ici qu’elle devient une nuisance pour l’humain et tout plein d’autres espèces animales. Si c’était pas de cette obligation de nous pomper le sang, on vivrait très bien avec les Culicidae. Mais bon, c’est pas comme ça que ça marche. Quand une maringouine réussit à faire un prélèvement de ton sang, elle va ensuite pondre ses oeufs dans l’eau à peu près deux jours plus tard. Selon l’espèce, ça peut être à la surface d’une eau stagnante ou courante, dans un vieux pneu rempli d’eau de pluie, un marécage, un fossé, une flaque, trou d’arbre, gouttière, etc. Elle a souvent l’embarras du choix. Un ou deux jours après la ponte, les oeufs éclosent et les minuscules larves se mettent à gigoter dans l’eau, à moins que le lieu de ponte ne se dessèche, et dans ce cas, les oeufs peuvent parfois survivre jusqu’à cinq ans. Au stade larvaire, la plupart des espèces se nourrissent de phytoplancton, de bactérioplancton et autres matières organiques, tandis que d’autres vont chasser les larves d’autres espèces de Culicidae. Quatre mues plus tard, les larves se métamorphosent en nymphes. À ce stade, les insectes sont généralement immobiles — une chrysalide de papillon, c’est tranquille en s’il vous plaît — mais les moustiques sont des osseties, alors leurs nymphes le sont aussi. Elles peuvent donc se déplacer pour fuir un danger. Par contre, elles ne s’alimentent pas. La mue imaginale a lieu à la surface de l’eau, où le moustique peut enfin apparaître sous sa forme la plus badass. Le cycle des moustiques québécois s’étend sur deux à quatre semaines, et certaines espèces produisent plusieurs générations par année. Et si les pluies sont abondantes, on a droit à un méchant baby boom.

Pourquoi ça existe?

Pour bien comprendre l’importance des moustiques, il faut prendre en considération leur cycle de vie complet et pas seulement les insectes adultes.

Les larves sont une source de nourriture pour plusieurs espèces d’insectes aquatiques, des petits poissons, du zooplancton, des amphibiens et même des plantes carnivores. En s’alimentant de matière organique, les larves transfèrent la biomasse du milieu aquatique au milieu aérien lorsqu’elles deviennent adultes. De plus, les plantes aquatiques bénéficient des cacas de larves de moustiques, un peu comme les plantes terrestres apprécient celui des lombrics (voir Les lombric). Aussi, ces mêmes larves filtrent les eaux dans lesquelles elles se développent, ce qui en fait des bioépurateurs. N’est-ce pas là un rôle noble?

Une fois adultes, les moustiques sont les proies d’autres arthropodes, des oiseaux, des chauves-souris, des poissons et des batraciens. (J’en ai déjà sniffé un, mais ça compte pas parce que c’était accidentel.) Et puisqu’ils se nourrissent de nectar, nos chers maringouins sont aussi des insectes pollinisateurs! OK, ils sont peut-être pas aussi sympathiques que les abeilles mellifères et les jolis papillons, mais ils faut leur donner le crédit. Et ils veulent vivre! N’est-ce pas touchant?

Bébé moustique qui veut vivre fort.

Bébé moustique qui veut vivre fort.

Les insectes le plus dangereux du monde

Oui, car ce sont eux qui transmettent le paludisme, la fièvre jaune — aussi appelée vomito negro, qui est aussi le nom d’un band belge industriel-EBM —, la dengue, le chikungunya, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre du Nil occidental, des filarioses et des encéphalites. Je sais que les hypocondriaques modérés sont déjà en train de chercher les symptômes de ces maladies sur internet, tandis que les hypocondriaques sévères les connaissent par coeur, alors si tu n’appartiens à aucune de ces catégories, sache que les maladies citées plus haut sont bin plates, du genre à laisser parfois des séquelles ou à tuer. Les Culicidae méritent donc un peu leur mauvaise réputation. Certains scientifiques vont même jusqu’à dire qu’on aurait avantage à les éliminer complètement, que leur disparition n’aurait pas d’impact négatif considérable sur les écosystèmes. Toutefois, non seulement il n’y a pas de consensus sur le sujet, mais en plus, on n’a pas encore les moyens de faire disparaître à jamais ces serial killers ailés. Ouan, les moustiques sont un peu plus toffes que le rhinocéros de Sumatra, on dirait.

