Que le mal ait le dernier mot

Je voudrais être de ceux qui ne parlent plus qu’avec des objets tranchants. Parce que ces temps-ci, la parole, elle me crève sur la langue, avant même qu’elle arrive au monde. J’ai la parole épuisée, rachitique, atone. Son articulation ne mène à rien, n’évoque rien. J’ai l’impression que quand bien même je parlerais cent ans, … Lire la suite