Et nos moustiques du Québec? Sont-ils dangereux?

Oui. Mais pas pour les mêmes raisons. Le danger avec nos moustiques, c’est surtout la panoplie de stoffes chimiques qu’on utilise pour les éloigner. J’ai passé tous les étés de ma vie à la campagne, et je me souviens avoir baigné dans un tas de substances chimiques dégueuses. Je pouvais parfois m’enduire de deux répulsifs à moustiques, en plus de la citronnelle, sans compter que le soir, mes parents faisaient brûler une spirale insecticide dans le chalet. Mononc Robin trippait un peu trop sur l’odeur de ces spirales, mais moi ça me donnait mal à la tête. Aujourd’hui, ça me donne surtout mal au coeur de savoir qu’on s’empoisonne à petites doses pour s’éviter un inconfort pas très grave.

Au Québec, les moustiques peuvent parfois transmettre des encéphalites, mais celles-ci sont bénignes, au point où elles passent souvent inaperçues. Le virus du Nil occidental en est une. Celui-ci a créé une belle panique, mais ça reste un virus pas vraiment pire qu’une grippe, et le plus souvent il est asymptomatique. Oui, je sais que la grippe aussi peut être mortelle, et c’est pourquoi le virus du Nil occidental peut poser un danger pour les personnes âgées ou celles ayant un système immunitaire affaibli. Les personnes à risques doivent donc être plus prudentes dans les zones loadées de moustiques. Autrement, rien ne sert de s’énerver avec ça, parce que c’est un peu inévitable d’être exposé à nombre minimal de virus. On ne pourra jamais tous les éliminer, alors aussi bien faire son possible pour se rockyfier le système immunitaire. D’ailleurs, c’est pas Pasteur lui-même qui disait : « Le microbe n’est rien. Le terrain est tout. »? Oui, j’ai vérifié, c’est bien lui. Alors si t’as peur d’être malade, essaie de prendre soin de ton système immunitaire!

Comment s’en débarrasser?

Tu es un citadin qui aime bien prendre une poffe de nature à l’occasion? Évite la campagne au début de l’été, si possible, car c’est à ce moment que les femelles moustiques sont le plus avides de sang. Et si tu partages le même habitat que les Culicidae vampires, il y a moyen de réduire les désagréments qu’ils peuvent provoquer.

La première chose à faire, c’est de t’assurer que ta maison est étanche. Des moustiquaires bien fixées à toutes les fenêtres et aux portes qui restent ouvertes. Ça te fera au moins un abri où te réfugier à l’aube et au crépuscule, moments les plus propices pour péter les plombs à cause de la voracité des maringouines qui veulent tellement être mamans. Tu peux même t’équiper d’une double protection en installant une toile moustiquaire sur ton lit. En bonus, ça donne un beau p’tit look lit de princesse!

L’eau étant essentiel au cycle de vie des maringouins, ça vaut la peine de limiter leurs lieux de ponte en ne laissant pas traîner dehors des récipients et en t’assurant que tes gouttières s’écoulent bien. Moins les moustiques pourront se reproduire dans ton environnement immédiat, moins tu te feras piquer.

Le truc quioute : construire un HLM pour hirondelles ou pour les chauves-souris. Ces jolis animaux mangent beaucoup d’insectes volants.

Lorsque tu dois rester à l’extérieur dans la nature effrayante, plusieurs méthodes sont à ta portée pour te protéger des piqûres, mais leur efficacité varie d’une personne à l’autre. Sachant que la maringouine repère sa proie grâce à sa forme, ses mouvements, ses couleurs, son émission de gaz carbonique et les diverses odeurs qu’elle dégage, porte des vêtements clairs et couvrants, évite tout produit parfumé (tout!) ainsi que l’alcool et tu seras un ninja parmi les moustiques.

La citronnelle fonctionne pour certains, mais son efficacité est souvent limitée, ce qui fait en sorte qu’on doit souvent appliquer une nouvelle couche toutes les trente minutes. Et c’est pas parce que c’est naturel que c’est inoffensif! Santé Canada recommande l’abandon graduel des insectifuges personnels à base de citronnelle qui sont appliqués directement sur la peau, car leur innocuité n’est pas prouvée. En résumé, ça peut être une solution intéressante si on n’a pas besoin d’une protection de longue durée.

Les insectifuges à base d’huile de soya semblent sécuritaires et efficaces, mais je ne les ai jamais testés personnellement. Mais ça me titille, j’ai hâte d’expérimenter ça en me pavanant devant les moustiques, le corps entièrement oint d’huile de soya.

Si tu as vraiment besoin d’un insectifuge de longue durée, il semble que les produits à base de diéthyltoluamide (DEET) soient les plus appropriés. Par contre, des chercheurs ont rapporté des effets neurotoxiques du DEET sur les mammifères et les insectes, ce qui n’est guère rassurant. Moi je me dis que si j’ai la chance de vivre dans un milieu où les moustiques ne transmettent pas le paludisme ou autres maladies graves, je suis bin capable d’endurer quelques piqûres prurigineuses. Toutefois, si ces mises en garde ne te font pas peur ou encore que tu peux difficilement fonctionner sans DEET parce que tu es garde-forestier en Abitibi, je te recommande de suivre rigoureusement les directives sur l’étiquette.

Il existe aussi d’autres alternatives naturelles, dont certaines huiles essentielles : menthe poivrée, lemongrass, cèdre, géranium, eucalyptus (celui-ci serait apparemment le plus efficace). Avant de faire des expériences avec les huiles essentielles, informe-toi sur leur mode d’emploi, qui n’est pas sans risque.

En plus des répulsifs proposés sur le commerce, il y a aussi les trucs de grand-mère! Yé!

Quand j’étais enfant et que je passais mes étés au chalet avec ma famille, ma mère buvait de la tisane de menthe parce qu’elle disait que ça repoussait les maringouins. Quand elle avait bu toute sa tasse, elle nous badigeonnait, mes soeurs et moi, de jus de menthe avec sa poche de tisane. Mes souvenirs sont trop flous pour que je me rappelle si ça fonctionnait vraiment, mais je me souviens qu’on sentait un peu la pâte à dents. Ce sont des choses qui arrivent, c’est pas grave.

Aussi, ma mère disait tout le temps : « La bouésson, ça attire les mouches. » Pour soutenir son hypothèse, elle nous pointait mononc Robin, buveur notoire, qui devait s’asperger de stoffe chimique tout l’été pour éviter d’être saigné à blanc. Eh bien la science a prouvé que les moustiques sont en effet plus enclins à piquer les buveurs de bière, mais pour les autres boissons alcoolisées, c’est pas clair. Pour mettre toutes les chances de ton bord, évite au moins la bière. Si c’est socialement difficile, tu peux toujours dire que tu es maintenant dans les AA, tes amis devraient être plus compréhensifs. Si t’es comme moi, incapable de mentir, inscris-toi pour vrai dans les AA. C’est toute.

J’ai souvent entendu dire que la consommation d’aliments sucrés attirait davantage les maringouines. Étant une vraie droguée du sucre depuis mes premières années de vie, j’ai toujours soupçonné que c’était juste une manière supplémentaire de culpabiliser les gens qui aiment trop les bonnes choses, alors ça m’a jamais ralentie dans mon ingestion de desserts. Bin veux-tu savoir la meilleure? Les moustiques ignorent plus facilement les gens dont la sueur est sucrée et fruitée. Ha! Moi je trouve ça très drôle.

Idéalement, pour éviter que les moustiques ne nous détectent, il faudrait cesser de dégager du CO2. Mais ça, c’est un peu toffe. Là où je veux en venir, c’est qu’il n’existe à ce jour pas vraiment de truc miracle.

Ce qu’il vaut mieux éviter : les lampes à électrocution — ça tue surtout les autres insectes, ceux qui ne nous dérangent pas et qui nous sont même utiles — et les spirales insecticides. Ça, c’est un peu dégueu. Pour débarrasser une pièce de ses maringouins, je recommande la tapette à mouche : économique, écologique, ça aiguise l’agilité et ça fait bouger un peu.

Si tu croyais pouvoir te débarrasser entièrement des moustiques, je suis désolée de t’avoir déçu. C’est pas encore possible!

 

Insecticide ou insectifuge?

Un insectifuge, tels que les produits contenant du DEET ou de l’huile de citronnelle, servent à repousser les insectes. Un insecticide, ça tue les insectes. N’applique pas d’insecticide sur ta peau, OK?

Comment calmer les démangeaisons

Yé! D’autres recettes de grand-mère! Si ton corps est recouvert de piqûres, ça peut être plus simple de faire un traitement global en ajoutant du stoffe apaisant dans l’eau de ton bain, comme de la calamine ou du bicarbonate de soude. Aussi, tu peux y faire tremper un bas de nylon rempli de flocons d’avoine. Sinon, tu peux appliquer de la glace directement sur la piqûre, une compresse de vinaigre, un mélange d’eau froide et de bicarbonate de soude, de l’argile ou du dentifrice. Si ça te dérange pas de puer, tu peux aussi frotter un bulbe d’oignon ou d’ail sur la zone à traiter. Pour les fans d’herboristerie, broyer des feuilles et appliquer le petit tas de verdure sur la piqûre. Les plantes supposément efficaces : persil, sarriette, plantain, impatiente du Cap, cassis. Le conseil le plus farfelu que j’ai trouvé, c’est d’approcher une cigarette allumée à un centimètre de la piqûre. Dès que les petits picotements (!) auront cessé, le traitement est fini! Personnellement, j’évite de gratter, tout simplement. Je sais que c’est pas si évident, alors si tu as du mal à résister à la tentation, tu peux toujours faire comme le grand-père de mon ami Bernard et couvrir tes piqûres de duct tape.

Je suis très curieuse de savoir si tous ces trucs remplissent leurs promesses. Si tu les essaies, tu m’écris, han?

 

Le savais-tu?

Le paludisme, aussi appelé malaria, était autrefois présent en Europe et en Amérique du Nord. Le DDT a joué un grand rôle dans l’éradication de cette terrible maladie, tout comme les mesures d’hygiènes plus strictes et l’assèchement des milieux humides. Accessoirement, ça a un peu décâlissé l’environnement, mais heille, on n’a pus de paludisme!

Toutefois, cette maladie est loin d’être chose du passé, car elle demeure l’une des premières causes de mortalité humaine à l’échelle planétaire. Paraît que c’est un peu ça qui aurait tué Toutankhamon. Malaria! c’est aussi le nom d’un autre bon band électro-industriel expérimental allemand.

Fonne facts

▪    Non, les moustiques king size ne sont pas des moustiques génétiquement modifiés, ils sont en fait des tipules, ou cousins. D’abord, elles appartiennent à une autre famille, les Tipulidae, mais surtout, elles ne piquent pas! Malgré leur allure un peu suspecte, je t’assure que les tipules sont absolument inoffensives.

▪    Tu remarques qu’un moustique a des antennes plumeuses? Bravo pour ton sens de l’observation! Tu viens de spotter un mâle, ce qui veut dire qu’il ne peut pas te piquer. T’es safe!

▪    Chaque espèce de moustique émet sa propre fréquence de bourdonnement, et c’est en partie de cette manière que les mâles repèrent les femelles, qui sont les seules à bozzer comme ça.

▪    Les moustiques ont des préférences! Peut-être as-tu ce petit quelque chose qui plaît aux moustiques : tu dégages beaucoup de CO2, par exemple si tu es enceinte; tu es plutôt sportif, ce qui fait en sorte que ta sueur sécrète plus d’ammoniac et d’acides lactique et urique, substances alléchantes pour les Culicidae; ton groupe sanguin est de type O; tu pues des pieds. Bon, ça ne va pas nécessairement être utile pour éloigner les maringouins, mais ça peut au moins t’aider à comprendre pourquoi on est inégaux face à leur appétit.

▪    De l’espoir pour bientôt? Kite, un timbre à coller sur les vêtements, 100% inoffensif. Il empêcherait les moustiques de détecter les émissions de dioxyde de carbone. Le produit n’est pas encore sur le marché, mais c’est drôlement intrigant…

Pour terminer, garde à l’esprit que les moustiques n’existent pas uniquement pour se nourrir de ton sang. Ils ont une vie en dehors de toi! Je suis bien consciente que je te les ferai pas aimer rien qu’en te disant ça, mais si malgré tout un jour tu arrives à vivre harmonieusement avec les moustiques sans les tuer, comme les moines bouddhistes que mon amie Anick a côtoyés, tu gagnes tout mon respect. Et tu m’inspires (sérieusement!).

Tous les dessins sont de Darnziak.

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